Mangeons utile

Arrive la période des fêtes au cours de laquelle on s’en fout plein la panse. Pardon, au cours de laquelle on se fait plaisir au palais. Profitons donc de cette période pour joindre l’utile à l’agréable. Illustrons des articles Wikipédia concernant des mets raffinés, ou pas.

De la raclette.
De la raclette, illustrée, elle.

Crédit photo : Grcampbell en CC – by – SA

On dispose d’outils sympa pour faire ce genre de travail. Prenons deux catégories d’articles sur Wikipédia :

Utilisons Cat Scan, outil de croissement de catégorie hébergé sur le Toolserver. Le Toolserver est un serveur d’outil Wikipédia géré par Wikimedia Deutschland, comme quoi les allemands peuvent être utiles pour une question d’ordre culinaire. Donc, Cat Scan me génère une liste d’article concernant la cuisine suisse mais sans illustrations. À l’heure où j’écris 18 articles sont en manque d’illustrations. On y trouve des plats pas forcément de saison, mais il y en a d’autres que vous pourrez très surement illustrer pendant les fêtes de fin d’année, notamment :

Bon appétit à tous et bonnes photos.

Publicités

Les 4 piliers du logiciel libre

Rapide billet pour citer Fanny l’autre jour sur Twiter qui a évoqué les quatre piliers du logiciel libre :

  1. Être moche. Une belle interface, c’est pour ces tantouzes de chez Apple ;
  2. Être compliqué. Faire partie des élus, ça se mérite ;
  3. Si c’est buggué, c’est de votre faute. Apprenez le C, le Java et le Fortran et corrigez ;
  4. Un logiciel libre est supérieur à un logiciel non-libre, indépendamment de leurs performances.

Il faut avouer que ce serait moins drôle s’il n’y avait pas réellement un fond de vérité.

Attaque de centrale nucléaire

Lundi matin des militants de Greenpeace France se sont introduits dans une centrale nucléaire exploitée par EDF. Les médias nous disent que 9 personnes se sont introduites dans le périmètre de la centrale et que parmi eux deux sont parvenus à monter sur le toit du bâtiment hébergeant le réacteur nucléaire.

Greenpeace France nous annonce que leur action montre que le nucléaire sûr n’existe pas. Pour ma part, je suis un peu dubitatif quant à l’action et à la conclusion tirée.

Le séisme au Japon en mars dernier, le tsunami qui l’a suivi et leurs conséquences sur les installations nucléaires de Fukushima ont montré au grand public que le point faible d’une centrale nucléaire n’est pas le réacteur mais son système de refroidissement. Il semble en effet que les bâtiments dans lesquels se trouvent les réacteurs n’ont pas trop mal supporté la secousse et le raz-de-marée. Le gros problème est en fait venu des installations garantissant le refroidissement des réacteurs : pompes et circuit notamment. En rendant inopérant le système de refroidissement, l’événement (séisme + tsunami) a provoqué un accident allant jusqu’à la fusion des réacteurs. On en connait maintenant une partie des conséquences.

J’en reviens à Greenpeace et à son action sur la centrale de Nogent. Ils se sont introduits dans la centrale et sont montés sur le toit d’un réacteur. Et ? J’ai du mal à concevoir que deux personnes sur le toit d’un bâtiment abritant un réacteur nucléaire puissent parvenir à faire plus de dégâts qu’un tremblement de terre de magnitude 9. Même deux types avec des ceintures d’explosifs ne parviendraient pas à faire une brèche dans un mur comme ça.

Là où Greenpeace France a raté le coche, à mon avis, c’est qu’ils auraient du montrer qu’ils pouvaient (?) – en pénétrant dans la centrale – paralyser le système de refroidissement des réacteurs. Le grand public a découvert les conséquences d’une paralysie de refroidissement d’un réacteur. Il aurait été tellement parlant de lui montrer qu’en France on pouvait atteindre ces points sensibles …

Bref, je crois que Greenpeace France a préféré faire dans la pure démagogie plutôt que dans le vraiment instructif. Dommage.