Descendre la Loire en vélo

J’ai habité pendant 15 ans là où la Loire rejoint l’océan, je pratique le vélo depuis plus de 25 ans. Il y avait probablement une certaine logique à un jour la descendre de bout en bout sur deux roues.

Cela m’aura pris un peu de temps, mais la chose est faite, en 8 étapes. Je vais essayer en quelques billets de vous décrire le parcours, ainsi que quelques réflexions sur le matériel à prendre, sur les routes, etc.

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C’est quoi un  »sport nature »

J’étais sur une viaferrata et j’y ai rencontré d’autres personnes : un petit groupe d’habitués. On commence à discuter en trouvant des déchets laissés par d’autres pratiquants.

Je finis par dire que je fais du vélo, y compris en montagne et que je suis aussi parfois un peu choqué par les déchets que certains cyclistes laissent sur la route.

Et là, j’ai cette réponse :

C’est pas pareil, le vélo, ce n’est pas un sport nature.

Ah… J’ai demandé ce qu’était un sport nature. On m’a répondu que c’était un sport où l’on profitait de la nature telle qu’elle est. Vous les cyclistes, vous êtes des automobilistes, vous avez besoin que la nature soit aménagée pour en profiter.

J’ai souri et regardé la paroi.

2016-07-14 12.13.28

Effectivement, en via ferrata, on laisse la nature telle que…

Du coup, je me demande ce qu’est un  »sport nature ».

Des news du Valais

Comme annoncé il y a quelques temps, je travaille désormais en Valais. Ca se passe tellement bien que j’ai pas eu trop le temps d’écrire des billets ici.

Je découvre mon troisième canton suisse. On m’avait raconté des trucs sur les valaisans, je crois qu’en fait ce qu’on dit n’arrive pas à la cheville de la réalité. Sur Twitter, vous savez le truc qu’on sait pas vraiment à quoi ça sert, j’y évoque mes étonnements valaisans grâce à un hastag #IntégràSion (merci Eric pour ce bon mot), vous pouvez suivre ça sur ce lien. Tu vois comment ?

Mariage pour tous

Alors voilà, la France est en train d’accorder le droit de se marier aux couples homosexuels. J’ai la chance, je trouve que ça l’est, d’avoir croisé des gens d’opinions diverses et parfois très variées. Il y a donc un peu de tout comme idées sur le sujet dans mes contats ; cela va de c’est la meilleure nouvelle du siècle à c’est la fin de la civilisation occidentale en passant par je m’en fous.

La première volonté de ce billet n’était pas d’exprimer mon avis sur le fond, mais tant pis, je vais le faire. Je trouve ça bien, ça va permettre de donner des droits similaires à tous les enfants et couples. J’entends souvent qu’autoriser ce mariage va déstabiliser l’éducation des enfants concernés. Si c’est vraiment ce que les gens pensent, il ne faut pas aller manifester dans la rue pour dire non à ce mariage, mais il faut demander l’interdiction aux gays et lesbiennes d’élever des enfants. Parce que ça, c’est déjà le cas depuis un bon moment. Hein. Un peu de logique messieurs dames. 

Je voulais parler de ce mariage ici non pas pour donner mon avis sur le fond mais pour réagir à une partie de l’argumentaire des opposants. Cet argumentaire expose que ce mariage est une mauvaise chose pour l’éducation des enfants. Ainsi donc 300 000 à 1,4 millions de personnes (si le baron Haussman pouvait donner son avis sur la taille des avenues parisiennes…) sont prêtes à manifester dans la rue pour montrer leurs soucis quant à l’éducation des enfants des autres. J’ai 34 ans, je n’avais jamais vu la société française si altruiste. 

Moi ce qui me soucie vraiment c’est l’aveuglement de la société. On fait des enfants, parfois en nombre élevé. On vit dans une société de consommation dans laquelle on sait que nos enfants ne pourront pas vivre. Oui, du pétrole il n’y en aura plus dans 40 ans. L’électricité nucléaire, c’est pas franchement mieux. Aujourd’hui, un occidental consomme globalement 2.5 fois ce que la Terre est capable de lui fournir. 

