Cyclos à deux

J’ai commencé à faire du vélo – en tant que sport – en 1992. J’ai fait de la compétition, puis de l’encadrement. Par la suite, j’ai laissé tomber l’engagement associatif mais j’ai continué à rouler pour le plaisir. Le mauvais coté de la chose, en fait, c’est que n’ayant plus d’obligations d’aller faire rouler les schtroumpfs le samedi après-midi, ben j’ai commencé à moins rouler. Je n’ai franchement plus la condition que j’avais à 20 ans.

Bucéphale.
Bucéphale.

J’ai donc continué à rouler pour le plaisir, à partir tout seul un après-midi pour s’enchainer quelques kilomètres. Mon amie s’est dit qu’en fait ça devait être sympa de faire du sport et de voir de jolis paysages en même temps. Assez rapidement, elle m’a emmené dans un magasin de cycles, en me disant qu’elle en voulait un. On est reparti avec le Scott blanc visible ci-dessus, appelé Bucéphale.

Selon les conditions climatiques, on va rouler plus ou moins régulièrement. Les premiers temps, je dois avouer j’étais franchement devant, je devais souvent l’attendre en haut des bosses ou baisser un peu le rythme sur le plat.

Elle y a pris gout.  Elle y a tellement pris gout, en fait, qu’elle va bosser tous les jours en vélo. Cet hiver elle a donc fait plus de 2000 km avec ses aller-retours quotidiens. Dans le même temps, j’en ai fait 0. La reprise a été rugueuse. Elle a du foncier que je n’ai plus. J’ai tout de même réussi à obtenir quelques sorties sur le plat autour du Léman afin de tourner les jambes et de reprendre du foncier. Après quelques sorties j’arrive à bien tourner les jambes même si je n’ai pas la soquette aussi légère qu’elle.

Le week-end dernier nous avons participé à notre première cyclo, à la Journée lausannoise du vélo. On a fait juste la petite boucle de 50 kilomètres mais pas forcément très plate.

Un peu plus de 50 km et 800 mètres de dénivelé positif, autant en négatif. Au départ on a tenté de suivre un groupe d’américains qui roulaient bien. N’ayant jamais roulé en groupe, elle a accusé le coup dans les relances ; sortie de virages et sommet de bosses, pas l’habitude de devoir relancer sans cesse. Bref, après 7 ou 8 kilomètres on a laissé partir nos rouleurs américains et on est parti molo à notre rythme. Par la suite, j’ai quand même vachement senti les 2500 km qu’elle a en plus dans les jambes cette année. Et oui, il faut le dire, elle avait de meilleures jambes que moi. J’ai franchement peiné dans certaines cotes. Je m’en suis sorti avec le métier : gérer le bon braquet à l’entrée du virage pour la cote qu’il y a en sortie, faire les descentes, etc. Rouler à deux c’est vraiment sympa ; chacun à ses forces et ses faiblesses mais on peut taper la discute tranquillement en regardant les paysages défiler.

Au programme de dimanche prochain, la Cyclotour du Léman ; 60 km de plat tout droit entre Genève et Lausanne. Là ça va rouler à bloc sur la grosse plaque et sucer des roues. On verra bien qui s’en sort le mieux.

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3 réflexions sur “Cyclos à deux

  1. Le vélotaf est effectivement une arme redoutable pour le foncier, et pour les bouchons sur la route du lac:

    Bonne continuation !!

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