Articles Tagués ‘Vélo’

Mon Tour de Romandie

14 mai 2013

Il y a parfois des contacts qu’on attend pas mais qui font sacrément plaisir.

Je suis arrivé en Suisse en 2007. Cette année là, le Tour de Romandie passait sous mes fenêtres. En tant que passionné de vélo, j’étais tout content. En dehors du deux roues, mes autres vices sont notamment Wikipédia et la photographie. Ainsi donc, lors du prologue du Tour de Romandie Fanny et moi nous nous sommes mis à prendre méthodiquement tous les coureurs. Il en a résulté plus d’une centaine de coureurs illustrés. À l’époque les photos de sportifs n’étaient pas légion sur Wikipédia. Notre shooting photo de ce jour là avait créé une certaine plus-value. Dans les mois qui suivaient, vous tombiez sur un article – de coureur cycliste – illustré, il y avait de forte chance que ce soit dans les rues de Fribourg.

Les années sont passées et j’ai continué à me déplacer sur le Tour de Romandie prendre des photos. La qualité des photos a augmenté avec le temps, heureusement d’ailleurs. La proportion de photos romandes sur Wikipédia a diminué, et c’est très bien. D’autres personnes se déplacent maintenant sur d’autres courses. Il y a par exemple Vlaam qui va régulièrement sur les courses du nord de la France et des Flandres depuis 2008 ; 4 jours de Dunkerque, Het Volk, etc.

En 5 ans de photos de vélo, on est passé de ça à

En 5 ans de photos de vélo, on est passé de ça à…

ça

ça

Donc tous les ans depuis 2007, je vais sur le Tour de Romandie. Et puis cette année, les aléas de la vie, les changements professionnels, tout cela faisait que je ne pensais pas y aller. Et puis…

Et puis, une dizaine de jours avant le début de la course David Labouré (Responsable des relations en ligne à la Radio Télévision Suisse) me contacte. Il me propose une journée sur le Tour de Romandie dans une voiture de la RTS. Je suis tombé sur le cul, j’ai du mettre 48 heures à me relever. Pour la petite histoire, nous avons une connaissance commune qui a eu la très grande gentillesse de nous mettre en contact, merci à lui.

Le samedi 27 avril me voilà donc parti avec David, Pascal, Robin et Marco pour une bien belle journée. Le chauffeur de notre voiture était Aurélien Clerc, ancien coureur cycliste professionnel. Pour le récit de la journée, je vous invite à lire Marco sur ce lien.

Malgré les conditions climatiques, vous jugerez par vous même sur la photo ci-dessous, je me suis amusé comme un gosse. J’ai vu une course pro vraiment de l’intérieur, j’ai partagé un bon moment avec des personnes très sympas. Vous pouvez trouver d’autres photos de cette journée sur votre médiathèque habituelle.

Le peloton dans le col de la Croix, malgré mon verre de blanc dans la main, la photo n'est pas trop mal cadrée.

Le peloton dans le col de la Croix, malgré mon verre de blanc dans la main, la photo n’est pas trop mal cadrée.

Bien belle journée vécue de l’intérieur. Un grand merci à tous pour cela.

Pour vous, j’ai testé le snowscoot

4 mars 2013

Pour ceux qui l’ignorent mes pieds ne me permettent pas de faire du ski. Quoi qu’on fasse, ils ne rentrent pas dans les chaussures prévues à cet effet. Bref, j’habite en Suisse et je ne peux pas vraiment profiter des pentes enneigées.

Et puis l’autre jour lors d’une balade en raquette j’ai vu un truc que je ne connaissais pas ; un snowcoot. Pour faire simple, c’est un mélange de ski et de vélo.

Dans un grand élan de narcissisme, moi même sur un tel engin.

Dans un grand élan de narcissisme, moi-même sur un tel engin.

N’ayant jamais fait de ski, je ne peux pas comparer. En revanche, je peux comparer avec le vélo. Et de façon assez marrante, il y a des points de comparaisons avec le vélo ; notamment dans la façon d’appréhender les virages. Il faut par exemple ne se servir du guidon qu’en sortie de virage et pas à l’entrée. Il faut prévoir ses trajectoires en regardant la direction où l’on va et tout le reste suit (je ne sais pas trop comment mais ça suit).

