Saint-Étienne Marseille en vélo, où comment faire une sortie de 320 km.

Début juin 2014, je suis de passage sur Grenoble, chez Gwen. On discute vélo, et voilà que Gwen me propose de venir faire une sortie de 200 kilomètres avec lui en juillet. À l’époque, ma plus longue sortie sur une journée devait être autour de 130 ou 140 kilomètres. Mais là on parle de passer le seuil des 200 kilomètres en vélo dans la journée. Je me souviens avoir oscillé entre crainte et envie.

J’y suis allé, on s’est fait une magnifique balade de Grenoble à Grenoble par le col de la Croix-de-Fer, un peu plus de 200 kilomètres.

Par la suite, j’ai fait d’autres sorties de 200 kilomètres, sans jamais aller au-delà de 220. Et puis…

25 mai 2017, 0h45, Saint-Étienne. Je monte sur le vélo avec comme objectif d’aller me descendre un Ricard sur le port de Marseille. 320 kilomètres au programme.

J’avais initialement imaginé cette sortie au départ de Lyon. Et puis, en avril j’avais bien roulé, j’avais de bonne jambes, j’ai fini par me dire que j’allais le tenter depuis Saint-Étienne. La différence, c’est qu’en partant de Lyon c’est tout plat, en partant de Saint-Étienne il faut passer le massif du Pilat par le col de la République (1161 mètres). On économise quelques kilomètres, mais on rajoute un peu de difficultés.

Donc 0h45, je monte sur le vélo, avec cette petite voix dans la tête :  »T’es en train de faire quoi, là ? »

Bref, je monte sur le vélo, et en route pour une énorme journée. Dès le début, j’attaque le col de la République. Je ne l’ai jamais monté si lentement, je sais que je pars pour en chier, on va démarrer doucement ; dans la réserve, histoire de ne pas se cramer dès le début. En haut, je vais rendre mes hommages à Paul de Vivie, dit Vélocio, le père du cyclotourisme en France.

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Devant le monument dédié à Vélocio, au sommet du col de la République.

Ensuite, 35 km de descente vers la vallée de Rhône, en pleine nuit. C’était ma première descente de col en nocturne. Un peu anxieux au début, mais on se détend rapidement. Bien éclairé, ça se passe très bien. Et c’est même une expérience vraiment sympa : vitesse, quasi silence, se laisser filer comme ça juste à chercher les trajectoires et apprécier les quelques bruits de la nuit.

km 57, me voilà au bord du Rhône, le vent est bien au nord, donc favorable. J’avais prévu cette sortie à la condition que la météo soit avec moi. Dans la vallée du Rhône, le vent est bien là, dans mon dos. Ca va bien se passer. 🙂

J’avais choisi de ne pas prendre la via Rhôna, la voie vélo aménagée en bordure du Rhône. C’est un bel aménagement, mais souvent en pleine nature. De nuit, j’appréhendais les traversées d’animaux, les branchages en travers de la voie, etc. J’ai donc roulé sur la D86, l’ancienne route nationale 86. Très calme, les quelques voitures qui m’ont doublé pendant la nuit m’ont toutes laissé de la place, aucun stress.

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La France, au milieu de la nuit…

J’ai vraiment aimé ces quelques heures de roulage nocturne ; l’absence du bruit des moteurs de voiture. Vers 5 heures du matin, les traversées de village commençaient à embaumer les prochaines ouvertures de boulangerie, magnifique. Du coup, j’ai fait un premier arrêt vers 100 km pour acheter quelques pains au chocolat. J’en mange un sur place, le reste en roulant. Nuit sans nuage, le soleil s’est levé sur les Alpes, splendide. Un bonheur pour les yeux.

Vent de dos, avec 150 km au compteur, je roule entre 25 et 30 km/h. Et pourtant, je tente de ne pas trop appuyer, je ne suis pas encore à mi-route.

Premier vrai arrêt à Bourg-Saint-Andéol, au kilomètre 175, pour un petit déjeuner dans un bar : chocolat chaud, pains au chocolat, jus d’orange. 15 ou 20 minutes de détente, et c’est reparti.

