Izoard, Vars, Bonette : gout d’inachevé

Il y a trois ans, j’avais déjà tenté de monter le col de la Bonette. Nous étions deux, on avait renoncé à mi-course. Un an après, nouvelle tentative, nouvel échec. La météo ne nous avait même pas laissé débuter l’ascension. Depuis, j’avais un contentieux avec ce col. Fin du printemps, j’en cause avec Charles. Lui disant que je reviendrais bien dans le sud régler son sort à la Bonette. Et là, je ne sais plus trop comment la conversation a dégénéré, mais je me suis retrouvé à rajouter deux cols en plus de ce dernier. L’idée initiale était départ de Saint-Etienne-de-Tinée, col de la Lombarde, col de Larche et col de la Bonette pour finir. En juillet, un arrêté préfectoral interdit le col de Larche aux vélos. On reprend la carte et on cherche un nouveau parcours. Ce sera Briançon, col de l’Izoard, col de Vars, col de Bonette et descente de la vallée de la Tinée avec l’idée un peu folle de rejoindre Nice.

Bonette

L’Izoard

Donc départ de Briançon, à 6h30 j’entame le col de l’Izoard (2360 mètres, 20 km à 5,7%). Il fait nuit et assez frais. La montée est magnifique ; pas ou peu de voitures. J’ai la montagne pour moi ; je me fais doubler par 10 voitures à tout casser, pas plus dans l’autre sens. Je monte sans musique sur les oreilles, je profite de la nature. Le soleil se lève tout doucement, je le vois sur les montagnes autour de moi. Je reste dans l’ombre, au froid.

Le soleil se lève derrière moi.
Le soleil se lève derrière moi sur le Queyras.

Je finis mon petit-déjeuner dans l’ascension, je mange quelques fruits en roulant. Il fait froid, je suis sur un rythme assez lent pour m’économiser, je ne consomme quasiment pas d’eau. Néanmoins, il ne semble pas y avoir de moyen de refaire de l’eau sur les 8 derniers kilomètres : entre le bourg de Cervières et le refuge Napoléon. A prêter attention pour un passage sous grosse chaleur. Le refuge Napoléon se trouve à 800 mètres du sommet. J’y trouve deux cyclos-randoneurs, sur le départ. J’arrive au sommet, il doit faire 3 ou 4°C, je ne m’attarde pas trop. Une petite pause pour la photo et je me lance dans la descente.

La descente est très fraiche : pas de soleil, l’air à moins de 10°C plus la vitesse, je suis frigorifié. J’avais quitté Briançon avec les bras et les jambes recouverts, bien m’en a pris. Je fais aussi la descente avec des journaux entre le maillot et la poitrine, ça protège les poumons du froid.

Au pied de l’Izoard, en direction de Guillestre, la vallée du Guil est magnifique. Au sortir de cette vallée, les paysages s’ouvrent, je commence à rouler au soleil. Je m’arrête un petit moment pour me découvrir sur les jambes et les bras ainsi que pour m’alimenter.

Vars

Second col de la journée, Vars. Par ce coté-ci, c’est 19 km à 5,8% de moyenne. Le début pique un peu dans les cuisses, les sept premières bornes sont entre 7 et 9 % de pente. Pas réellement de possibilité d’y refaire le plein d’eau, si ce n’est en frappant à la porte de particuliers. Au bout de 10 kilomètres, on arrive sur un replat avec un peu de descente. On traverse successivement quelques villages, traversées bienvenues pour l’alimentation.

Je fais une pause à Vars les Claux pour discuter avec Rémi. Rémi Morel est Monsieur Twittcyclos sur Twitter. Je m’arrête une demi-heure, on discute du programme vélo de la journée, de mes sensations sur les deux premiers cols. Il me donne de nombreux conseils pour la montée de la Bonette.

Je reprends la route, il me reste 4 ou 5 km avant le sommet de Vars. Les derniers kilomètres sont assez durs. Globalement, la montée du col de Vars n’est pas super jolie ; la seconde moitié se faisant au milieu d’une station de ski. Rien de grandiose en termes de paysages.

Borne kilométrique précieuse.
Borne kilométrique précieuse.

