Virée jurassienne

Aujourd’hui, je vous propose une petite virée dans le Jura vaudois, avec un crochet en France. Le prétexte de cette sortie était d’aller boire un café chez Nicolas, un ami habitant Saint-Cergue Arzier.

Le parcours, avec un petit soucis du GPS sur la descente du Marchairuz
Le parcours, avec un petit soucis du GPS sur la descente du Marchairuz

Partir des hauts de Lausanne vers l’ouest du canton est un petit problème en soit. Les vallées du Flon et de la Mèbre font qu’il n’y a pas énormément de routes pour partir vers l’ouest. Il y a l’autoroute, mais en vélo on m’a dit que ce n’était pas forcément une chose à faire. Ceci dit, je n’ai jamais essayé. Bref, pour quitter Epalinges vers l’ouest, je me fais un petit crochet par le nord plutôt que de redescendre dans Lausanne.

Donc départ d’Epalinges, traversée des bois du Jorat par l’Abbaye de Montheron. Ici on roule quelques temps sur une route forestière en très bon état et interdite aux voitures. C’est un vrai régal. Entre Montheron et Froideville il y a un petit coup de cul à monter, sur une route très très calme. De Froideville à Echallens, je passe par Bottens et Poliez-le-Grand. Là encore c’est de la route plutôt calme pour rouler. Traverser Echallens… Cela fait plus de 4 ans que je roule dans le coin, je crois que je n’ai jamais réussi à traverser cette ville sans y voir des travaux sur la chaussée. Pas toujours agréable.

Depuis Echallens, ça descend doucement jusqu’à Cossonay-Gare. Là encore, belle route sans trop de circulation. Entre Cossonay-Gare et Cossonay, il y a une petit côte à monter : 2,2 km et 160 mètres de dénivelé. La route est en bon état, mais il y a toujours pas mal de trafic. Cossonay est un joli village qui vaut le coup de s’arrêter pour une petite visite.

De Cossonay, je suis la direction du col du Mollendruz ; par La Chaux, Cuarnens, L’Isle. C’est une belle route plutôt calme. Ca monte mais sans rencontrer de gros pourcentages. À la sortie de L’Isle, il faut entamer le tout début du col du Mollendruz, mais au bout d’un kilomètre, on prend à gauche direction Bière.

Depuis ce carrefour, vous avez 10 kilomètres de plat, ou presque, au pied du Jura. On est déjà assez haut pour avoir une belle vue sur l’arc lémanique. La route est assez calme, c’est une chouette balade à faire tout en traversant quelques jolis villages. Attention, Berolle est le dernier village dans lequel trouver un point d’eau avant le sommet du col du Marchairuz, ne pas oublier de s’y arrêter.

Après Berolle, on tourne à droite et on commence à monter le col du Marchairuz. De ce coté, le Marchairuz c’est 10 km à 7% de moyenne, sommet à 1447 mètres d’altitude. Depuis Lausanne, on a parcouru 52 km. Pour ma part, ce jour là, je suis arrivé au pied du col un peu cramé. Dans les 10 bornes de plat au pied du Jura, j’ai trouvé un jeune avec un boguet. J’ai fait une belle séance de derny à 45 km/h dans les échappements, mais avant de débuter un col ça pique aux cuisses.

Ce col se monte plutôt bien, la route est en bon état. Les premiers kilomètres sont les plus raides, mais rien de dramatique. Effectivement, pas un seul point d’eau sur toute la montée. Celle-ci offre une des plus belles vues de la région sur le Léman et le Mont-Blanc. Ca vaut vraiment le coup d’y aller. Vous n’aimez pas le vélo, prenez votre voiture ; il y a une petite aire de repos un kilomètre avant le sommet avec une vue magnifique sur le Léman et les Alpes. À faire, vraiment. Au cours de la montée, j’ai eu le plaisir de tomber sur une désalpe : la descente des vaches depuis les montagnes vers la plaine. Les éleveurs locaux m’ont même proposé un verre de blanc dans ma montée.

Une désalpe au Marchairuz.
Une désalpe au Marchairuz.
Au fond le lac, au loin le massif du Mont-Blanc.
Au fond le lac, au loin le massif du Mont-Blanc.

Au sommet du col du Marchairuz, il y a une belle auberge pour faire une pause, manger et boire. En revanche, tous les besoins vitaux n’y sont pas assurés : pas de réseau de téléphonie mobile en haut…

L'auberge au sommet du Marchairuz.
L’auberge au sommet du Marchairuz.

Belle descente sur l’autre versant, on arrive dans la vallée de Joux. De là, la route remonte cette vallée, la vallée de l’Orbe avec un petit passage en France entre le lieu dit La Frontière et La Cure. Sur cette route, on est jamais à plus de 200 mètres de la frontières, j’ai eu une pensée pour Lionel Daudet, ce type qui a fait le tour de la France métropolitaine sans s’éloigner de la frontière de plus de 10 mètres. Cette route dans la vallée de Joux n’est pas super agréable, ça roule pas mal et ce ne sont que de grandes lignes droites.

La vallée de Joux
La vallée de Joux

On entre en Suisse à La Cure, un village très particulier. La frontière le coupe en deux, et coupe même en deux certains bâtiments. C’est sympa à voir. Depuis La Cure, ça monte doucement jusqu’au col de Givrine. De ce coté, le col se monte très facilement : très peu de dénivelé, légère pente.

Après le col, ça descend par Saint-Cergue, Arzier et Begnins vers Gland. Dans cette descente il faut se méfier : il y a quelques passages à niveaux qui peuvent être assez traîtres si passés trop vite.

L’arrête à Saint-Cergue ne s’étant pas avéré être un café mais des bières, j’ai fait la descente jusqu’à Gland et j’ai sagement pris le train en direction de Lausanne, pour un total de 110 km.