Descente de la Loire, du Mont Gerbier-de-Jonc au Puy-en-Velay

Septembre 2016.

Je voulais partir de la source, le faisant de façon autonome il fallait donc je rejoigne le Mont Gerbier-de-Jonc tout seul. Premier train du matin entre Saint-Étienne et Le Puy-en-Velay, et me voilà en route.

55 km pour rejoindre le vrai départ, parce que bon, oui, je me suis planté à un carrefour. La plaisanterie m’a couté un détour de 5 km, ça va encore.

2016-09-03 11.40.54
Le Massif central.

Ces routes dans le Massif central sont belles et bien calmes, pas d’aménagement cyclable particulier, mais il n’y en a pas vraiment besoin. En revanche, ça monte un peu ; il faut compter 800 mètres de dénivelé à reprendre entre Le Puy-en-Velay et le vrai départ. Pas de fortes pentes, il faut donc prendre son temps et ça passe tout seul.

2016-09-03 12.10.00
Le voilà, le Mont Gerbier-de-Jonc.

En arrivant sur le Mont Gerbier-de-Jonc, dans une descente, j’ai vécu un truc magnifique. Je roulais à 40 ou 50 et, à une dizaine de mètres de moi, sur la droite, un rapace a volé à ma hauteur pendant une vingtaine de seconde : moment totalement magique.

Bref, me voilà à la source, c’est ici que commence vraiment l’aventure.

2016-09-03 12.56.15
Au début, elle est vraiment toute petite.

Entre le Mont Gerbier-de-Jonc et le Puy-en-Velay on ne peut, en fait, pas suivre complètement le cours de la Loire, il faut parfois s’éloigner un peu, c’est la montagne. Un peu moins de 80 kilomètres de descente avec quelques bonnes montées à passer tout de même. Les paysages sont vraiment magnifiques, un régal.

La première journée s’achève là où elle a débuté, devant la gare du Puy-en-Velay, avec une boucle de 131 km.

La sortie sur Strava.

 

Publicités

Descendre la Loire en vélo

J’ai habité pendant 15 ans là où la Loire rejoint l’océan, je pratique le vélo depuis plus de 25 ans. Il y avait probablement une certaine logique à un jour la descendre de bout en bout sur deux roues.

Cela m’aura pris un peu de temps, mais la chose est faite, en 8 étapes. Je vais essayer en quelques billets de vous décrire le parcours, ainsi que quelques réflexions sur le matériel à prendre, sur les routes, etc.

C’est quoi un  »sport nature »

J’étais sur une viaferrata et j’y ai rencontré d’autres personnes : un petit groupe d’habitués. On commence à discuter en trouvant des déchets laissés par d’autres pratiquants.

Je finis par dire que je fais du vélo, y compris en montagne et que je suis aussi parfois un peu choqué par les déchets que certains cyclistes laissent sur la route.

Et là, j’ai cette réponse :

C’est pas pareil, le vélo, ce n’est pas un sport nature.

Ah… J’ai demandé ce qu’était un sport nature. On m’a répondu que c’était un sport où l’on profitait de la nature telle qu’elle est. Vous les cyclistes, vous êtes des automobilistes, vous avez besoin que la nature soit aménagée pour en profiter.

J’ai souri et regardé la paroi.

2016-07-14 12.13.28

Effectivement, en via ferrata, on laisse la nature telle que…

Du coup, je me demande ce qu’est un  »sport nature ».

COP 21

Le problème avec les politiques c’est que leur contrainte première est de se faire élire de nouveau aux prochaines élections. Du coup, quand ils sont au pouvoir ils doivent trouver un truc fun à faire, un truc garantissant une réélection. Ca donne un regard sur les évènements qui ne va pas au delà de 5 ans, vous pouvez introduire une petite variation selon les pays.

Et donc à ces gaziers là on leur présente un problème en leur disant : il faut que vous preniez, aujourd’hui, des décisions dont les premiers impacts ne seront probablement pas mesurables avant 10 ou 20 ans. 