Dans les trois cols de la journée, j’ai vraiment apprécié ces bornes kilométriques. On y trouve le kilométrage restant avant le sommet, la pente du prochain kilomètre et les attitudes (locale et du sommet). C’est vraiment bien pour savoir où on en est. Ca manque quelque peu en Suisse…

La descente de Vars vers la vallée de l’Ubaye est quant à elle très jolie et sauvage. J’aime beaucoup la vallée de l’Ubaye, magnifique coin pour se promener et ne pas être sur les sentiers autoroutiers de Savoie.

La vallée de l'Ubaye
La vallée de l’Ubaye

Je m’arrête à Jausiers pour manger un bon plat de pâtes. Charles, parti en voiture de Briançon quelques heures après moi, finit par me rejoindre dans ce bistro très adapté aux besoins cyclistes locaux.

Le parking à vélo, sur la terrasse du restaurant. (Restaurant des Arcades).
Le parking à vélo, sur la terrasse du restaurant. (Restaurant des Arcades).

 

La Bonette

95 km depuis le départ, j’entame la montée de la Bonette avec en tête les conseils de Rémi. Le col est situé à 2715 mètres d’altitude, cependant une route fait le tour de la Cime de la Bonette avec un passage à 2802 mètres. Cette route est vendue par le tourisme local comme étant la Plus haute route d’Europe. Il s’agit plus sûrement de la route goudronnée la plus haute des Alpes. 22 km de montée à 6,7% de moyenne.

Les deux premiers kilomètres se montent sans problème, mais rapidement je prends une grosse claque. Il commence à faire très chaud et je peine à gérer ça en pleine digestion. Rémi m’avait confié que la première moitié était la plus facile. Il m’avait conseillé de me préserver au début pour gérer le haut très dur. Moi, je suis dans le dur, en bas ; je n’ose même pas imaginer pour le haut.

Au bout d’une dizaine de kilomètres, il y a la halte 2000. C’est un petit bistro situé, comme son nom l’indique, vers 2000 mètres d’altitude. Il s’agit du dernier point d’eau avant le sommet. J’y fais une pause et retrouve Charles. Je prends une boisson fraiche et je remplis mes bidons.

Il reste 12 kilomètres, je repars, avec l’altitude la température diminue ; je me sens mieux. La pause m’a fait du bien.

Paysages sauvages dans la seconde moitié de la Bonette.
Paysages sauvages dans la seconde moitié de la Bonette.

Avec l’altitude, la pression atmosphérique diminue. Il y a donc moins d’oxygène. J’ai déjà passé plusieurs cols au-dessus de 2400 mètres sans, a priori, être gêné par le manque d’oxygène. Aujourd’hui, au-dessus de 2600 mètres, je le ressens. Il y a surement aussi la fatigue de la journée, mais j’ai clairement le souffle un peu court.

Illustration de la différence de pression. Bidon fermé au sommet de la Bonette, pris en photo après la descente.
Illustration de la différence de pression. Bidon fermé au sommet de la Bonette, pris en photo après la descente.

À deux ou trois kilomètres du sommet je commence à apercevoir la Cime de la Bonette.  C’est dans la poche.

L'objet du délire.
L’objet du délire.

Charles est encore là à m’attendre en haut. On fait la petite photo devant le monument et on reprend la descente. Je suis sa voiture pendant quelques kilomètres, mais je pars à la faute dans une épingle, sans casse. Ouf. Je ne suis plus très lucide, en fait.

On se retrouve dans un bistro à Saint-Etienne-de-Tinée. Il reste 80 km de légère descente. On prend la sage de décision de mettre le vélo dans le coffre de la voiture. Il  commence à être tard, je suis fatigué et vraiment plus très lucide.

Je m’arrête donc avec 144 km dans les jambes pour 5750 mètres d’ascension. Content d’avoir monté ces trois cols, content d’avoir enfin réglé son compte à la Bonette mais sentiment d’inachevé sur le fait de ne pas avoir poursuivi sur Nice.

Au sommet de la Bonette.
Au sommet de la Bonette.

Le Ventoux

km 21 : Bédoin, le départ. Un signe pour remercier mon père de me déposer là en voiture et me voilà sur les premières pentes. Trois routes possibles pour monter au Ventoux. Par le nord, Malaucène, 25 km de montée. Sault et Bédoin par le sud. Ces deux routes se rejoignent au Chalet Reynard. Entre cet endroit et le sommet, il y a les fameux six kilomètres lunaires. Bédoin est la plus mythique, celle que le Tour de France a emprunté le plus souvent. C’est par là que j’ai choisi de monter. Ce matin le sommet est sous une belle coiffe de nuages. On verra bien en haut.

