Col de mars : Les Etroits

Mars, il a encore fallu que j’attende la fin du mois pour tenir le défi. La faute notamment à un vélo pas vraiment en état de rouler pendant quelques temps, voir le billet précédent. J’ai fini par trouver un rayon adéquat, puis j’ai passé un bon petit moment à dévoiler la roue. Me voilà avec une roue arrière en état de rouler.

L’hiver s’éternise, j’ai relativement peu de kilomètres au compteur, donc pas la caisse pour de très grandes virées. Du coup, j’ai cherché un col proche de la maison : le col des Étroits.

Le col des Étroits (1152 mètres) relie la plaine de l’Orbe sur le plateau suisse au Val de Travers (le pays de l’Absinthe). Je suis monté depuis Vuitebœuf, ça fait une montée de 13 km à 4,5% de moyenne. Les premièrs kilomètres comptent quelques lacets desquels on peut avoir une magnifique vue sur le plateau suisse et les Alpes, quand le temps le permet. C’est une route, selon les heures, à fort trafic : il y a des sections à double voie dans la montée. Le bitume est en excellent état.

Fortifications militaires dans la montée. Et très bon  revêtement de chaussée, du velours.
Fortifications militaires dans la montée. Et très bon revêtement de chaussée, du velours.

C’est une montée très progressive, sans véritable mur ; je me suis supris par ma vitesse. J’ai fait le gros de la montée sur le 19 dents, passant une seule fois le 21 dents à la sortie de Sainte-Croix. Du coup, il m’est toujours resté au pire deux pignons : plutôt rare dans un col.

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En haut, je ne me suis guère éternisé, faisait sacrément froid. Je mets les gants longs, la cagoule et à fond dans la descente. Les cols avec peu de pente, c’est cool dans la montée, ça ne fait pas trop mal aux cuisses. Dans la descente, c’est plutôt chiant. Pas moyen de prendre trop de vitesse. Là j’étais sans cesse à appuyer, sans jamais dépasser les 70 km/h.

La montée de ce col par le Val de Travers est très différente m’a-t-on dit : moins de circulation, et les paysages sont tout autre. À tester, donc.

Bref, le défi un nouveau col par mois est tenu pour le mois de mars. Il me reste encore avril et je l’aurais tenu sur un an ! Voici les quelques choix qui s’offrent à moi pour boucler l’année :
* col de la Croix, canton de Vaud, Alpes bernoises : 1776 mètres (s’il est ouvert) ;
* col de Joux Plane, Haute-Savoie, Alpes : 1691 mètres ;
* col du Pillon, canton de Vaud, Alpes bernoises : 1546 mètres (combinable avec le col de la Croix) ;
* Les Agites, canton de Vaud, Alpes Bernoises : 1569 mètres (s’il est ouvert) ;
* col du Chasseral, canton de Berne, Jura : 1502 mètres (s’il est ouvert) ;
* col des Aravis, Savoie, Alpes : 1486 mètres ;
* col de la Croix, canton du Jura, Jura : 789 mètres (pas très haut, mais c’est 3,5km à 9,3% de moyenne avec des murs à 20%) ;
* col des Pontins, canton de Berne, Jura : 1110 mètres ;
* col des Rangiers, canton du Jura, Jura : 856 mètres ;

Voilà déjà une bonne base. Rendez-vous en avril.

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Mavic ou comment perdre des clients

Je roule, comme on dit dans le cyclisme, depuis maintenant 20 ans. J’ai eu plusieurs vélos, toujours avec des roues Mavic.

Mavic c’est un fabriquant français d’équipements pour vélos, il s’agit principalement de roues. C’est une marque réputée avec une longue histoire, elle existe depuis 1889. Leurs produits sont pas mal utilisés dans le cyclisme professionnel. La marque assure même l’assistance neutre sur le Tour de France et d’autres courses.

En 2006, j’achetais des roues pour mon vélo de route. Naturellement je suis allé voir cette marque : satisfait des roues précédentes. Je choisis aussi des marques pour lesquelles je postule qu’il sera aisé de trouver des pièces détachées. Il y a parfois un peu de casse en vélo. Il est appréciable de pouvoir trouver des pièces détachées dans des délais respectables, voir même de les trouver, tout simplement. Le choix de Mavic pour mes roues en 2006 s’imposait donc.

