C’est quoi un  »sport nature »

J’étais sur une viaferrata et j’y ai rencontré d’autres personnes : un petit groupe d’habitués. On commence à discuter en trouvant des déchets laissés par d’autres pratiquants.

Je finis par dire que je fais du vélo, y compris en montagne et que je suis aussi parfois un peu choqué par les déchets que certains cyclistes laissent sur la route.

Et là, j’ai cette réponse :

C’est pas pareil, le vélo, ce n’est pas un sport nature.

Ah… J’ai demandé ce qu’était un sport nature. On m’a répondu que c’était un sport où l’on profitait de la nature telle qu’elle est. Vous les cyclistes, vous êtes des automobilistes, vous avez besoin que la nature soit aménagée pour en profiter.

J’ai souri et regardé la paroi.

2016-07-14 12.13.28

Effectivement, en via ferrata, on laisse la nature telle que…

Du coup, je me demande ce qu’est un  »sport nature ».

COP 21

Le problème avec les politiques c’est que leur contrainte première est de se faire élire de nouveau aux prochaines élections. Du coup, quand ils sont au pouvoir ils doivent trouver un truc fun à faire, un truc garantissant une réélection. Ca donne un regard sur les évènements qui ne va pas au delà de 5 ans, vous pouvez introduire une petite variation selon les pays.

Et donc à ces gaziers là on leur présente un problème en leur disant : il faut que vous preniez, aujourd’hui, des décisions dont les premiers impacts ne seront probablement pas mesurables avant 10 ou 20 ans. 

Et vous pensez vraiment qu’ils vont faire quelque chose ?

Le corollaire à cela, c’est que les seuls systèmes politiques qui pourraient se soucier du climat, ce sont les dictatures. Kim Jong Un, si tu me lis…

La solution serait d’accélérer le temps, ou de faire comme tel. On les pose tous sur une île submersible à marée basse. On vient vous chercher quand vous aurez de vraies solutions. Il faut six heures pour que la mer monte. À eux de bosser.

Géocaching et canton de Vaud

Le géocaching c’est ce jeu qui consiste à chercher des boites cachées de manière plus ou moins complexe dans l’environnement externe. À l’heure actuelle, 2,6 millions de boites sont cachées sur Terre. C’est un jeu participatif, les boites sont cachées par les joueurs eux-mêmes. Les boites sont référencées selon leur plusieurs critères : type, taille, difficulté, accès, etc.

Cachée sous une pierre - Usien CC by SA
Cachée sous une pierre – Usien CC by SA

Pour résumer : trois principaux types de boites : traditionnelle, multiple, mystère. La boite traditionnelle, vous disposez des coordonnées GPS de la cache, vous arrivez sur place, vous cherchez. La multiple, c’est généralement un jeu de piste dans un village ou un autre lieu d’intérêt. Vous avez les coordonnées d’un point de départ, puis vous allez voir l’église, la mairie, le lavoir, etc. Vous récupérez des infos qui vous font obtenir les coordonnées de la cache. La mystère, c’est une énigme à résoudre, celle-ci peut se faire à la maison et vous donne les coordonnées de la cache.

 

Boite typique - Anagoria en CC By
Boite typique – Anagoria en CC By

Vous disposez aussi d’une notation (de 1 à 5) sur la difficulté à trouver (bien cachée ou pas) et sur la difficulté d’accès (du piéton au matériel de spéléologie).

En ce qui concerne la taille, cela peut aller d’une boite plus petite qu’un dé à coudre jusqu’à une grosse caisse de 40 cm de coté.

À l’intérieur, vous trouverez un carnet pour noter votre passage et la date de celui-ci.

Dans la région de Lausanne

Dans le canton de Vaud, il y en a beaucoup. En traçant un cercle centré sur Lausanne et passant par Rollle, Yverdon et Montreux, vous avez 500 caches à trouver. Je peux vous évoquer quelques caches que j’ai aimées :

  • dans une forêt au nord de Lausanne une grosse boite à trouver dans une souche d’arbre, cette cache contient des DVD, l’idée faire du troc : je prends un DVD si j’en pose un autre ;
  • une toute petite boite métallique aimantée à l’intérieur d’un vieux char de combat près de Vallorbe ;
  • un tuyau vertical qu’il faut remplir d’eau pour faire apparaitre la boite par flottaison ;
  • et encore plein d’autres.