Il est là, sous son chapeau.
Il est là, sous son chapeau.

km 20 : J’ai trouvé un auxerrois avec qui rouler un peu. Il est tôt, pas encore 8h30, les paysages de Provence sont magnifiques avec ce soleil matinal. On passe quelques petits villages, il y a de la vigne un peu partout. La pente est plutôt faible, entre 3 et 6%. Début de montée très agréable.

km 18 : Avec mon auxerrois, on discute un peu ; on profite de la faible pente. Pour chacun de nous deux c’est notre première fois sur le Ventoux. On échange un peu sur les cols déjà montés.

km 16 : Sainte-Colombe : a priori, c’est le dernier point d’eau avant le Chalet Reynard, 12 kilomètres plus haut. Je n’ai quasi rien bu, je ne m’arrête pas pour refaire le plein. Ca devrait passer.

km 15 : Epingle de Saint-Estève. On se regarde tous les deux, d’un coup la pente monte assez sensiblement. On entre dans le vif du sujet. Les 10 prochains kilomètres sont entre 8 et 11% de pente.

km 14 : Je laisse partir devant mon auxerrois. Il va un peu plus vite et je ne veux pas me mettre dans le rouge pour le moment.

Cette longue pinède.
Cette longue pinède.

km 12: Je suis bien dans la pinède du Ventoux. Je double quelques vélos, d’autres me doublent. Mais ne je trouve personne à mon rythme, tant pis. Il y a beaucoup de vélos, en dépit de l’heure plutôt matinale. Les quelques voitures qui nous doublent sont en fait les épouses, amies ou enfants de quelques cyclos autour de moi. Ces voitures s’arrêtent régulièrement pour encourager les proches.

km 10 : Je roule seul depuis un moment. En étant seul, je me remémore les quelques passages sur le Ventoux que j’ai pu voir à la télé. Pour moi, l’un des plus mémorables est celui d’Eros Poli. Eros Poli, c’est un géant (1,94 m, 90 kg), un physique pas du tout taillé pour la montagne. Champion olympique et Champion du monde en contre-la-montre par équipes, ce n’est pas un grimpeur. Le Tour de France 1994 proposait une étape de 231 km entre Montpelier et Carpentras, avec le Ventoux juste sur la fin. 60 km après le départ, il attaque… seul. Il va faire ce qu’il sait faire : un contre-la-montre. Il arrive au pied du Ventoux avec 23’45 d’avance sur la meute. Au sommet, il en reste 4’35. Pratiquement 20 minutes de perdues dans la montée. Il gagne à Carpentras.

km 9 : Toujours dans la pinède, la route porte des inscriptions un peu partout. Dans les autres cols que j’ai pu monter, les inscriptions portent les noms de coureurs connus. C’est marrant de pouvoir se dire qu’on passe aux mêmes endroits qu’untel ou untel. Concernant le Ventoux, il y a, je trouve, nettement plus d’inscriptions. Bien sûr, on y encourage Froome ou Contador, mais il y a aussi plein de mots pour des anonymes : Courage Didier, Allez François, etc. Le plus souvent encouragé sur cette route reste tout de même Papa. Son nom a lui est partout. Malgré la féminisation sensible du cyclisme, je reste déçu ne pas avoir vu un seul Maman.

Les bornes routières indiquent le kilométrage restant et la pente du prochain kilomètre.
Les bornes routières indiquent le kilométrage restant et la pente du prochain kilomètre.

km 7 : On approche de la fin de la pinède. Je reconnais ici le virage que Christopher Froome avait passé, assis, à bloc en juillet 2013. Tellement à bloc qu’on voyait le vélo se pencher dans le virage, tel un motard… On n’est pas dans le même monde.

km 6 : J’arrive au Chalet Reynard, haut lieu du Ventoux. C’est ici qu’on récupère la route de Sault sur la droite. C’est aussi à partir d’ici qu’il n’y a plus de végétation, à partir de maintenant on roule sur la Lune. J’ai vidé un bidon d’eau et bien entamé le second, je décide donc de m’arrêter pour faire le plein. Je demande à d’autres cyclos où trouver une fontaine, on m’invite à me servir dans la camionnette leur servant d’assistance, c’est un petit groupe d’une dizaine de parisiens. Grand merci, je repars.

