Faire du Tweetcyclos

On m’a plusieurs questionné sur mes méthodes pour faire du livetweet des sorties vélos. Réponse selon deux axes :

Alors, oui je prends mes photos et je tweetes en roulant. Jeune, j’ai fait ce qu’on appelle l’école de cyclime. Plutôt que d’envoyer les jeunes bouffer des kilomètres toutes les semaines, on leur fait faire des jeux d’adresse sur vélo : ramasser des objets posés au sol sans descendre du vélo, passage sous une barre à peine plus haute que la selle, gymkhana entre des quilles, etc. Ca forme vraiment sur l’agilité en vélo. Ca permet, dans le col du Gottard, de faire des photos avec le téléphone : une main sur le guidon l’autre sur le téléphone le tout sur une route pavée avec une pente à 8% ; sans stresser. 🙂

Ensuite, se pose le problème de l’autonomie de batterie des téléphones numériques. En effet, sur une sortie de 6 ou 8 heures de vélo, en tapant pas mal dans le 3G, on dépasse l’autonomie d’une batterie. En vélo, j’utilise mon smartphone pour écouter de la musique, Strava (une application qui enregistre vitesse et kilomètrage), Twitter et parfois pour un peu de routage (quand je ne suis pas tellement sûr de la route). Ca tire vraiment sur la batterie.

J’ai testé deux méthodes.

La première, c’est la batterie d’appoint. Il existe des batteries externes avec connecteur USB qui peuvent recharger 4 à 5 fois la batterie d’un Smartphone. Ca marche assez bien et ce n’est pas très lourd.

La seconde est plus exotique. Je pars avec deux smartphones, un seul est équipé d’une SIM. Celui avec la carte SIM (donc 3G) me fournit la musique sur les oreilles, fait l’acquisition des données GPS pour Strava et ouvre un réseau Wifi pour le second. Le second, c’est pour les activités internet annexes (Twitter, routage, géocaching, etc). Ca marche pas trop mal. Pour les cyclos qui veulent rouler avec moi, le réseau Wifi n’est généralement pas protégé par un mot de passe 😉 Profitez-en.

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Col de mars : Les Etroits

Mars, il a encore fallu que j’attende la fin du mois pour tenir le défi. La faute notamment à un vélo pas vraiment en état de rouler pendant quelques temps, voir le billet précédent. J’ai fini par trouver un rayon adéquat, puis j’ai passé un bon petit moment à dévoiler la roue. Me voilà avec une roue arrière en état de rouler.

L’hiver s’éternise, j’ai relativement peu de kilomètres au compteur, donc pas la caisse pour de très grandes virées. Du coup, j’ai cherché un col proche de la maison : le col des Étroits.

Le col des Étroits (1152 mètres) relie la plaine de l’Orbe sur le plateau suisse au Val de Travers (le pays de l’Absinthe). Je suis monté depuis Vuitebœuf, ça fait une montée de 13 km à 4,5% de moyenne. Les premièrs kilomètres comptent quelques lacets desquels on peut avoir une magnifique vue sur le plateau suisse et les Alpes, quand le temps le permet. C’est une route, selon les heures, à fort trafic : il y a des sections à double voie dans la montée. Le bitume est en excellent état.

Fortifications militaires dans la montée. Et très bon  revêtement de chaussée, du velours.
Fortifications militaires dans la montée. Et très bon revêtement de chaussée, du velours.

C’est une montée très progressive, sans véritable mur ; je me suis supris par ma vitesse. J’ai fait le gros de la montée sur le 19 dents, passant une seule fois le 21 dents à la sortie de Sainte-Croix. Du coup, il m’est toujours resté au pire deux pignons : plutôt rare dans un col.

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En haut, je ne me suis guère éternisé, faisait sacrément froid. Je mets les gants longs, la cagoule et à fond dans la descente. Les cols avec peu de pente, c’est cool dans la montée, ça ne fait pas trop mal aux cuisses. Dans la descente, c’est plutôt chiant. Pas moyen de prendre trop de vitesse. Là j’étais sans cesse à appuyer, sans jamais dépasser les 70 km/h.