Par contre, là où la comparaison s’arrête avec le vélo c’est sur la stabilité. Je me suis pris un nombre de boites totalement dingue. C’est tombé dans tous les sens ; de chaque coté, par derrière, par dessus le guidon. La dernière a été celle de trop, je ne sais pas trop comment, j’ai atterri le dos et la tête la première contre la pente, la tête vers le bas. J’ai noté qu’il fallait prévoir un casque.

Sinon, ce truc est affreusement lourd. Je dirai bien une quinzaine de kilo. Et on passe son temps à devoir le maintenir droit. J’ai des courbatures partout.

À ceux qui voudraient essayer, prévoir : une très bonne condition physique et un casque.

Matinée de MERDE

27 août 2012

Ce matin je me lève près à faire la route entre Lausanne et Neuchâtel pour une nouvelle semaine de travail. Je mets mes sacs dans la voiture, sac préparés la veille au soir. Je fais la route et j’arrive à Neuchâtel. Je laisse la voiture au jardin botanique pour me déplacer dans la ville en vélo.

J’arrive au travail, je sors mon ordinateur et là je me rends compte que son chargeur est à Lausanne. FAIL. Je cherche autour de moi quelqu’un qui pourrait me dépanner d’un chargeur une semaine, rien trouvé. Je surfe sur le net, je trouve un magasin adéquat pour acheter un chargeur.

Je prends mon vélo et je m’y rends. Sur la route, je casse la chaine du vélo. Je fais demi-tour, je rentre – à pied  - à l’université. Avec le peu de batterie restante sur l’ordi, je trouve un magasin de vélo ouvert un lundi matin. Dans mon malheur, j’ai de la chance, ce magasin est en contrebas de l’endroit où je me trouve. Je me remonte sur mon vélo et je me laisse descendre jusqu’au magasin en question.

Le gérant du magasin n’a pas le temps de réparer ma chaine. Je lui achète donc l’outil nécessaire à cela. Et me voilà le cul posé sur un trottoir de Neuchâtel à réparer mon vélo. Après 10 minutes à tripoter ma chaine, j’ai les mains pleines de graisse mais une chaine qui fonctionne. Je pars donc acheter mon chargeur d’ordinateur avec des mains de garagistes.

Voilà, à l’heure qu’il est j’ai un ordinateur alimenté et un vélo en état de marche. Mais quelle matinée de merde…

Bonne semaine à tous.

Mettre ses photos de vélos sur Wikipédia ! Pourquoi, comment ?

13 février 2012

Sur Twitter, je suis une communauté nommée les #Twittcyclos. Il s’agit de pratiquants et/ou de fans de cyclisme qui discutent de leurs sorties d’entrainement, de leurs courses, de leurs matériels mais aussi du sport professionnel. Parmi ces fans, de nombreux se déplacent sur les courses pour aller voir les coureurs, certains y font même des photos. De temps en temps, Fanny et moi poussont ces derniers à mettre leurs photos sur Wikipédia. Les réponses sont souvent : pourquoi faire ? comment faire ?

Ce billet est là pour répondre à ces deux questions. Il est naturellement transposable à toutes vos activités. Que vous fassiez du macramé, du football, de la broderie, de bons petits plats à la maison, de la peinture sur figurine, etc. vous pouvez être amené à voir des choses mal ou pas illustrées sur Wikipédia. Donc, quoi que vous fassiez, ce billet est pour vous.

Pont de Saint-Nazaire

Ma première photo pour Wikipédia. Pas un coureur cycliste, mais le Tour de France y est passé plusieurs fois.

Pourquoi mettre ces photos sur Wikipédia ?

Wikipédia est un bien commun détenu et enrichi par tous. Il n’est complété que parce que tout le monde y apporte sa pierre. Quand j’y lis un article, j’y trouve des illustrations. Elles ont été faites par mon voisin, par le type que j’ai croisé dans la rue, etc. Bref, tout est sujet à illustrations et tout est illustré par n’importe qui.

Ainsi, sans votre aide de temps en temps, Wikipédia n’est pas illustrée. À vous de jouer.

Comment mettre ces photos sur Wikipédia ?