11h du matin, j’approche d’Avignon. Je dois y franchir le Rhône. Là, ça a été un petit moment galère. Je n’aurai pas dû rester sur la D86. En approchant d’Avignon, elle passe à quatre voies. Le franchissement du Rhône se fait naturellement à angle droit du fleuve et donc à angle droit du mistral. Je n’ai pas voulu prendre le risque de passer sur un pont en quatre voies avec le Mistral de côté. Du coup, j’ai dû m’éloigner de la 86, remonter le Rhône contre le vent et trouver un petit pont pour finir à Avignon.

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Le Rhône, compagnon de route sur plus de 200km.

Je me suis octroyé un petit passage touristique dans la vieille ville, et un arrêt bistro pour faire le plein d’eau. Le patron me demande où je vais, un peu décontenancé par ma réponse, il me demande d’où je viens. Vu son regard, je pense avoir été pris pour un fou.

Sortie d’Avignon, 240 km, je franchis la Durance et j’entre dans les Bouches-du-Rhône, ça commence à sentir bon cette histoire. 235km et il n’est pas encore midi…

Je retrouve Charles à Noves pour midi. On se trouve un petit restaurant, et je fais une belle pause. Il commence à faire bien chaud, il ne me reste que 90 km ; je me permets donc une longue pause pour me reposer un peu et éviter de rouler en pleine chaleur.

Je repars vers 15h, il ne reste que 90km à faire. J’ai choisi de contourner le massif des Alpilles, ça rallonge un peu mais c’est moins accidenté. La route est belle jusqu’à Salon-de-Provence.

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J’ai même réussi à trouver un col !

À la sortie de Salon, j’en suis à 285 kilomètres, les 50 derniers auront été très pénibles. Je doute qu’il soit possible de rentrer sur Marseille sans rouler sur des quatre-voies. Bref, avec 300 bornes dans les pattes, devoir se farcir de la quatre voies à vélo ce n’est pas forcément un grand plaisir, qui plus est avec les coutumes locales de conduite automobiles. Si vous voyez ce que je veux dire…

À 10 km de Marseille, j’en ai plein le dos, je ne vois pas comment entrer dans Marseille sans ces quatre voies. Je finis par appeler Charles, lui demandant de venir me chercher.

Je ne peux pas, je bois un Ricard sur le port.

Charles finit par m’indiquer une toute petite route assez accidentée pour franchir le dernier relief avant d’arriver sur les quartiers nord de Marseille. Petite descente tranquille et me voilà à L’Estaque.

 

Et voilà, Saint-Etienne – Marseille dans la journée, c’est fait : 324km de vélo. 18h15 entre le départ et l’arrivée, pour 13h42 de pédalage.

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La récompense à l’arrivée.
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Descente de la Loire, du Mont Gerbier-de-Jonc au Puy-en-Velay

Septembre 2016.

Je voulais partir de la source, le faisant de façon autonome il fallait donc je rejoigne le Mont Gerbier-de-Jonc tout seul. Premier train du matin entre Saint-Étienne et Le Puy-en-Velay, et me voilà en route.

55 km pour rejoindre le vrai départ, parce que bon, oui, je me suis planté à un carrefour. La plaisanterie m’a couté un détour de 5 km, ça va encore.

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Le Massif central.

Ces routes dans le Massif central sont belles et bien calmes, pas d’aménagement cyclable particulier, mais il n’y en a pas vraiment besoin. En revanche, ça monte un peu ; il faut compter 800 mètres de dénivelé à reprendre entre Le Puy-en-Velay et le vrai départ. Pas de fortes pentes, il faut donc prendre son temps et ça passe tout seul.

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Le voilà, le Mont Gerbier-de-Jonc.

En arrivant sur le Mont Gerbier-de-Jonc, dans une descente, j’ai vécu un truc magnifique. Je roulais à 40 ou 50 et, à une dizaine de mètres de moi, sur la droite, un rapace a volé à ma hauteur pendant une vingtaine de seconde : moment totalement magique.