J’ai pas mal roulé avec ces roues, un peu partout. L’autre jour je fais une petite sortie pas bien méchante : 70 km le long du Léman et je casse un rayon sur la roue arrière. Ca ne m’était jamais arrivé.

Je me met en quête d’un rayon pour remettre en état mon vélo (on ne peut pas rouler avec un rayon en moins). Je prends contact avec un magasin de cycles sur Lausanne. Il n’a pas la pièce mais veut bien me la commander, me dit-il. Quelques jours plus tard, je reçois la mauvaise nouvelle. Mavic ne fournit plus les pièces détachées pour ces roues.

Chez Mavic, du matériel neuf acheté il y a 8 ans n’est plus fourni en pièces détachées…

Mon vélociste lausannois a questionné Mavic. On lui a répondu que son client (donc moi) n’avait qu’à s’acheter une roue neuve. Sympa comme réponse. Pour information, un rayon neuf coute entre 3 et 4 francs, une roue neuve au minimum 100 francs.

Effectivement, M. Mavic j’avais l’intention de me refaire un vélo à la carte, en choisissant moi même tous les équipements dessus. J’aurais naturellement opté pour vos roues. Mais ça c’était avant. Je regarderai attentivement les détails quant aux fournitures de pièces détachés.

Au revoir, j’aimais bien vos roues, pourtant.

Col de février, Landoz-Neuve

On poursuit ce joyeux défi : un nouveau col tous les mois.

La seconde moitié de janvier et le mois de février ont été assez calamiteux en termes de météo. Durant la première quinzaine de février j’ai eu 60 centimètres de neige, voire plus sur le balcon, à 800 mètres d’altitude. Je vous laisse imaginer l’état des routes dans la région.

Pour février, je m’étais mis en tête un programme ambitieux, je souhaitais boucler la seconde moitié de l’étape de montagne du Tour de Romandie. Le programme aurait été départ d’Aigle, passage à Monthey, montée des Giettes (1138 mètres), descente dans la vallée du Rhône, Martigny, montée de la petite Forclaz (un bout du col de la Forclaz, 1013 mètres), descente puis montée vers Champex-Lax (1493 mètres).

La météo ne m’a pas permis de rouler, je manque de kilomètres et les routes ne sont pas super propres. J’ai donc renoncé. Je voyais arriver les derniers jours de février en me disant que j’allais louper mon défi. Et puis il y a eu une fenêtre météo, j’ai jeté mon dévolu sur un petit col dans la vallée de Joux. Le col de Landoz-Neuve.

On est très loin des très longs cols tels le Grand Saint-Bernard, ou des fortes pentes de l’Aiguillon. Néanmoins il s’agit tout de même d’un col. Il relie Mouthe, la ville la plus froide de France (-36,7°C un jour de janvier 1968…) à la vallée de Joux en Suisse. Assez étrangement, la frontière ne passe pas sur le col mais à plusieurs centaines de mètres sur le versant suisse. Le sommet du col est donc entièrement en France.

Landoz

J’ai pris le départ depuis les rives du lac de Joux complètement gelé. De là, il y a 6 km de montée à effectuer pour un dénivelé de 250 mètres. Je vous l’ai dit, rien d’extraordinaire. Ca se monte tranquillement, la route est en très bon état. Le passage est maintenu et traité en hiver ; il y a beaucoup de Français à faire la route quotidiennement pour venir travailler en Suisse.

Le col s’est vraiment monté tout seul. Pas de panneau en haut, mais voici tout de même une petite photo pour vous montrer la quantité de neige.

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Je redescends par la même route, je dois avouer avoir eu un peu froid dans la descente… La vitesse et les températures proches de zéro n’aident pas. Ensuite je suis parti faire le tour du lac de Joux en remontant la rive gauche, puis en descendant la rive droite.

Le lac de Joux, ou la plus grosse patinoire du canton de Vaud.
Le lac de Joux, ou la plus grosse patinoire du canton de Vaud.

Suite à cela, je suis monté sur le col du Mont d’Orzeires. Par ce coté-ci, c’est quelques dizaines de mètres à récupérer. Cependant, le parcours rive droite du lac de Joux et col du Mont d’Orzeires m’a permis d’effectuer le parcours de la première étape du Tour de Romandie (il s’agira d’un contre-la-montre par équipe).

Ainsi donc le défi est relevé pour février, dans les derniers jours avec un tout petit col. Espérons que la météo soit plus clémente en mars pour permettre de rouler plus longuement et plus haut.