Les communes du canton de Vaud

Depuis quelques jours, des géocacheurs ont entrepris une série de cache :  »une cache par commune vaudoise ». À l’heure actuelle la série compte 25 caches sur 318 communes. C’est une bonne occasion de faire découvrir votre commune en cachant et entretenant une telle cache pas loin de chez vous.

Les communes avec cache.
Les communes avec cache.

N’hésitez pas à participer et vous amuser.

Le site web sur lequel on peut trouver tout ça : https://www.geocaching.com

Un exemple de cache de cette série, la cache de la commune de Rivaz : http://www.geocaching.com/geocache/GC5QM31_communes-vaudoises-rivaz?guid=e81a3dec-964a-4bb6-8a6c-8b5f067e093a

Passage à niveau et vélo

Dimanche se déroulait Paris-Roubaix, à 85 km de l’arrivée il y a eu un incident. Un passage à niveau a fermé la route au milieu d’un groupe conséquent de coureurs. Des coureurs ont forcé le passage à niveau et sont passés alors que les barrières étaient abaissées. D’autres se sont arrêtés.

Sur la même épreuve, en 2006, trois coureurs avaient fait de même. Ainsi donc les coureurs ayant l’arrivée aux 2ème, 3ème et 4ème places furent déclassés. Sanction légitime selon mon point de vue.

Depuis, pas mal de personnes réagissent certains disent que ASO (l’organisateur) devrait s’arranger pour faire retarder le train, d’autres disent que l’organisateur est incompétent, etc. Je me permets de donner ici quelques éclaircissements et avis.

Parlons du passage à niveau en question. L’organisateur donne généralement (et c’est le cas ici) une feuille avec les prévisions de passage de la caravane et des coureurs. Généralement les temps de passage des coureurs sont donnés pour trois vitesses moyennes différentes : basse, moyenne et haute. Dans le cas de notre passage à niveau, ces temps de passage sont à 14h28, 14h40 et 14h53. Cela signifie que les coureurs peuvent passer à n’importe quel moment dans cette fourchette de 25 minutes. Il peut même leur arriver de passer hors de cette fourchette.

Le passage à niveau en question est situé peu au nord-ouest de Valenciennes, région très densément peuplée (en fait le Nord est le département le plus peuplée de France 2,5 millions d’habitants). Vous pouvez imaginer le nombre de train qui passe sur ces lignes ? J’avoue ne pas avoir réussi à trouver le nombre exact de train passant dans le coin par heure.

Par contre, la feuille me course me dit qu’entre les km 157 et 171, il y a 5 passages à niveau. L’incident de dimanche s’est déroulé dans cette portion de 14 km. Sur les 253 kilomètres de course, c’est un total de 10 passages à niveau qu’il y a.

Compte tenu du nombre de passage à niveau dans ce faible espace et de la variabilité des horaires de passage, je peine à concevoir que l’organisateur puisse donner le coup d’envoi d’une course de 250 km en vélo en certifiant qu’aucun coureur ne se trouvera sur un passage à niveau à une heure de passage d’un train.

Mais alors quelles solutions existent ? Je fais un recueil critique de tout ce que j’ai entendu :

Ne pas faire franchir de passage à niveau à la course

C’est effectivement une solution, mais il faudrait profondément modifier le parcours et très probablement se priver des secteurs pavés qui font le caractère même de la course. Je vois mal l’organisateur envisager ça.

Retarder le train qui croise la course

Retarder un train, c’est perturber tout le traffic. Là encore je vois mal la SNCF entrer en matière là-dessus.

Mettre plus de commissaires de courses ou de policiers aux passages à niveaux

Les coureurs le savent que c’est interdit de passer. En plus de l’aspect purement dangereux pour leurs vies, il y a le règlement de la courses à laquelle ils participent. Sans excuser les coureurs qui font ça, je conçois que lancer dans la course certains puissent faire ça. Je conçois et je trouve normal qu’ils se fassent exclure pour ça.

Ils ne faut pas compter sur les coureurs pour respecter les passages à niveau, il faut donc compter sur un service d’ordre. Je pense qu’il y a une vraie solution ici. On parle de 10 passages sur toute la course. 4 ou 5 commissaires de courses (ou gendarmes) par passages à niveaux, ça fait 50 personnes sur la course. Vu le budget général d’une telle organisation, ça reste acceptable.

