Articles Tagués ‘Photographie’

Mon Tour de Romandie

14 mai 2013

Il y a parfois des contacts qu’on attend pas mais qui font sacrément plaisir.

Je suis arrivé en Suisse en 2007. Cette année là, le Tour de Romandie passait sous mes fenêtres. En tant que passionné de vélo, j’étais tout content. En dehors du deux roues, mes autres vices sont notamment Wikipédia et la photographie. Ainsi donc, lors du prologue du Tour de Romandie Fanny et moi nous nous sommes mis à prendre méthodiquement tous les coureurs. Il en a résulté plus d’une centaine de coureurs illustrés. À l’époque les photos de sportifs n’étaient pas légion sur Wikipédia. Notre shooting photo de ce jour là avait créé une certaine plus-value. Dans les mois qui suivaient, vous tombiez sur un article – de coureur cycliste – illustré, il y avait de forte chance que ce soit dans les rues de Fribourg.

Les années sont passées et j’ai continué à me déplacer sur le Tour de Romandie prendre des photos. La qualité des photos a augmenté avec le temps, heureusement d’ailleurs. La proportion de photos romandes sur Wikipédia a diminué, et c’est très bien. D’autres personnes se déplacent maintenant sur d’autres courses. Il y a par exemple Vlaam qui va régulièrement sur les courses du nord de la France et des Flandres depuis 2008 ; 4 jours de Dunkerque, Het Volk, etc.

En 5 ans de photos de vélo, on est passé de ça à

En 5 ans de photos de vélo, on est passé de ça à…

ça

ça

Donc tous les ans depuis 2007, je vais sur le Tour de Romandie. Et puis cette année, les aléas de la vie, les changements professionnels, tout cela faisait que je ne pensais pas y aller. Et puis…

Et puis, une dizaine de jours avant le début de la course David Labouré (Responsable des relations en ligne à la Radio Télévision Suisse) me contacte. Il me propose une journée sur le Tour de Romandie dans une voiture de la RTS. Je suis tombé sur le cul, j’ai du mettre 48 heures à me relever. Pour la petite histoire, nous avons une connaissance commune qui a eu la très grande gentillesse de nous mettre en contact, merci à lui.

Le samedi 27 avril me voilà donc parti avec David, Pascal, Robin et Marco pour une bien belle journée. Le chauffeur de notre voiture était Aurélien Clerc, ancien coureur cycliste professionnel. Pour le récit de la journée, je vous invite à lire Marco sur ce lien.

Malgré les conditions climatiques, vous jugerez par vous même sur la photo ci-dessous, je me suis amusé comme un gosse. J’ai vu une course pro vraiment de l’intérieur, j’ai partagé un bon moment avec des personnes très sympas. Vous pouvez trouver d’autres photos de cette journée sur votre médiathèque habituelle.

Le peloton dans le col de la Croix, malgré mon verre de blanc dans la main, la photo n'est pas trop mal cadrée.

Le peloton dans le col de la Croix, malgré mon verre de blanc dans la main, la photo n’est pas trop mal cadrée.

Bien belle journée vécue de l’intérieur. Un grand merci à tous pour cela.

De l’importance des échelles sur une photo

22 janvier 2013

Après quelques semaines de pause sur ce blog, je démarre l’année en enfonçant les portes ouvertes. On est en manque d’inspiration ou on ne l’est pas.

Ainsi, comme le dit le titre de ce billet, il est souvent très important de mettre une échelle sur une photo quand la taille du sujet n’est pas d’une évidence absolue pour ceux qui verront cette photo.

Je vais vous en faire la démonstration.

Une jolie douille.

Une jolie douille.

Voilà donc une photo d’une douille, vous savez c’est le truc que l’on met dans les armes à feu. Pas forcément évident de savoir quelle taille fait l’objet.

À votre avis ? Quelle taille ?

Il va falloir descendre encore un peu plus pour avoir la réponse.

Non, non, encore.

Déjà fatigué ?

C’est bon, voilà la réponse.

La même douille avec un objet permettant d'avoir une idée de la taille.

La même douille avec un objet permettant d’avoir une idée de la taille ; une pièce de 50 centimes d’euros.

Combien d’entre vous ont imaginé que la douille faisait tout au plus quelques centimètres de long et non 30 ? N’hésitez pas à répondre à cela dans les commentaires du billet.

