Se déplacer

C’est devenu de plus en plus à la mode de parler de ce que nous consommons en termes d’énergie et de l’impact de tout ça sur l’environnement.  Les transports sont souvent montrés du doigt de part leurs dépendances aux produits pétroliers et la pollution générée par la combustion des produits en question. Alors on entend plein de choses à ce sujet : les voitures électriques, les piles à combustibles … Comment faire pour se passer de nos moteurs thermiques polluants ?

Je me suis amusé à faire une petite réflexion avec les chiffres que j’avais à portée de main, ceux relatifs à la Suisse. 34.7% de l’énergie consommée dans le pays l’est par les transports, c’est le plus gros poste dépenseur d’énergie dans le pays, rien d’étonnant,  et c’est probablement la même chose chez les voisins.

D’où vient l’énergie pour les transports ?

Même si plus de 99% du réseau ferré suisse est électrifié 96% de l’énergie pour les transports vient des produits pétroliers. L’électricité ne subvient qu’à 3.7% des besoins des transports, même si le suisse est la personne parcourant le plus de kilomètre en train dans l’année.

Que devrions-nous faire pour se passer des produits pétroliers dans les transports ?

On reste tous avec nos voitures et avec plein de camions sur la route, mais tout ça avec des moteurs électriques. En prenant la consommation annuelle de produits pétroliers dans les transports, un rendement des transports automobiles thermiques d’environ 15%, un rendement du transport automobile électrique d’environ 85%, on arrive à la nécessité de produire 14 154 GWh d’électricité par an. Le chiffre est gigantesque, mais ne vous parle surement pas beaucoup. Alors on va donner une échelle. La Suisse, qui est autosuffisante en électricité, produit 63 812 GWh d’électricité par an. Ainsi remplacer les moteurs thermiques de nos voitures et camions par des moteurs électriques,  cela signifie augmenter de plus de 20% la production d’électricité du pays.

Est-ce possible ?

En Suisse l’électricité vient à 55% des barrages hydroélectriques, 40% du nucléaire et 5% du thermique. Bon on ne va pas créer de l’électricité en brulant du pétrole pour ensuite déplacer des voitures avec, c’est ridicule. Il reste donc l’hydroélectrique et le nucléaire. Du côté de l’hydroélectrique, les Alpes sont quasi saturées. En fait si on veut augmenter massivement la production d’électricité, il reste le nucléaire. La production d’électricité nucléaire en Suisse se monte à 26 344 kWh par an, il faut produire 14 154 GWh d’électricité pour nos transports, ça signifie installer la moitié du parc nucléaire en surplus de ce qu’il y existe aujourd’hui. Ce qui ne va plaire à personne.

Et les autres énergies renouvelables ?

Pour ressituer ; une centrale nucléaire c’est une production d’environ 80 000 kWh d’électricité par an et par mètre carré occupé au sol. Les meilleurs sites éoliens sont à environ 1000/1500 kWh, pour le solaire photovoltaïque Greenpeace parle de 100 kWh. Ainsi pour la production d’électricité une ferme éolienne prend 80 fois plus de place qu’une centrale nucléaire, avec le solaire photovoltaique on est à 800. Ces deux énergies sont en plein dévelopement mais ne pourront pas produire le même volume d’électricité qu’une centrale nucléaire, à moins de recouvrir le pays.

Conclusion

Il va falloir se passer du pétrole, soit très rapidement par conscience écologique, soit d’ici 40 ans parce que la pompe sera vide. Et sans ce pétrole, l’approvisionnement énergétique de nos transports doit être revu de A à Z. A mon avis il y a deux possibilités :

  • la première : on ne change pas nos habitudes. Alors il va falloir accepter de mettre quelques centrales nucléaires de plus et de voir se planter des éoliennes et des panneaux solaires sur le moindre carré de verdure du pays.
  • la seconde : sévèrement changer nos habitudes. Se déplacer moins tout en prenant le vélo ou le train. Arrêter d’acheter des fruits du fruits ou des légumes d’Espagne parce que c’est cool d’en avoir plus tôt…

Pas facile, vous optez pour laquelle ?