Bref, me voilà à la source, c’est ici que commence vraiment l’aventure.

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Au début, elle est vraiment toute petite.

Entre le Mont Gerbier-de-Jonc et le Puy-en-Velay on ne peut, en fait, pas suivre complètement le cours de la Loire, il faut parfois s’éloigner un peu, c’est la montagne. Un peu moins de 80 kilomètres de descente avec quelques bonnes montées à passer tout de même. Les paysages sont vraiment magnifiques, un régal.

La première journée s’achève là où elle a débuté, devant la gare du Puy-en-Velay, avec une boucle de 131 km.

La sortie sur Strava.

 

Passage à niveau et vélo

Dimanche se déroulait Paris-Roubaix, à 85 km de l’arrivée il y a eu un incident. Un passage à niveau a fermé la route au milieu d’un groupe conséquent de coureurs. Des coureurs ont forcé le passage à niveau et sont passés alors que les barrières étaient abaissées. D’autres se sont arrêtés.

Sur la même épreuve, en 2006, trois coureurs avaient fait de même. Ainsi donc les coureurs ayant l’arrivée aux 2ème, 3ème et 4ème places furent déclassés. Sanction légitime selon mon point de vue.

Depuis, pas mal de personnes réagissent certains disent que ASO (l’organisateur) devrait s’arranger pour faire retarder le train, d’autres disent que l’organisateur est incompétent, etc. Je me permets de donner ici quelques éclaircissements et avis.

Parlons du passage à niveau en question. L’organisateur donne généralement (et c’est le cas ici) une feuille avec les prévisions de passage de la caravane et des coureurs. Généralement les temps de passage des coureurs sont donnés pour trois vitesses moyennes différentes : basse, moyenne et haute. Dans le cas de notre passage à niveau, ces temps de passage sont à 14h28, 14h40 et 14h53. Cela signifie que les coureurs peuvent passer à n’importe quel moment dans cette fourchette de 25 minutes. Il peut même leur arriver de passer hors de cette fourchette.

Le passage à niveau en question est situé peu au nord-ouest de Valenciennes, région très densément peuplée (en fait le Nord est le département le plus peuplée de France 2,5 millions d’habitants). Vous pouvez imaginer le nombre de train qui passe sur ces lignes ? J’avoue ne pas avoir réussi à trouver le nombre exact de train passant dans le coin par heure.

Par contre, la feuille me course me dit qu’entre les km 157 et 171, il y a 5 passages à niveau. L’incident de dimanche s’est déroulé dans cette portion de 14 km. Sur les 253 kilomètres de course, c’est un total de 10 passages à niveau qu’il y a.

Compte tenu du nombre de passage à niveau dans ce faible espace et de la variabilité des horaires de passage, je peine à concevoir que l’organisateur puisse donner le coup d’envoi d’une course de 250 km en vélo en certifiant qu’aucun coureur ne se trouvera sur un passage à niveau à une heure de passage d’un train.

Mais alors quelles solutions existent ? Je fais un recueil critique de tout ce que j’ai entendu :

Ne pas faire franchir de passage à niveau à la course

C’est effectivement une solution, mais il faudrait profondément modifier le parcours et très probablement se priver des secteurs pavés qui font le caractère même de la course. Je vois mal l’organisateur envisager ça.

Retarder le train qui croise la course

Retarder un train, c’est perturber tout le traffic. Là encore je vois mal la SNCF entrer en matière là-dessus.

Mettre plus de commissaires de courses ou de policiers aux passages à niveaux

Les coureurs le savent que c’est interdit de passer. En plus de l’aspect purement dangereux pour leurs vies, il y a le règlement de la courses à laquelle ils participent. Sans excuser les coureurs qui font ça, je conçois que lancer dans la course certains puissent faire ça. Je conçois et je trouve normal qu’ils se fassent exclure pour ça.