Afin de ne pas enregistrer une même photo sur la Wikipédia en anglais, puis sur celle en français, puis sur celle en allemand, etc (y’a 250 langues de Wikipédia…) il a été créé une médiathèque commune. Elle s’appelle Wikimédia Commons. On y range toutes les photos nécessaires à illustrer Wikipédia dans toutes les langues possibles. C’est donc là que vous allez mettre vos photos que d’autres seront ravis de voir dans des articles.

Allons dons sur Wikimedia Commons. Pour mettre des photos, vous devez vous créer un compte : cela permet notamment de vous identifier comme auteur des photos et de bénéficier de quelques outils, c’est gratuit et garanti sans SPAM.  Le lien pour vous créer un compte est présent en haut en droite de la page, suivez les instructions c’est tout simple.

Une fois que votre compte est créé, vous pouvez aller dans la barre verticale présente à gauche de la page du site. Dans le menu Participer, vous trouvez le formulaire pour importer un fichier. Ce formulaire est très simple, il suffit de suivre les instructions. En ce qui concerne les droits d’auteurs que vous accordez à vos photos, je vous invite à lire ce billet, il explique tout. Une rapide description est nécessaire. Vous êtes l’auteur de la photo, vous saurez très bien quoi mettre. On vous demande de mettre des catégories sur vos photos, si vous êtes nouveau, oubliez. Vous apprendrez plus tard.

Voilà maintenant vous savez mettre vos photos dans la médiathèque de Wikipédia. Après il suffit de les mettre dans les articles sur le coureur cycliste que vous venez de prendre en photo. Pour cela, faites par mimétisme. Regardez comme cela est fait dans un autre article et faites pareil.

Cadel Evans

Photo de Cadel Evans prise sur le Tour de Romandie 2011 et illustrant son article.

Conclusion

Wikipédia est un bien commun. Participez à son enrichissement, il est le fruit du travail de tous. Si vous avez des questions, il y aura toujours quelqu’un qui prendra plaisir à vous guider. Vous pouvez bien sur me les poser les questions.

TL – Acte 1

5 octobre 2011

Les transports publics de Lausanne et sa région sont couramment appelés TL, sigle correspondant à leur ancien nom : Tramways Lausannois. Les TL comptent une ligne de tramway (le TSOL, ou M1), une ligne de métro (le M2), des trolleybus et des bus. Le M2 est une ligne de métro sans conducteur, c’est important de le préciser.

Devant le nombre de saloperies réalisées par les conducteurs des bus des TL avec leurs volants, je me résigne à les décrire ici-même. Histoire de recenser tout cela.

Je tends à me déplacer souvent à Lausanne en vélo. J’habite au-dessus d’Epalinges. Le voyage aller vers le centre de Lausanne se fait donc en descente à une vitesse sensiblement identique à celles des voitures et des bus, aucun problème de cohabitation à déplorer. Le retour, c’est nettement plus délicat, voir clairement dangereux à certains moments.

Passons donc à l’acte 1. Hier après-midi (17H), je quitte la place de la Riponne pour remonter vers Epalinges. C’est grosso modo 6,5 km pour 300 mètres de dénivelé positif. Peu avant d’arriver au carrefour des croisettes (entrée d’Epalinges), je suis correctement sur la droite de la chaussée qui à ce endroit est une double voie avec terre-plein central. Je suis casqué, pas de musique sur les oreilles. Quelques voitures me doublent et viennent s’agglutiner au carrefour en question. Petit à petit je me rapproche du carrefour en question. Et là j’entends un bus des TL tenter un dépassement, je vais un premier signe pour montrer que non. Je vais bientôt arriver derrière la file de voiture en attente au feu, le dépassement est donc inutile.

Le chauffeur des TL entame néanmoins son dépassement, du coup je découvre qu’il s’agit d’un bus articulé. Il s’est passé ce qu’il devait se passer. Le bus a mis un certain temps à me dépasser pour ensuite se rabattre complètement sur la droite. Je n’avais plus la place de le remonter par la droite. J’ai donc remonté le bus par la gauche, pour faire un debriefing de la situation avec le chauffeur. J’ai clairement eu le temps de remonter le bus et de discuter avec le chauffeur avant que le feu au vert remette la circulation en route. Cela montre clairement que le dépassement était inutile. Le chauffeur serait resté derrière moi il aurait été au même endroit lors de la mise au vert du feu.