Collaboration wikimédienne.

Ne vous fiez pas au titre, ce billet ne se finira pas par la tonte de quelconque wikimédienne, même si la situation pourrait m’amuser je dois le dire.

Je souhaite juste vous faire part de la bonne entente et du bon fonctionnement des associations Wikimédia France et Wikimedia CH. En effet, nous avons vécu un week-end un peu stress mais qui se finit bien.

Depuis quelques semaines Kropotkine est en contact avec une personne investie dans le monde du libre, une personne faisant pas mal de lobbying dans ce sens. Ayant les mêmes buts que nous le contact s’est vite établi. Fin de semaine dernière cette personne contacte Kropotkine et Wikimédia France pour demander de venir faire une présentation dans les locaux de l’ONU à Genève … lundi. Au niveau délais c’était plutôt tendu.

Au même moment, une partie des francophones de Wikimedia CH était à Berne à une réunion avec la rédaction francophone du Dictionnaire historique de la Suisse, le but de cette rencontre étant de mieux se faire connaitre et de proposer des projets communs. On sème, on verra bien si ça pousse.

En résumé, Wikimédia France n’arrivait pas à nous joindre, le stress est un peu monté chez eux. Nous avons réussi à se joindre samedi midi pour parler de tout ça. Il fallait trouver quelqu’un de très à l’aise en anglais, qui connaisse bien les projets Wikimedia, qui présente bien et qui soit disponible pour lundi après-midi à Genève. La perle rare a été trouvé, c’est notre cher canidé qui y est allé. De cette rencontre les échos sont plutôt positifs, maintenant il faut tisser les liens créer ce jour là.

Ce petit billet pour vous dire que vos associations bougent et se donnent du mal pour faire des choses. La collaboration entre les deux entités (française et suisse) a l’air aussi de bien fonctionner.

Ludo

Bilan carbone de Tryo

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas Tryo, je vous invite à lire l’article dédié à ce groupe sur Wikipédia.

Tryo a une démarche écologiquement interessante. En effet ils ont réalisés un bilan carbone de leur dernière tournée, avec comme objectifs déclarés :

  • réduire les émissions de GES
  • sensibilisation du public et des salles de concerts
  • initier une démarche citoyenne dans le monde du spectable

Vous pouvez consulter cette étude ici.

J’ai jeté un rapide coup d’œil sur le contenu de l’étude, ça m’a l’air assez juste. J’ai cependant noté un gros manque. Les dégagements de gaz à effet de serre dus à la combustion de tabac et d’herbe n’a pas été prise en compte. Il me semble que pour ce groupe en particulier cet aspect ne peut être négligé. A intégrer dans le prochain bilan carbone.

Les mauvaises langues pourront dire que c’est marketing et que c’est bien ciblé vis-àvis du public et de la mouvance de celui-ci. En fait moi je trouve la démarche super interessante. Personne ne leur à demander de se plier à cet exercice. Ils se donnent des objejctifs et des clés de réflexions à peu tout le monde.  La prochaine tournée nous montrera ce qu’il en est en termes d’utilité et de retombées concrètes.

Wikipédia à la radio

Samedi matin j’étais dans les locaux de la RSR (Radio suisse romande) à Lausanne. En effet, j’ai eu le plaisir d’être invité pour l’enregistrement d’une émission ayant pour sujet … Wikipédia. Explications :

Xavier Studer et Stéphane Laurenceau animent une émission tous les samedi matins sur Couleur 3, la radio au public jeune de la RSR. Cette émission, Pointbarre, est diffusée de 9 h à 11 h le samedi matin. Elle évoque les technologies de télécommunications, l’internet, les ordinateurs, les logiciels ainsi que les jeux vidéos (tous supports).  Que ce soit dans cette émission ou dans les autres de cette radio, on peut réguièrement entendre des choses du genre  »Ah j’ai lu ça sur Wikipédia ».