Le Chalet Reynard est en vue !
Le Chalet Reynard.

km 5 : Les trois kilomètres suivant le Chalet Reynard sont moins pentus : 6 ou 7 %. C’est agréable, cependant le vent commence à se sentir. Je trouve la roue de deux suisses pour quelques kilomètres, ça va aider contre le vent.

Une petite escorte suisse pour m'aider.
Une petite escorte suisse pour m’aider.

km 3 : Avec l’altitude et les nuages approchant, le froid commence à se faire sentir. Je m’arrête pour me couvrir un peu. Les trois prochains kilomètres sont de nouveau plus raides : entre 8 et 10 %.

km 2 : Je suis complètement dans les nuages, il fait un peu froid et les paysages sont lunaires. Quand tu commences à monter un col, tu ne vends pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Tu espères arriver là-haut sans prétendre y parvenir. Au bout d’un moment dans la montée, tu dis que c’est dans la poche. Même si je crève, je terminerai, à pied. J’en suis là !

Bienvenue sur la Lune.
Bienvenue sur la Lune.

km 1 : C’est ici qu’on continue de monter sans Tom Simpson.

km 0 : C’est fait ! La dernière épingle juste avant l’observatoire est juste atroce. Elle se monte sur le coté gauche de la route. 2h14 pour monter, plutôt content de moi, j’ai moins souffert que je ne l’imaginais. En haut, je profite quelques instants de l’endroit. Je me fais prendre en photo devant le panneau d’indication du col, mais la température 4 ou 5°C, le vent et l’absence de visibilité ne m’incitent pas à rester longtemps. Place à quelques minutes d’adrénaline dans la descente.

La récompense !
La récompense !

Balade en vélo : Lausanne – Lucerne

Aujourd’hui, je vous emmène visiter l’Emmental et Lucerne. Pourquoi Lucerne me direz-vous ? Le jour où j’ai fait mon Lausanne – Berne, Fabien, un pote, se promenait en Suisse mais par le train. On publiait tous les deux sur Twitter, pendant nos promenades, des photos de la Suisse que nous avions sous les yeux. L’idée nous a plu de le faire comme ça, en même temps. On s’était d’ailleurs retrouvé le soir dans un bar bernois.

Il fallait trouver un nouveau point de chute, pour la fameuse bière à l’arrivée : Lucerne. On se trouve un jour de dispo en commun, et un jour où la météo semblait ok. Je dis bien semblait.

Voici donc une petite cartographie de la promenade.

carte

Départ de Lausanne en vélo à 7h00 pour ma part. La première partie du trajet est identique à celle du billet précédent, jusqu’à Bulle. Je ne vais donc pas me répéter. Bulle marque les 35 premiers kilomètres de la balade. Ne pas oublier d’y refaire les niveaux d’eau. De là, je pars sur la rive gauche du lac de la Gruyère en direction de Riaz où il faut tourner à droite en direction de Corbières. La route entre Bulle et Riaz n’est pas très agréable, elle est assez passante. La route de l’autre coté du lac est plus calme et plus jolie, mais il y a un détour de 4 ou 5 km à faire, avec un terrain moins plat.

Le lac de la Gruyère vu depuis le pont le traversant.
Le lac de la Gruyère vu depuis le pont le traversant.

À Corbières, sur la rive droite du lac, la route est calme. Elle est vallonnée mais pas de pourcentages à faire mal. On y a de temps en temps, de jolies vues sur le lac. Plus tard, on arrive au Mouret, ici on quitte la partie francophone de la Suisse. On prend la direction Giffers. On passe dans ces trois petites villes : Giffers, Plasselb et Plaffeien. La dernière est assurément la plus jolie : au fond d’un vallon, les montagnes tout autour et une magnifique église. Un arrêt se justifie totalement. Depuis Lausanne, nous sommes à 66 km de route. Et plus vraiment d’arrêt possible avant de franchir le col du Gurnigel.