Le plus drôle est encore à venir. J’explique au chauffeur en quoi son dépassement était inutile et lui demande pourquoi il a complètement serré la droite après m’empêchant de passer. La réponse vaut se pesant de cacahuète.

J’ai serré à droite parce que les vélos n’ont pas le droit de doubler par la droite.

J’avoue, j’ai ri. Ce chauffard, pardon ce chauffeur des TL entame un dépassement totalement inutile (aucun gain de temps sur son parcours) et réalise une manœuvre pour volontairement emmerder un vélo. Pour info, le code la route, n’interdit aucunement à un vélo de remonter une file de véhicules à l’arrêt par la droite, chose confirmée par la police vaudoise. Il est juste nécessaire de faire attention aux angles morts dus aux rétroviseurs.

Pour ma part, j’ai deux fautes dans cette histoire. 1) J’ai oublié de noter le numéro du bus. 2) J’avais oublié d’allumer la caméra. J’ai souvent une petite caméra HD sous le guidon du vélo. Histoire de garder des traces.

J’en viens franchement à me demander si les routes lausannoises ne seraient pas beaucoup plus sures si les TL se dotaient de bus sans chauffeur comme ils ont su le faire pour le métro. Parce que là, on a un aveu clair de manœuvre dangereuse.

Chers TL, merci de me faire tant détester les bus.

Cyclisme urbain

30 septembre 2011

Les relations entre cyclistes et automobilistes ne sont pas toujours très faciles à gérer. Les automobilistes sont souvent persuadés qu’ils ont la place de doubler les vélos dans un trou de souris, mais oublient en fait que le code de la route leur suggère de laisser un mètre de distance lors d’un dépassement.

Hier soir nous étions avec des amis dans le centre de Lausanne. Comme souvent, nous y étions en vélo. Nous sommes rentrés à la maison vers 20h30. Nous étions au Flon, pour ceux qui ne connaissent pas trop Lausanne cela donne environ 350 mètres de dénivelés positifs pour arriver chez nous (Epalinges).

Pendant un certain moment la route du retour passe par la route de Berne. En l’état, ce sont des avenues urbaines aménagées en deux voies de circulation dans chaque sens avec un terre-plein central. Hier soir nous étions donc sur cette chaussée. Après un feu un automobiliste me dépasse en profitant de mon tee-shirt pour nettoyer le coté droit de la carrosserie de son SUV. Je dois avouer avoir été légèrement excédé par la situation. Il y une claire mise en danger d’un usager de la route pour simplement gagner 3 secondes.

En réaction j’ai tendu mon bras gauche vers la chaussée, moins droite sur le guidon. J’ai continué à monter cette avenue avec le point gauche serré en direction des rétroviseurs des voitures qui souhaitaient me dépasser.On notera que mon bras ne fait pas un mètre de long et ne dépasse donc pas de la distance que les voitures doivent respecter quand elles me dépassent.

Fanny était quelques mètres derrière moi et à admirer la situation. Pas une voiture à tenter un dépassement sans y mettre de la distance. Elles ont toutes attendues d’avoir de la place pour dépasser.

Il est triste d’en conclure que le seul moyen de bénéficier d’un espace plus ou moins vital autour de son vélo, parmi des enclumes de plus d’une tonne, est de se montrer agressif envers les conducteurs. Le bras tendu, point fermé, en direction des voitures était clairement un signe d’hostilité.

 

Cyclo du Léman

8 juin 2011

Dimanche 29 mai nous avons donc participé au Cyclotour du Léman. Je vais tout de suite répondre à Sylvain : Tout-à-fait !

Nous nous sommes inscrits pour le parcours de 60km, surement trop justes pour les 110 km cette année. Dimanche matin réveil matinal, on prépare les bidons et les barres de céréales, on met les vélos dans la voiture et on part sur Genève. Le départ est programmé pour 9h30. On s’élance donc depuis ce charmant petit port de pêche en direction de la grande ville.

Mettons les choses au point tout de suite,  le dénivelé du parcours était plutôt plat :

Dénivelé du cyclotour du Léman - parcours 60 km.

Dénivelé du cyclotour du Léman - parcours 60 km.

Donc un peu plus de 50 km (je ne sais toujours pas où les organisateurs sont allés chercher les 60 km annoncés …) et un dénivelé pharaonique de 218 mètres en montée, avec une altitude comprise entre 376 et 409 mètres. La cote la plus haute ne pouvait donc faire que 33 mètres de dénivelé.