Supprimer les passages à niveau en question

Travail couteux et de longue haleine, mais vraie solution. Faire des travaux pour que la chaussée passe dessus ou dessous les voies ferrées. Ces aménagements seraient qui plus est profitables pour le reste de la collectivité le reste de l’année. Mais voilà, il faut prendre les décisions, faire les travaux, etc. ça prend du temps. Du surcroît : qui paye ?

 

En somme, je ne pense pas qu’il soit possible de faire passer cette course hors passage à niveau, ou sur des passages à niveau vides avec certitude. Les solutions sont plus à chercher dans le durcissement de la présence des commissaires à ces endroits dangereux et dans le durcissement des sanctions envers les coureurs inconscients. Histoire de faire perdre l’envie à d’autres de recommencer.

 

 

 

 

 

 

 

Faire du Tweetcyclos

On m’a plusieurs questionné sur mes méthodes pour faire du livetweet des sorties vélos. Réponse selon deux axes :

Alors, oui je prends mes photos et je tweetes en roulant. Jeune, j’ai fait ce qu’on appelle l’école de cyclime. Plutôt que d’envoyer les jeunes bouffer des kilomètres toutes les semaines, on leur fait faire des jeux d’adresse sur vélo : ramasser des objets posés au sol sans descendre du vélo, passage sous une barre à peine plus haute que la selle, gymkhana entre des quilles, etc. Ca forme vraiment sur l’agilité en vélo. Ca permet, dans le col du Gottard, de faire des photos avec le téléphone : une main sur le guidon l’autre sur le téléphone le tout sur une route pavée avec une pente à 8% ; sans stresser.🙂

Ensuite, se pose le problème de l’autonomie de batterie des téléphones numériques. En effet, sur une sortie de 6 ou 8 heures de vélo, en tapant pas mal dans le 3G, on dépasse l’autonomie d’une batterie. En vélo, j’utilise mon smartphone pour écouter de la musique, Strava (une application qui enregistre vitesse et kilomètrage), Twitter et parfois pour un peu de routage (quand je ne suis pas tellement sûr de la route). Ca tire vraiment sur la batterie.

J’ai testé deux méthodes.

La première, c’est la batterie d’appoint. Il existe des batteries externes avec connecteur USB qui peuvent recharger 4 à 5 fois la batterie d’un Smartphone. Ca marche assez bien et ce n’est pas très lourd.

La seconde est plus exotique. Je pars avec deux smartphones, un seul est équipé d’une SIM. Celui avec la carte SIM (donc 3G) me fournit la musique sur les oreilles, fait l’acquisition des données GPS pour Strava et ouvre un réseau Wifi pour le second. Le second, c’est pour les activités internet annexes (Twitter, routage, géocaching, etc). Ca marche pas trop mal. Pour les cyclos qui veulent rouler avec moi, le réseau Wifi n’est généralement pas protégé par un mot de passe😉 Profitez-en.

Col de mars : Les Etroits

Mars, il a encore fallu que j’attende la fin du mois pour tenir le défi. La faute notamment à un vélo pas vraiment en état de rouler pendant quelques temps, voir le billet précédent. J’ai fini par trouver un rayon adéquat, puis j’ai passé un bon petit moment à dévoiler la roue. Me voilà avec une roue arrière en état de rouler.

L’hiver s’éternise, j’ai relativement peu de kilomètres au compteur, donc pas la caisse pour de très grandes virées. Du coup, j’ai cherché un col proche de la maison : le col des Étroits.

Le col des Étroits (1152 mètres) relie la plaine de l’Orbe sur le plateau suisse au Val de Travers (le pays de l’Absinthe). Je suis monté depuis Vuitebœuf, ça fait une montée de 13 km à 4,5% de moyenne. Les premièrs kilomètres comptent quelques lacets desquels on peut avoir une magnifique vue sur le plateau suisse et les Alpes, quand le temps le permet. C’est une route, selon les heures, à fort trafic : il y a des sections à double voie dans la montée. Le bitume est en excellent état.

Fortifications militaires dans la montée. Et très bon  revêtement de chaussée, du velours.
Fortifications militaires dans la montée. Et très bon revêtement de chaussée, du velours.