Ils ne faut pas compter sur les coureurs pour respecter les passages à niveau, il faut donc compter sur un service d’ordre. Je pense qu’il y a une vraie solution ici. On parle de 10 passages sur toute la course. 4 ou 5 commissaires de courses (ou gendarmes) par passages à niveaux, ça fait 50 personnes sur la course. Vu le budget général d’une telle organisation, ça reste acceptable.

Supprimer les passages à niveau en question

Travail couteux et de longue haleine, mais vraie solution. Faire des travaux pour que la chaussée passe dessus ou dessous les voies ferrées. Ces aménagements seraient qui plus est profitables pour le reste de la collectivité le reste de l’année. Mais voilà, il faut prendre les décisions, faire les travaux, etc. ça prend du temps. Du surcroît : qui paye ?

 

En somme, je ne pense pas qu’il soit possible de faire passer cette course hors passage à niveau, ou sur des passages à niveau vides avec certitude. Les solutions sont plus à chercher dans le durcissement de la présence des commissaires à ces endroits dangereux et dans le durcissement des sanctions envers les coureurs inconscients. Histoire de faire perdre l’envie à d’autres de recommencer.

 

 

 

 

 

 

 

Faire du Tweetcyclos

On m’a plusieurs questionné sur mes méthodes pour faire du livetweet des sorties vélos. Réponse selon deux axes :

Alors, oui je prends mes photos et je tweetes en roulant. Jeune, j’ai fait ce qu’on appelle l’école de cyclime. Plutôt que d’envoyer les jeunes bouffer des kilomètres toutes les semaines, on leur fait faire des jeux d’adresse sur vélo : ramasser des objets posés au sol sans descendre du vélo, passage sous une barre à peine plus haute que la selle, gymkhana entre des quilles, etc. Ca forme vraiment sur l’agilité en vélo. Ca permet, dans le col du Gottard, de faire des photos avec le téléphone : une main sur le guidon l’autre sur le téléphone le tout sur une route pavée avec une pente à 8% ; sans stresser. 🙂

Ensuite, se pose le problème de l’autonomie de batterie des téléphones numériques. En effet, sur une sortie de 6 ou 8 heures de vélo, en tapant pas mal dans le 3G, on dépasse l’autonomie d’une batterie. En vélo, j’utilise mon smartphone pour écouter de la musique, Strava (une application qui enregistre vitesse et kilomètrage), Twitter et parfois pour un peu de routage (quand je ne suis pas tellement sûr de la route). Ca tire vraiment sur la batterie.

J’ai testé deux méthodes.

La première, c’est la batterie d’appoint. Il existe des batteries externes avec connecteur USB qui peuvent recharger 4 à 5 fois la batterie d’un Smartphone. Ca marche assez bien et ce n’est pas très lourd.

La seconde est plus exotique. Je pars avec deux smartphones, un seul est équipé d’une SIM. Celui avec la carte SIM (donc 3G) me fournit la musique sur les oreilles, fait l’acquisition des données GPS pour Strava et ouvre un réseau Wifi pour le second. Le second, c’est pour les activités internet annexes (Twitter, routage, géocaching, etc). Ca marche pas trop mal. Pour les cyclos qui veulent rouler avec moi, le réseau Wifi n’est généralement pas protégé par un mot de passe 😉 Profitez-en.

Col de mars : Les Etroits

Mars, il a encore fallu que j’attende la fin du mois pour tenir le défi. La faute notamment à un vélo pas vraiment en état de rouler pendant quelques temps, voir le billet précédent. J’ai fini par trouver un rayon adéquat, puis j’ai passé un bon petit moment à dévoiler la roue. Me voilà avec une roue arrière en état de rouler.

L’hiver s’éternise, j’ai relativement peu de kilomètres au compteur, donc pas la caisse pour de très grandes virées. Du coup, j’ai cherché un col proche de la maison : le col des Étroits.