Il y a quelques semaines je me suis donc décidé à écrire un mail à l’adresse mentionnée sur la page web de cette émission. En substance je me présentais comme contributeur et membre de Wikimedia CH, en disant que j’étais là pour toutes interrogations sur Wikimédia, Wikipédia et le reste …

Quelques semaines après j’ai reçu une réponse de Xavier Studer me disant qu’ils avaient l’intention de faire une émission sur le sujet. On a ensuite passé 45 minutes au téléphone, puis deux heures autour d’un café pour préparer l’émission, parler de Wikipédia dans ce cadre mais aussi plus généralement.

Et donc samedi me voilà à prendre la route pour Lausanne et les studios de la RSR. Je suis arrivé à la fin de leur direct pour embrayer sur l’enregistrement de l’émission qui sera très vraisemblablement diffusée ce samedi. J’ai très vite été mis à l’aise. L’émission s’est, à mon avis, plutôt bien passé. Pour ma part j’en ai un bon feeling. Le but n’était pas de détruire Wikipédia ni d’en faire une hagiographie. J’ai le sentiment que nous avons été assez justes. On a parlé de beaucoup de choses, les contributions, les vandalismes, les autres projets. Il devrait y avoir environ 30 à 35 minutes d’interviews sur le sujet.

35 minutes c’est court, j’aurais pu en parler le double ou le triple. On verra bien, à l’écoute, ce que ça va donner. Je vous donnerai, ici même, l’url pour écouter cela sur le net. J’attends aussi vos réactions suite à cette écoute.

Voilà, y’a plus qu’à attendre samedi, pour écouter tout ça.

Ludo

Consultation des articles en page d’accueil

Mardi dernier j’ai eu la joie d’avoir deux articles rédigés par mes soins en page d’accueil de la version francophone de Wikipédia. Ca fait tout de même plaisir de voir son travail mis en avant. Ca motive pour se remettre à écrire d’autres articles.

Ces deux articles étaient hydrologie de la Suisse et correction des eaux du Jura. Je me suis amusé à utiliser l’outil de consultation des articles en rapport avec ce passage en page d’accueil. J’en retiens quelques observations intéressantes.

Tout d’abord ça draine beaucoup plus de lecteurs qu’en temps normal. L’hydrologie de la Suisse voit en moyenne 12.5 lecteurs par jour sur les quatre premiers mois de l’année. Le jour de la parution en page d’acceuil on atteint 2108 visites.  Un peu le même constat avec la correction des eaux du Jura et une moyenne de 11.4 lecteurs par jours sur la même période et 1599 visites ce jour là. C’est plutôt interressant pour la mise en avant de ces articles, cela montre que des lecteurs vont sur les articles.

On peut ensuite se poser la question sur la profondeur de la lecture. Les articles sont-ils vraiment lus ? Le sujet est-il approfondi. J’ai fait quelques tests à ce sujet. J’ai pris quelques articles liés dans ces articles et j’en ai regardé la fréquentation. Je vous livre mes résultats et mes réflexions brutes.

Afin de ne pas perturber les résultats, je prends deux articles présents seulement dans hydrologie de la Suisse. J’ai choisi le Rhône et le Glacier d’Aletsch, ce dernier étant un affluent du Rhône. On se rend compte que dans les deux cas on a une augmentation de fréquentation des articles : Rhône et Glacier d’Aletsch. En première lecture de ces histogrammes j’avais cru en déduire que le sujet le plus commun (Rhône) avait une augmentation de visite moins marquée que le sujet plus confidentiel, mais en fait c’est juste que le pic se voit moins sur des articles bénéficiant déjà d’un nombre de visite certain.

Quoi qu’il en soit cette augmentation des visites sur les sujets connexes va assez loin, il touche vraiment beaucoup d’articles liés aux deux articles mis en avant. Je ne vais pas en faire la liste complète, mais je l’ai notamment vu pour des sujets confidentiels comme Richard La Nicca, Murgenthal, lac de Bienne.

On peut finalement en conclure que les lecteurs des articles mis en avant poursuivent la lecture des sujets connexes et le fond sur des sujets finalement peu commun. Il y a donc une vraie soif d’apprendre, d’aller au delà de la lecture de l’article. D’où l’intérêt de choisir avec soin les articles liés.