C’est une montée très progressive, sans véritable mur ; je me suis supris par ma vitesse. J’ai fait le gros de la montée sur le 19 dents, passant une seule fois le 21 dents à la sortie de Sainte-Croix. Du coup, il m’est toujours resté au pire deux pignons : plutôt rare dans un col.

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En haut, je ne me suis guère éternisé, faisait sacrément froid. Je mets les gants longs, la cagoule et à fond dans la descente. Les cols avec peu de pente, c’est cool dans la montée, ça ne fait pas trop mal aux cuisses. Dans la descente, c’est plutôt chiant. Pas moyen de prendre trop de vitesse. Là j’étais sans cesse à appuyer, sans jamais dépasser les 70 km/h.

La montée de ce col par le Val de Travers est très différente m’a-t-on dit : moins de circulation, et les paysages sont tout autre. À tester, donc.

Bref, le défi un nouveau col par mois est tenu pour le mois de mars. Il me reste encore avril et je l’aurais tenu sur un an ! Voici les quelques choix qui s’offrent à moi pour boucler l’année :
* col de la Croix, canton de Vaud, Alpes bernoises : 1776 mètres (s’il est ouvert) ;
* col de Joux Plane, Haute-Savoie, Alpes : 1691 mètres ;
* col du Pillon, canton de Vaud, Alpes bernoises : 1546 mètres (combinable avec le col de la Croix) ;
* Les Agites, canton de Vaud, Alpes Bernoises : 1569 mètres (s’il est ouvert) ;
* col du Chasseral, canton de Berne, Jura : 1502 mètres (s’il est ouvert) ;
* col des Aravis, Savoie, Alpes : 1486 mètres ;
* col de la Croix, canton du Jura, Jura : 789 mètres (pas très haut, mais c’est 3,5km à 9,3% de moyenne avec des murs à 20%) ;
* col des Pontins, canton de Berne, Jura : 1110 mètres ;
* col des Rangiers, canton du Jura, Jura : 856 mètres ;

Voilà déjà une bonne base. Rendez-vous en avril.

Mavic ou comment perdre des clients

Je roule, comme on dit dans le cyclisme, depuis maintenant 20 ans. J’ai eu plusieurs vélos, toujours avec des roues Mavic.

Mavic c’est un fabriquant français d’équipements pour vélos, il s’agit principalement de roues. C’est une marque réputée avec une longue histoire, elle existe depuis 1889. Leurs produits sont pas mal utilisés dans le cyclisme professionnel. La marque assure même l’assistance neutre sur le Tour de France et d’autres courses.

En 2006, j’achetais des roues pour mon vélo de route. Naturellement je suis allé voir cette marque : satisfait des roues précédentes. Je choisis aussi des marques pour lesquelles je postule qu’il sera aisé de trouver des pièces détachées. Il y a parfois un peu de casse en vélo. Il est appréciable de pouvoir trouver des pièces détachées dans des délais respectables, voir même de les trouver, tout simplement. Le choix de Mavic pour mes roues en 2006 s’imposait donc.

J’ai pas mal roulé avec ces roues, un peu partout. L’autre jour je fais une petite sortie pas bien méchante : 70 km le long du Léman et je casse un rayon sur la roue arrière. Ca ne m’était jamais arrivé.

Je me met en quête d’un rayon pour remettre en état mon vélo (on ne peut pas rouler avec un rayon en moins). Je prends contact avec un magasin de cycles sur Lausanne. Il n’a pas la pièce mais veut bien me la commander, me dit-il. Quelques jours plus tard, je reçois la mauvaise nouvelle. Mavic ne fournit plus les pièces détachées pour ces roues.

Chez Mavic, du matériel neuf acheté il y a 8 ans n’est plus fourni en pièces détachées…

Mon vélociste lausannois a questionné Mavic. On lui a répondu que son client (donc moi) n’avait qu’à s’acheter une roue neuve. Sympa comme réponse. Pour information, un rayon neuf coute entre 3 et 4 francs, une roue neuve au minimum 100 francs.

Effectivement, M. Mavic j’avais l’intention de me refaire un vélo à la carte, en choisissant moi même tous les équipements dessus. J’aurais naturellement opté pour vos roues. Mais ça c’était avant. Je regarderai attentivement les détails quant aux fournitures de pièces détachés.

Au revoir, j’aimais bien vos roues, pourtant.