Le col des Étroits (1152 mètres) relie la plaine de l’Orbe sur le plateau suisse au Val de Travers (le pays de l’Absinthe). Je suis monté depuis Vuitebœuf, ça fait une montée de 13 km à 4,5% de moyenne. Les premièrs kilomètres comptent quelques lacets desquels on peut avoir une magnifique vue sur le plateau suisse et les Alpes, quand le temps le permet. C’est une route, selon les heures, à fort trafic : il y a des sections à double voie dans la montée. Le bitume est en excellent état.

Fortifications militaires dans la montée. Et très bon  revêtement de chaussée, du velours.
Fortifications militaires dans la montée. Et très bon revêtement de chaussée, du velours.

C’est une montée très progressive, sans véritable mur ; je me suis supris par ma vitesse. J’ai fait le gros de la montée sur le 19 dents, passant une seule fois le 21 dents à la sortie de Sainte-Croix. Du coup, il m’est toujours resté au pire deux pignons : plutôt rare dans un col.

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En haut, je ne me suis guère éternisé, faisait sacrément froid. Je mets les gants longs, la cagoule et à fond dans la descente. Les cols avec peu de pente, c’est cool dans la montée, ça ne fait pas trop mal aux cuisses. Dans la descente, c’est plutôt chiant. Pas moyen de prendre trop de vitesse. Là j’étais sans cesse à appuyer, sans jamais dépasser les 70 km/h.

La montée de ce col par le Val de Travers est très différente m’a-t-on dit : moins de circulation, et les paysages sont tout autre. À tester, donc.

Bref, le défi un nouveau col par mois est tenu pour le mois de mars. Il me reste encore avril et je l’aurais tenu sur un an ! Voici les quelques choix qui s’offrent à moi pour boucler l’année :
* col de la Croix, canton de Vaud, Alpes bernoises : 1776 mètres (s’il est ouvert) ;
* col de Joux Plane, Haute-Savoie, Alpes : 1691 mètres ;
* col du Pillon, canton de Vaud, Alpes bernoises : 1546 mètres (combinable avec le col de la Croix) ;
* Les Agites, canton de Vaud, Alpes Bernoises : 1569 mètres (s’il est ouvert) ;
* col du Chasseral, canton de Berne, Jura : 1502 mètres (s’il est ouvert) ;
* col des Aravis, Savoie, Alpes : 1486 mètres ;
* col de la Croix, canton du Jura, Jura : 789 mètres (pas très haut, mais c’est 3,5km à 9,3% de moyenne avec des murs à 20%) ;
* col des Pontins, canton de Berne, Jura : 1110 mètres ;
* col des Rangiers, canton du Jura, Jura : 856 mètres ;

Voilà déjà une bonne base. Rendez-vous en avril.

Mavic ou comment perdre des clients

Je roule, comme on dit dans le cyclisme, depuis maintenant 20 ans. J’ai eu plusieurs vélos, toujours avec des roues Mavic.

Mavic c’est un fabriquant français d’équipements pour vélos, il s’agit principalement de roues. C’est une marque réputée avec une longue histoire, elle existe depuis 1889. Leurs produits sont pas mal utilisés dans le cyclisme professionnel. La marque assure même l’assistance neutre sur le Tour de France et d’autres courses.

En 2006, j’achetais des roues pour mon vélo de route. Naturellement je suis allé voir cette marque : satisfait des roues précédentes. Je choisis aussi des marques pour lesquelles je postule qu’il sera aisé de trouver des pièces détachées. Il y a parfois un peu de casse en vélo. Il est appréciable de pouvoir trouver des pièces détachées dans des délais respectables, voir même de les trouver, tout simplement. Le choix de Mavic pour mes roues en 2006 s’imposait donc.

J’ai pas mal roulé avec ces roues, un peu partout. L’autre jour je fais une petite sortie pas bien méchante : 70 km le long du Léman et je casse un rayon sur la roue arrière. Ca ne m’était jamais arrivé.

Je me met en quête d’un rayon pour remettre en état mon vélo (on ne peut pas rouler avec un rayon en moins). Je prends contact avec un magasin de cycles sur Lausanne. Il n’a pas la pièce mais veut bien me la commander, me dit-il. Quelques jours plus tard, je reçois la mauvaise nouvelle. Mavic ne fournit plus les pièces détachées pour ces roues.