Bref, on vit dans une société où les gens font des enfants et se mettent des œillères sur le fait que cette société n’est pas apte à les faire vivre en l’état. Mais on préfère aller se mêler des fesses des autres sur comment ils éduquent leurs enfants.

Un truc m’échappe. 

 

 

 

Retrouver ses photos sur Internet, comment faire ?

Aujourd’hui, je tweetais :

faire des mails pour demander que mes photos soient créditées sur ≠ sites webs #fol_espoir

En effet, en fin d’après-midi j’ai envoyé quelques mails à différents webmasters pour leur signifier que leurs sites hébergeaient des photos dont je suis l’auteur pour qui ne me créditaient pas comme auteur des dites photos. Visiblement étonnés plusieurs contact twitters m’ont demandé comment je procédais pour retrouver mes photos sur le web. Explications !

Petit préambule, je publie la très grosse majorité de mes photos sous licence dite libre, CC by SA. Celles-ci sont hébergées sur Wikimedia Commons, site servant notamment de médiathèque pour l’encyclopédie Wikipédia.

Certains sites font très bien les choses.

Il faut le dire, certains sites webs savent créditer correctement une photographie sous licence libre. Il m’arrive d’en chercher, auquel cas je fais tout simplement une recherche Google avec mon nom, mon prénom et CC BY SA. En fait, pour être honnête, je trouve très peu de photos créditées de la sorte ; hormis celles utilisées sur ce blog, ou sur le blog de Wikimédia France.

Néanmoins Google fait bien les choses. À la recherche  »Prénom Nom CC BY SA », il renvoie les résultats pour lesquels c’est en fait crédité  »Prénom Nom Creative Commons ». Et là, on trouve pas mal de sites qui créditent de la sorte. De cette manière, j’ai trouvé ce bel article de la Nouvelle République. Pour Créative Commons en lieu et place de CC By SA, je ne dis rien du tout. On voit qu’il y a un réel effort de bien faire.

D’autres le font assez mal.

Avec ce type de recherches, on trouve aussi beaucoup de réutilisations avec comme crédit  »Prénom Nom Wikipédia ». On voit qu’il y a une volonté d’indiquer où on repompe, mais absolument aucune question sur la nature de la licence. Petit exemple ici.

Dans un cas similaire, j’avais trouvé une de mes photos sur le site web de France Inter, celle-ci était créditée avec un  »Ludovic Péron DR », pour droit réservée. Là, je me suis permis de gentiment râler. J’ai pédagogiquement expliqué ce qu’était une licence dite libre et qu’elles en étaient les contraintes. J’ai eu une réponse très rapide et courtoise. En voilà le résultat.

D’autres font les choses par dessus la jambe.

Effectivement d’autres sites se torche le c.. de ces problématiques. On cherche sur le web, on trouve une photo qui nous plait et hop, un copié/collé et c’est dans le site web. Dans de tels cas, le nom du photographe n’apparait pas. Une recherche textuelle avec Google ne donne rien.

Oui mais Google a mis à disposition un outil ultra puissant ; la recherche d’image non pas par texte mais par image. Ne me demandez pas comment ça marche, j’en sais absolument rien. Je sais juste m’en servir.

Ouvrez un onglet Google dans votre navigateur web, sélectionnez l’onglet Images, en théorie le troisième en partant de la gauche. Ensuite, prenez une image (depuis une autre page web ou depuis votre ordinateur) et faites un glissé/déposé de l’image dans la boite de recherche. Et la Google cherche toutes les images qui ressemblent à celle que vous venez de lui faire manger.

Petit exemple. J’ai fait la photo ci-dessous de Cristiano Ronaldo.

Cristiano Ronaldo. Crédit : Ludovic Péron CC by SA.

Je souhaite voir si elle est réutilisée. Je la glisse donc dans Google. En voici les résultats :

Résultats de Google images sur une photo.

Cette photo est réutilisée assez largement sur le web, sans crédits. Merci Google pour ce nouvel outil me permettant de voir ça.

Voir le nombre de réutilisations incorrectes (non créditées) ne fera pas cesser de publier sous licence libre. Je vois que les photos sous licence libre ne sont pas plus ni moins volées que les photos avec des © ou des Tous droits réservés. Le problème est juste que tout le monde ne sait pas correctement utiliser une licence libre. La gratuité d’un bien étonne parfois.