Et vous pensez vraiment qu’ils vont faire quelque chose ?

Le corollaire à cela, c’est que les seuls systèmes politiques qui pourraient se soucier du climat, ce sont les dictatures. Kim Jong Un, si tu me lis…

La solution serait d’accélérer le temps, ou de faire comme tel. On les pose tous sur une île submersible à marée basse. On vient vous chercher quand vous aurez de vraies solutions. Il faut six heures pour que la mer monte. À eux de bosser.

Géocaching et canton de Vaud

Le géocaching c’est ce jeu qui consiste à chercher des boites cachées de manière plus ou moins complexe dans l’environnement externe. À l’heure actuelle, 2,6 millions de boites sont cachées sur Terre. C’est un jeu participatif, les boites sont cachées par les joueurs eux-mêmes. Les boites sont référencées selon leur plusieurs critères : type, taille, difficulté, accès, etc.

Cachée sous une pierre - Usien CC by SA
Cachée sous une pierre – Usien CC by SA

Pour résumer : trois principaux types de boites : traditionnelle, multiple, mystère. La boite traditionnelle, vous disposez des coordonnées GPS de la cache, vous arrivez sur place, vous cherchez. La multiple, c’est généralement un jeu de piste dans un village ou un autre lieu d’intérêt. Vous avez les coordonnées d’un point de départ, puis vous allez voir l’église, la mairie, le lavoir, etc. Vous récupérez des infos qui vous font obtenir les coordonnées de la cache. La mystère, c’est une énigme à résoudre, celle-ci peut se faire à la maison et vous donne les coordonnées de la cache.

 

Boite typique - Anagoria en CC By
Boite typique – Anagoria en CC By

Vous disposez aussi d’une notation (de 1 à 5) sur la difficulté à trouver (bien cachée ou pas) et sur la difficulté d’accès (du piéton au matériel de spéléologie).

En ce qui concerne la taille, cela peut aller d’une boite plus petite qu’un dé à coudre jusqu’à une grosse caisse de 40 cm de coté.

À l’intérieur, vous trouverez un carnet pour noter votre passage et la date de celui-ci.

Dans la région de Lausanne

Dans le canton de Vaud, il y en a beaucoup. En traçant un cercle centré sur Lausanne et passant par Rollle, Yverdon et Montreux, vous avez 500 caches à trouver. Je peux vous évoquer quelques caches que j’ai aimées :

  • dans une forêt au nord de Lausanne une grosse boite à trouver dans une souche d’arbre, cette cache contient des DVD, l’idée faire du troc : je prends un DVD si j’en pose un autre ;
  • une toute petite boite métallique aimantée à l’intérieur d’un vieux char de combat près de Vallorbe ;
  • un tuyau vertical qu’il faut remplir d’eau pour faire apparaitre la boite par flottaison ;
  • et encore plein d’autres.

Les communes du canton de Vaud

Depuis quelques jours, des géocacheurs ont entrepris une série de cache :  »une cache par commune vaudoise ». À l’heure actuelle la série compte 25 caches sur 318 communes. C’est une bonne occasion de faire découvrir votre commune en cachant et entretenant une telle cache pas loin de chez vous.

Les communes avec cache.
Les communes avec cache.

N’hésitez pas à participer et vous amuser.

Le site web sur lequel on peut trouver tout ça : https://www.geocaching.com

Un exemple de cache de cette série, la cache de la commune de Rivaz : http://www.geocaching.com/geocache/GC5QM31_communes-vaudoises-rivaz?guid=e81a3dec-964a-4bb6-8a6c-8b5f067e093a

Passage à niveau et vélo

Dimanche se déroulait Paris-Roubaix, à 85 km de l’arrivée il y a eu un incident. Un passage à niveau a fermé la route au milieu d’un groupe conséquent de coureurs. Des coureurs ont forcé le passage à niveau et sont passés alors que les barrières étaient abaissées. D’autres se sont arrêtés.