Chez Mavic, du matériel neuf acheté il y a 8 ans n’est plus fourni en pièces détachées…

Mon vélociste lausannois a questionné Mavic. On lui a répondu que son client (donc moi) n’avait qu’à s’acheter une roue neuve. Sympa comme réponse. Pour information, un rayon neuf coute entre 3 et 4 francs, une roue neuve au minimum 100 francs.

Effectivement, M. Mavic j’avais l’intention de me refaire un vélo à la carte, en choisissant moi même tous les équipements dessus. J’aurais naturellement opté pour vos roues. Mais ça c’était avant. Je regarderai attentivement les détails quant aux fournitures de pièces détachés.

Au revoir, j’aimais bien vos roues, pourtant.

Col de février, Landoz-Neuve

On poursuit ce joyeux défi : un nouveau col tous les mois.

La seconde moitié de janvier et le mois de février ont été assez calamiteux en termes de météo. Durant la première quinzaine de février j’ai eu 60 centimètres de neige, voire plus sur le balcon, à 800 mètres d’altitude. Je vous laisse imaginer l’état des routes dans la région.

Pour février, je m’étais mis en tête un programme ambitieux, je souhaitais boucler la seconde moitié de l’étape de montagne du Tour de Romandie. Le programme aurait été départ d’Aigle, passage à Monthey, montée des Giettes (1138 mètres), descente dans la vallée du Rhône, Martigny, montée de la petite Forclaz (un bout du col de la Forclaz, 1013 mètres), descente puis montée vers Champex-Lax (1493 mètres).

La météo ne m’a pas permis de rouler, je manque de kilomètres et les routes ne sont pas super propres. J’ai donc renoncé. Je voyais arriver les derniers jours de février en me disant que j’allais louper mon défi. Et puis il y a eu une fenêtre météo, j’ai jeté mon dévolu sur un petit col dans la vallée de Joux. Le col de Landoz-Neuve.

On est très loin des très longs cols tels le Grand Saint-Bernard, ou des fortes pentes de l’Aiguillon. Néanmoins il s’agit tout de même d’un col. Il relie Mouthe, la ville la plus froide de France (-36,7°C un jour de janvier 1968…) à la vallée de Joux en Suisse. Assez étrangement, la frontière ne passe pas sur le col mais à plusieurs centaines de mètres sur le versant suisse. Le sommet du col est donc entièrement en France.

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J’ai pris le départ depuis les rives du lac de Joux complètement gelé. De là, il y a 6 km de montée à effectuer pour un dénivelé de 250 mètres. Je vous l’ai dit, rien d’extraordinaire. Ca se monte tranquillement, la route est en très bon état. Le passage est maintenu et traité en hiver ; il y a beaucoup de Français à faire la route quotidiennement pour venir travailler en Suisse.

Le col s’est vraiment monté tout seul. Pas de panneau en haut, mais voici tout de même une petite photo pour vous montrer la quantité de neige.

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Je redescends par la même route, je dois avouer avoir eu un peu froid dans la descente… La vitesse et les températures proches de zéro n’aident pas. Ensuite je suis parti faire le tour du lac de Joux en remontant la rive gauche, puis en descendant la rive droite.

Le lac de Joux, ou la plus grosse patinoire du canton de Vaud.
Le lac de Joux, ou la plus grosse patinoire du canton de Vaud.

Suite à cela, je suis monté sur le col du Mont d’Orzeires. Par ce coté-ci, c’est quelques dizaines de mètres à récupérer. Cependant, le parcours rive droite du lac de Joux et col du Mont d’Orzeires m’a permis d’effectuer le parcours de la première étape du Tour de Romandie (il s’agira d’un contre-la-montre par équipe).

Ainsi donc le défi est relevé pour février, dans les derniers jours avec un tout petit col. Espérons que la météo soit plus clémente en mars pour permettre de rouler plus longuement et plus haut.