Parcours donc tout plat, je suis tout le temps resté sur la grosse plaque, le 52 dents. Ça, ça fait sacrément plaisir, ça donne de bonnes sensations. On est donc parti assez rapidement, Fanny a bien suivi. On s’est même plutôt bien comporté par rapport à la moyenne. A mi-course un groupe de gros rouleurs (5 ou 6 personnes) est arrivé de l’arrière, ils se sont mis tranquillement dans nos roues, on a passé des relais, ils sont restés à notre vitesse. Ça aussi c’est cool.

Fanny m’a étonné, il y a trois ans elle avait du mal à chausser des pédales automatiques maintenant elle passe des relais avec les mains en bas du guidon et elle appuies bien ses relais. Elle apprend très vite !

Moi j’ai bien roulé, j’ai fini quelques secondes avant Fanny, dans le dernier kilomètre j’ai voulu aller frotter dans un gros paquet.

Cyclos à deux

24 mai 2011

J’ai commencé à faire du vélo – en tant que sport – en 1992. J’ai fait de la compétition, puis de l’encadrement. Par la suite, j’ai laissé tomber l’engagement associatif mais j’ai continué à rouler pour le plaisir. Le mauvais coté de la chose, en fait, c’est que n’ayant plus d’obligations d’aller faire rouler les schtroumpfs le samedi après-midi, ben j’ai commencé à moins rouler. Je n’ai franchement plus la condition que j’avais à 20 ans.

Bucéphale.

Bucéphale.

J’ai donc continué à rouler pour le plaisir, à partir tout seul un après-midi pour s’enchainer quelques kilomètres. Mon amie s’est dit qu’en fait ça devait être sympa de faire du sport et de voir de jolis paysages en même temps. Assez rapidement, elle m’a emmené dans un magasin de cycles, en me disant qu’elle en voulait un. On est reparti avec le Scott blanc visible ci-dessus, appelé Bucéphale.

Selon les conditions climatiques, on va rouler plus ou moins régulièrement. Les premiers temps, je dois avouer j’étais franchement devant, je devais souvent l’attendre en haut des bosses ou baisser un peu le rythme sur le plat.

Elle y a pris gout.  Elle y a tellement pris gout, en fait, qu’elle va bosser tous les jours en vélo. Cet hiver elle a donc fait plus de 2000 km avec ses aller-retours quotidiens. Dans le même temps, j’en ai fait 0. La reprise a été rugueuse. Elle a du foncier que je n’ai plus. J’ai tout de même réussi à obtenir quelques sorties sur le plat autour du Léman afin de tourner les jambes et de reprendre du foncier. Après quelques sorties j’arrive à bien tourner les jambes même si je n’ai pas la soquette aussi légère qu’elle.

Le week-end dernier nous avons participé à notre première cyclo, à la Journée lausannoise du vélo. On a fait juste la petite boucle de 50 kilomètres mais pas forcément très plate.

Un peu plus de 50 km et 800 mètres de dénivelé positif, autant en négatif. Au départ on a tenté de suivre un groupe d’américains qui roulaient bien. N’ayant jamais roulé en groupe, elle a accusé le coup dans les relances ; sortie de virages et sommet de bosses, pas l’habitude de devoir relancer sans cesse. Bref, après 7 ou 8 kilomètres on a laissé partir nos rouleurs américains et on est parti molo à notre rythme. Par la suite, j’ai quand même vachement senti les 2500 km qu’elle a en plus dans les jambes cette année. Et oui, il faut le dire, elle avait de meilleures jambes que moi. J’ai franchement peiné dans certaines cotes. Je m’en suis sorti avec le métier : gérer le bon braquet à l’entrée du virage pour la cote qu’il y a en sortie, faire les descentes, etc. Rouler à deux c’est vraiment sympa ; chacun à ses forces et ses faiblesses mais on peut taper la discute tranquillement en regardant les paysages défiler.

Au programme de dimanche prochain, la Cyclotour du Léman ; 60 km de plat tout droit entre Genève et Lausanne. Là ça va rouler à bloc sur la grosse plaque et sucer des roues. On verra bien qui s’en sort le mieux.


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