Sur la même épreuve, en 2006, trois coureurs avaient fait de même. Ainsi donc les coureurs ayant l’arrivée aux 2ème, 3ème et 4ème places furent déclassés. Sanction légitime selon mon point de vue.

Depuis, pas mal de personnes réagissent certains disent que ASO (l’organisateur) devrait s’arranger pour faire retarder le train, d’autres disent que l’organisateur est incompétent, etc. Je me permets de donner ici quelques éclaircissements et avis.

Parlons du passage à niveau en question. L’organisateur donne généralement (et c’est le cas ici) une feuille avec les prévisions de passage de la caravane et des coureurs. Généralement les temps de passage des coureurs sont donnés pour trois vitesses moyennes différentes : basse, moyenne et haute. Dans le cas de notre passage à niveau, ces temps de passage sont à 14h28, 14h40 et 14h53. Cela signifie que les coureurs peuvent passer à n’importe quel moment dans cette fourchette de 25 minutes. Il peut même leur arriver de passer hors de cette fourchette.

Le passage à niveau en question est situé peu au nord-ouest de Valenciennes, région très densément peuplée (en fait le Nord est le département le plus peuplée de France 2,5 millions d’habitants). Vous pouvez imaginer le nombre de train qui passe sur ces lignes ? J’avoue ne pas avoir réussi à trouver le nombre exact de train passant dans le coin par heure.

Par contre, la feuille me course me dit qu’entre les km 157 et 171, il y a 5 passages à niveau. L’incident de dimanche s’est déroulé dans cette portion de 14 km. Sur les 253 kilomètres de course, c’est un total de 10 passages à niveau qu’il y a.

Compte tenu du nombre de passage à niveau dans ce faible espace et de la variabilité des horaires de passage, je peine à concevoir que l’organisateur puisse donner le coup d’envoi d’une course de 250 km en vélo en certifiant qu’aucun coureur ne se trouvera sur un passage à niveau à une heure de passage d’un train.

Mais alors quelles solutions existent ? Je fais un recueil critique de tout ce que j’ai entendu :

Ne pas faire franchir de passage à niveau à la course

C’est effectivement une solution, mais il faudrait profondément modifier le parcours et très probablement se priver des secteurs pavés qui font le caractère même de la course. Je vois mal l’organisateur envisager ça.

Retarder le train qui croise la course

Retarder un train, c’est perturber tout le traffic. Là encore je vois mal la SNCF entrer en matière là-dessus.

Mettre plus de commissaires de courses ou de policiers aux passages à niveaux

Les coureurs le savent que c’est interdit de passer. En plus de l’aspect purement dangereux pour leurs vies, il y a le règlement de la courses à laquelle ils participent. Sans excuser les coureurs qui font ça, je conçois que lancer dans la course certains puissent faire ça. Je conçois et je trouve normal qu’ils se fassent exclure pour ça.

Ils ne faut pas compter sur les coureurs pour respecter les passages à niveau, il faut donc compter sur un service d’ordre. Je pense qu’il y a une vraie solution ici. On parle de 10 passages sur toute la course. 4 ou 5 commissaires de courses (ou gendarmes) par passages à niveaux, ça fait 50 personnes sur la course. Vu le budget général d’une telle organisation, ça reste acceptable.

Supprimer les passages à niveau en question

Travail couteux et de longue haleine, mais vraie solution. Faire des travaux pour que la chaussée passe dessus ou dessous les voies ferrées. Ces aménagements seraient qui plus est profitables pour le reste de la collectivité le reste de l’année. Mais voilà, il faut prendre les décisions, faire les travaux, etc. ça prend du temps. Du surcroît : qui paye ?

 

En somme, je ne pense pas qu’il soit possible de faire passer cette course hors passage à niveau, ou sur des passages à niveau vides avec certitude. Les solutions sont plus à chercher dans le durcissement de la présence des commissaires à ces endroits dangereux et dans le durcissement des sanctions envers les coureurs inconscients. Histoire de faire perdre l’envie à d’autres de recommencer.