La montée de ce col par le Val de Travers est très différente m’a-t-on dit : moins de circulation, et les paysages sont tout autre. À tester, donc.

Bref, le défi un nouveau col par mois est tenu pour le mois de mars. Il me reste encore avril et je l’aurais tenu sur un an ! Voici les quelques choix qui s’offrent à moi pour boucler l’année :
* col de la Croix, canton de Vaud, Alpes bernoises : 1776 mètres (s’il est ouvert) ;
* col de Joux Plane, Haute-Savoie, Alpes : 1691 mètres ;
* col du Pillon, canton de Vaud, Alpes bernoises : 1546 mètres (combinable avec le col de la Croix) ;
* Les Agites, canton de Vaud, Alpes Bernoises : 1569 mètres (s’il est ouvert) ;
* col du Chasseral, canton de Berne, Jura : 1502 mètres (s’il est ouvert) ;
* col des Aravis, Savoie, Alpes : 1486 mètres ;
* col de la Croix, canton du Jura, Jura : 789 mètres (pas très haut, mais c’est 3,5km à 9,3% de moyenne avec des murs à 20%) ;
* col des Pontins, canton de Berne, Jura : 1110 mètres ;
* col des Rangiers, canton du Jura, Jura : 856 mètres ;

Voilà déjà une bonne base. Rendez-vous en avril.

Mavic ou comment perdre des clients

Je roule, comme on dit dans le cyclisme, depuis maintenant 20 ans. J’ai eu plusieurs vélos, toujours avec des roues Mavic.

Mavic c’est un fabriquant français d’équipements pour vélos, il s’agit principalement de roues. C’est une marque réputée avec une longue histoire, elle existe depuis 1889. Leurs produits sont pas mal utilisés dans le cyclisme professionnel. La marque assure même l’assistance neutre sur le Tour de France et d’autres courses.

En 2006, j’achetais des roues pour mon vélo de route. Naturellement je suis allé voir cette marque : satisfait des roues précédentes. Je choisis aussi des marques pour lesquelles je postule qu’il sera aisé de trouver des pièces détachées. Il y a parfois un peu de casse en vélo. Il est appréciable de pouvoir trouver des pièces détachées dans des délais respectables, voir même de les trouver, tout simplement. Le choix de Mavic pour mes roues en 2006 s’imposait donc.

J’ai pas mal roulé avec ces roues, un peu partout. L’autre jour je fais une petite sortie pas bien méchante : 70 km le long du Léman et je casse un rayon sur la roue arrière. Ca ne m’était jamais arrivé.

Je me met en quête d’un rayon pour remettre en état mon vélo (on ne peut pas rouler avec un rayon en moins). Je prends contact avec un magasin de cycles sur Lausanne. Il n’a pas la pièce mais veut bien me la commander, me dit-il. Quelques jours plus tard, je reçois la mauvaise nouvelle. Mavic ne fournit plus les pièces détachées pour ces roues.

Chez Mavic, du matériel neuf acheté il y a 8 ans n’est plus fourni en pièces détachées…

Mon vélociste lausannois a questionné Mavic. On lui a répondu que son client (donc moi) n’avait qu’à s’acheter une roue neuve. Sympa comme réponse. Pour information, un rayon neuf coute entre 3 et 4 francs, une roue neuve au minimum 100 francs.

Effectivement, M. Mavic j’avais l’intention de me refaire un vélo à la carte, en choisissant moi même tous les équipements dessus. J’aurais naturellement opté pour vos roues. Mais ça c’était avant. Je regarderai attentivement les détails quant aux fournitures de pièces détachés.

Au revoir, j’aimais bien vos roues, pourtant.