À la sortie de Plaffeien la route est relativement plate pendant quelques kilomètres le long de la Singine, rivière ayant donnée son nom à cette région et au dialecte suisse-allemand parlé localement. Ici s’offre un choix, prendre la route directe pour Lucerne, on va y revenir, ou monter jusqu’au Lac Noir. Pour y aller, il faut faire un petite montée (4 ou 5 km). C’est un endroit très joli, possibilité d’y dormir. Il y a des activités nautiques en été et c’est une station de ski l’hiver. Je n’ai pas fait ce détour. À partir du moment où la route commence à monter, l’ascension du col dure 16 km. La pente est très irrégulière, c’est une montée par paliers mais sans réellement de murs infranchissables. Les paysages y sont très jolis et la route totalement déserte. C’est vraiment calme.

Ici aussi on trouve de vieux ponts de bois.
Ici aussi on trouve de vieux ponts de bois.

Pour ma part, l’ascension s’est faite correctement. Juste les derniers kilomètres sous la pluie et le froid. Comme en témoigne la photo ci-dessous.  En haut du col, il y a un restaurant. J’y ai fait un arrêt alimentation.

Passage de col légèrement brumeux.
Passage de col légèrement brumeux.

Il parait qu’il y a un joli panorama sur les Alpes bernoises depuis le col. Il parait… De ce que j’ai perçu de la descente, les paysages doivent être très beaux. La descente est très pentue. Le passer en vélo dans l’autre sens ne doit pas être une partie de plaisir.

Au pied du col, nous arrivons à Riggisberg dans le canton de Berne, 100 km depuis Lausanne. Il faut ici traverser la vallée de l’Aar, un des plus gros affluents alpestres du Rhin. La rivière est très canalisée, rien de sensationnel à voir. Je suis passé par le village de Kirchdorf, petit arrêt pour l’eau. Ensuite direction Jaberg, Kiesen puis Oppligen. À Oppligen, on quitte la vallée de l’Aar pour entrer dans l’Emmental.

Je traverse l’Emmental par Konolfingen. La route est très passante, mais les voitures et camion sont relativement sympa. On trouve aussi de très nombreuses espaces privatifs pour les vélos pour rouler en sécurité.

Paysage de l'Emmental.
Paysage de l’Emmental.

Un peu plus loin on arrive à Langnau Im Emmental. L’endroit est assez grand pour s’arrêter boire et manger et probablement y dormir. Lausanne est 140 km derrière soit.

 

Une vue de Langnau.
Une vue de Langnau.

Peu après Langnau, on entre dans l’Entlebuch. Il s’agit d’une biosphère protégée par l’UNESCO. Les paysages sont très beaux. La route est toujours très passante, mais souvent aménagée. Ca roule relativement bien. Pour ma part, j’ai eu pluie et grêle dans cette région.

L'Entlebuch.
L’Entlebuch.

À Entlebuch (le village), nous avons quitté Lausanne depuis 168 km. Le village est joli mais sans plus. Ici, un choix s’offre pour rejoindre Lucerne. Soit on peut continuer sur la route principale avec son trafic, soit on prend le col du Rengg. Le Rengg permet de faire quelques kilomètres de moins, il est très court (environ 2 km), mais ses pentes sont très très fortes. J’ai vu une voiture caler en me doublant dans une épingle… Avec des vélos trop lourds, ce doit être un calvaire.

La descente du Rengg se fait dans une très jolie vallée assez calme, avec vue sur les Alpes. Ca faut le coup de se faire mal pour monter.

Les quelques kilomètres restant jusqu’à Lucerne sont relativement plats. L’arrivée sur Lucerne est source de joie, vue sur le Pilatus (la montagne), puis on voit enfin le fameux Kapellbrücke. Fabien et moi nous y sommes retrouvés pour partager cette bière tant désirée tout au long de la journée.

Le Kapellbrücke. Crédit : Edwin Lee - CC By SA
Le Kapellbrücke. Crédit : Edwin Lee – CC By SA

Environ 190 km pour cette balade entre Lausanne et Lucerne. Dans ce billet, je mentionne relativement peu les points d’eau. Ayant eu des conditions météos assez humides j’ai bu relativement moins. Mais j’ai toujours trouvé des villages avec des fontaines proches les uns des autres. Il faut juste faire attention à la longue montée du Gurnigel qui, par temps très chaud, peut s’avérer piègeuse pour l’eau.

Note : désolé pour la qualité des photos, la météo n’a pas aidé.