Col de novembre, le Pas de Morgins

Maintenant que ce défi des cols est rendu public, il faut s’y tenir. Nous voilà en novembre, nouveau col à monter. Fabienne m’avait judicieusement évoqué le pas de Morgins, entre la Suisse et la France au sud du Léman.

Morgins

Samedi matin, 10h30, me voilà donc à prendre la route depuis Lausanne en direction de ce col. J’aime assez partir par les hauts de Lausanne et Savigny avec une boucle par le lac de Bret. C’est un moyen assez sympa de quitter l’agglomération de Lausanne, avec une très belle descente dans les vignes entre Chexbres et Vevey.

Le lac de Bret, un peu brumeux.
Le lac de Bret, un peu brumeux.

Ensuite, je suis la route du lac. Ce n’est pas la route la plus sympa à faire en vélo, très circulante, plein de voitures et de piétons pas super attentifs aux autres usagers. Puis je remonte la vallée du Rhône jusqu’à Aigle avant de bifurquer jusqu’à Monthey où démarre le pas de Morgins. 1h30 entre Lausanne et Aigle, je n’ai pas trop mal roulé.

Ce col est relativement long, 17km depuis Monthey, mais sans grosse pente. Ca passe donc tranquillement. Il y a quelques villages, des maisons un peu partout, l’été il ne doit pas y avoir de problème pour refaire le plein d’eau.

Les Dents du Midi, vues depuis la route du pas de Morgins.
Les Dents du Midi, vues depuis la route du pas de Morgins.

Au sommet il y a quelques centimètres de neige, le lac de Morgins est déjà partiellement gelé. Je m’arrête quelques minutes pour la photo.

Au col.
Au col.

J’amorce la descente avec une pause chocolat chaud à Morgins. Gros plaisir dans la descente où je me fais doubler par aucune voiture, mais je parviens à en doubler deux.

En bas, dans la vallée du Rhône, c’est assez désagréable à rouler. On est samedi après-midi, au milieu des zones commerciales et des routes pour y accéder. J’ai 100 km dans les jambes, je suis un peu cramé et je n’ai pas une grosse motivation à me faire la route du lac en grosse circulation. Je m’arrête à Aigle et je rentre en train.

Donc le col du mois est tenu pour novembre, reste plus qu’à arrêter le choix pour décembre. Pour le moment, j’hésite entre la Forclaz et la Faucille.

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Défi des cols

Petit à petit dans l’année, je me suis mis en tête un défi : 1 mois, 1 nouvelle ascension en vélo. En mai, j’avais débuté par le col de Vence dans l’arrière-pays niçois, en juin c’était le col du Grand-Saint-Bernard à la frontière italo-suisse, en juillet le col de la Croix-de-Fer en Savoie, en aout le col du Gurnigel dans les Alpes bernoises et en septembre le col du Marchairuz depuis le Léman.

Octobre est vite passé, sans ascension : des trucs à faire et une belle angine… Du coup, hier, 31 octobre, je n’ai plus beaucoup de choix pour relever le défi. Je suis parti vers le mont Chesau. Vous me direz, ce n’est pas un col et ça ne culmine qu’à 984 mètres. Certes mais j’ai été surpris par les fortes pentes. La dernière portion pour arriver au sommet c’est tout de même 1.6km à 12% de moyenne. Au sommet, la vue est plutôt sympa. Y’a aussi une buvette.

Les préalpes fribourgeoises et le Moléson depuis le mont Chesau.
Les préalpes fribourgeoises et le Moléson depuis le mont Chesau.

Sur le chemin du retour je suis passé par le Léman et du coup je me suis monté tout le col du Chalet-à-Gobet, chose que je n’avais jamais faite. Bref, pour octobre le défi est relevé.

Le Lavaux et ses couleurs d'automne.
Le Lavaux et ses couleurs d’automne.

Ceci dit, maintenant que j’ai rendu le défi public, va falloir s’y tenir. J’ai commencé à ébaucher une petite liste de cols faisables en hiver : la Faucille, la Forclaz, le Pas de Morgins, les Etroits. Si vous en avez d’autres n’hésitez pas à proposer.

Maintenant, rendez-vous en novembre.