Col de février, Landoz-Neuve

On poursuit ce joyeux défi : un nouveau col tous les mois.

La seconde moitié de janvier et le mois de février ont été assez calamiteux en termes de météo. Durant la première quinzaine de février j’ai eu 60 centimètres de neige, voire plus sur le balcon, à 800 mètres d’altitude. Je vous laisse imaginer l’état des routes dans la région.

Pour février, je m’étais mis en tête un programme ambitieux, je souhaitais boucler la seconde moitié de l’étape de montagne du Tour de Romandie. Le programme aurait été départ d’Aigle, passage à Monthey, montée des Giettes (1138 mètres), descente dans la vallée du Rhône, Martigny, montée de la petite Forclaz (un bout du col de la Forclaz, 1013 mètres), descente puis montée vers Champex-Lax (1493 mètres).

La météo ne m’a pas permis de rouler, je manque de kilomètres et les routes ne sont pas super propres. J’ai donc renoncé. Je voyais arriver les derniers jours de février en me disant que j’allais louper mon défi. Et puis il y a eu une fenêtre météo, j’ai jeté mon dévolu sur un petit col dans la vallée de Joux. Le col de Landoz-Neuve.

On est très loin des très longs cols tels le Grand Saint-Bernard, ou des fortes pentes de l’Aiguillon. Néanmoins il s’agit tout de même d’un col. Il relie Mouthe, la ville la plus froide de France (-36,7°C un jour de janvier 1968…) à la vallée de Joux en Suisse. Assez étrangement, la frontière ne passe pas sur le col mais à plusieurs centaines de mètres sur le versant suisse. Le sommet du col est donc entièrement en France.

Landoz

J’ai pris le départ depuis les rives du lac de Joux complètement gelé. De là, il y a 6 km de montée à effectuer pour un dénivelé de 250 mètres. Je vous l’ai dit, rien d’extraordinaire. Ca se monte tranquillement, la route est en très bon état. Le passage est maintenu et traité en hiver ; il y a beaucoup de Français à faire la route quotidiennement pour venir travailler en Suisse.

Le col s’est vraiment monté tout seul. Pas de panneau en haut, mais voici tout de même une petite photo pour vous montrer la quantité de neige.

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Je redescends par la même route, je dois avouer avoir eu un peu froid dans la descente… La vitesse et les températures proches de zéro n’aident pas. Ensuite je suis parti faire le tour du lac de Joux en remontant la rive gauche, puis en descendant la rive droite.

Le lac de Joux, ou la plus grosse patinoire du canton de Vaud.
Le lac de Joux, ou la plus grosse patinoire du canton de Vaud.

Suite à cela, je suis monté sur le col du Mont d’Orzeires. Par ce coté-ci, c’est quelques dizaines de mètres à récupérer. Cependant, le parcours rive droite du lac de Joux et col du Mont d’Orzeires m’a permis d’effectuer le parcours de la première étape du Tour de Romandie (il s’agira d’un contre-la-montre par équipe).

Ainsi donc le défi est relevé pour février, dans les derniers jours avec un tout petit col. Espérons que la météo soit plus clémente en mars pour permettre de rouler plus longuement et plus haut.

Col de janvier, la Forclaz

Du retard, du retard…

Nous sommes fin février, je n’ai toujours pas monté le col de février et je n’ai pas blogué le col de janvier. Commençons par le plus simple ; décrire le col de janvier.

Début janvier, il y avait encore assez peu de neige. J’avais choisi le col de la Forclaz, 1526 mètres. Ce col relie le Valais à la Haute-Savoie. Depuis Martigny,  c’est 13 km d’ascension pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé.

Ce n’est clairement pas le col le plus intéressant qui soit. De très très longues lignes droites, dont une de 3,5 km. 3,5 km de ligne droite dans un col c’est long et chiant en fait. Il y a néanmoins deux virages avec une très belle vue sur la vallée du Rhône.

Les cols en janvier...
Les cols en janvier…

Je ne suis pas très bavard, les faits datent de bientôt deux mois. La Forclaz ne me laissera pas de très grands souvenirs.

Bref, j’ai fait mon col de janvier.

Plus il fait froid, moins il fait froid en fait.

Récemment quelqu’un me faisait la remarque qu’il faisait moins froid chez lui malgré le froid dehors et la neige. Paradoxal, mais complètement juste.

En moyenne, un bâtiment perd un tiers de sa chaleur par la toiture.

Les pertes thermiques d'un bâtiment. Coyau - CC By SA
Les pertes thermiques d’un bâtiment. Coyau – CC By SA

Les toits sont constitués d’une charpente, d’une couverture et d’isolant. L’un des meilleurs isolants qui soit, c’est l’air. L’une des manières de caractériser la capacité isolante d’un matériau est de considérer ce qu’on appelle sa conductivité thermique, c’est sa capacité à transmettre la chaleur. Plus cette valeur est grande plus le matériau transmet la chaleur, plus petite est cette valeur meilleur isolant est le matériau. Quelques exemples :

  • Aluminium : 237 W/m/K (transmet très bien la chaleur) ;
  •  Titane : 20 W/m/K (un des métaux la transmettant le moins bien) ;
  • Bois : entre 0.4 et 0.1 W/m/K (selon les essences) ;
  • Béton : 0.92 W/m/K ;
  • Laine de verre : 0.04 W/m/K ;
  • Air : 0,0262 W/m/K.

A la lecture de ces quelques valeurs vous comprendrez que le béton n’est pas présent dans les murs de nos maisons pour ses qualités isolantes. A épaisseur équivalente, la capacité isolante de la laine de verre est environ 20 fois supérieure à celle du béton. On voit que l’air est celui qui a la conductivité thermique la plus basse, donc le meilleur isolant qui soit. Cependant le gros problème de l’air est qu’il bouge, pas commode pour isoler.  Ainsi, l’idée de beaucoup d’isolants thermiques est de piéger de l’air, de le rendre immobile pour profiter de ses qualités isolantes. C’est ce que l’on fait très bien avec la laine de verre.

Mais pourquoi dire que l’hiver il fait moins froid ?

La neige fraiche est gorgée d’air, c’est un très bon isolant. Quand elle vieillit, elle a tendance à s’appauvrir en air, elle perd un peu de cette qualité. Une neige fraiche peut avoir une conductivité thermique proche de 0.03 W/m/K. Ainsi, après un bon coup de neige, les 3o cm de neige sur le toit de votre maison se comportent environ comme 40 cm de laine de verre supplémentaire. Voilà pourquoi vous avez moins froid.

Un peu d'isolant en plus sur mon toit.
Un peu d’isolant en plus sur mon toit.

Liste de Noël

Ben voilà, c’est Noël. La nouvelle année est proche. Il est temps de poser la liste des envies pour l’année 2015. On va plutôt dire la liste des envies de cols que j’aimerais grimper l’année prochaine. Voici ceux que j’ai cochés :

  • l’Umbrail, le Stelvio et l’Iseran : les trois cols routiers les plus hauts de Suisse, d’Italie et de France (2503, 2758 et 2770 mètres) ;
  • le Susten, le Grimsel et l’Oberalp : pour continuer ma collection des 2000 suisses ;
  • le Mont-Cenis, le Montgenèvre et le Petit-Saint-Bernard : ces trois là je ne dis pas encore pourquoi, l’objet du délit est encore trop insensé pour l’avouer ici ;
  • la Croix, je passe tellement souvent autour, il fallait bien finir par lui régler son sort un jour ;
  • la Forclaz et les Montets : la petite route pour aller grimper sur la mer de Glace :
  • Champex-Lac, une montée mise au programme du Tour de Romandie 2015 et qui me faisait de l’oeil.

Tous ces cols sur une carte.

Une belle année à s’envoyer en l’air.