Et surtout, pensez mettre des échelles sur vos photos. Pour cela, il y a une méthode assez simple, rajouter à proximité de l’objet soit :

* un mettre gradué avec des distances en centimètres, mais on n’a pas toujours cela sous la main ;

* un objet que tout le monde connait (pièce de monnaie, clé de voiture, main du photographe, etc.)

Bonne année à tous.

Illustrer Wikipedia, un tuto pour les nuls !

5 novembre 2012

Plusieurs personnes dans mon entourage font des photos qui sont potentiellement intéressantes pour Wikipédia ; elles possèdent un certain caractère illustratif. Je les pousse plus ou moins souvent, avec plus ou moins de succès, à franchir le pas et à mettre en ligne ces photos.

Le caractère freinant n’est généralement pas la mise sous licence dite libre du travail, mais plus la technique Web (l’utilisation de Wikimedia Commons). Donc, voilà pour vous tous un tuto pour débutants.

Se créer un compte

Pour mettre en ligne des photos sur Wikipédia, il faut disposer d’un compte. La création d’un tel compte est gratuite et n’est soumise à aucune validation ni autorisation. Si vous ne disposez pas déjà d’un tel compte, créez le. En haut à droite de quelconque page de Wikipédia vous verrez un lien sur lequel est écrit Créez un compte. Cliquez dessus.

C’est là, en haut à droite.

Vous arrivez sur la page pour créer un compte, il vous est demandé de recopié la CAPTCHA. Il s’agit pour le site web de s’assurer que vous n’êtes pas un robot. Ensuite, il vous faut choisir un nom d’utilisateur et un mot de passe. Ce nom d’utilisateur sera public. On vous demande aussi de renseigner un courriel. Ce n’est pas obligatoire, mais si vous perdez votre mot de passe, il s’agit du seul moyen de vous reconnecter. Vous pouvez avoir confiance sur le fait que votre adresse mail ne sera pas utilisé pour du spam.

Voilà, vous avez donc maintenant un compte contributeur sur Wikipédia. Félicitations.

Mais les images ne sont pas stockées sur Wikipédia

Dans les premières années, si l’on souhaitait illustrer l’article sur le jet d’eau de Genève sur la version francophone de Wikipédia, il fallait y enregistrer sa photo. Si on souhaitait le faire sur la version anglophone, il fallait de nouveau enregistrer cette photo sur cet autre site, etc.

Il existe aujourd’hui une version de Wikipédia dans plus de 270 langues. Vous comprendrez aisément l’aspect non fonctionnel de la  chose ; enregistrer 270 fois la même photo.

En 2004 a été créé Wikimedia Commons. Il s’agit d’une médiathèque commune à toutes les Wikipédia, et globalement à tous les projets de la Wikimedia Foundation. Ainsi, vous y enregistrez une fois une image, elle peut servir immédiatement dans toutes les versions linguistiques de Wikipédia. C’est tellement plus simple.

Allons voir Wikimedia Commons

Vous pouvez accédez à Wikimedia Commons par ce lien. Là où les choses sont très bien faites, c’est que le compte utilisateur dont vous disposez sur Wikipédia est valide sur Wikimedia Commons, avec le même mot de passe de surcroit. Il vous faut donc juste vous assurer que vous êtes connecté ; regardez en haut à droite.

Vous êtes maintenant près pour mettre en ligne vos premières photos. Dans les menus de gauche, sur Wikimedia Commons, vous trouverez un menu Participer, dans lequel il y a un lien Importer un fichier. Allez-y. Vous arrivez sur une page intitulé Assistant d’import.

 

On vous demande ici de sélectionner un fichier à partager. Vous pouvez sélectionner un fichier, ou plus (limite de 49). À vous de voir. Une fois que vous avez sélectionné vos fichiers, ceux-ci vont être téléversés sur Wikimedia Commons. Selon votre connection internet et selon la taille du ou des fichiers le processus peut prendre de quelques secondes à plusieurs minutes.

Une fois le processus achevé, vous verrez une petite croix verte à droite de chaque fichier. Vous pouvez cliquer sur continuer en bas à droite. Le formulaire vous demande maintenant qui est l’auteur de la photo. Par défaut, le nom utilisé sera celui de votre compte utilisateur, vous pouvez ici en mettre un autre ; votre vrai nom par exemple.

Il faut maintenant mettre un titre, une description et la date. En toute logique, la date sera prise dans les données accrochées à votre fichier photo, donc le champ se remplira correctement seul. Le titre de l’image sera le nom du fichier photo. Si celui-ci est déjà utilisé dans Wikimedia Commons, le formulaire vous le signale, il suffit de changer un peu le titre. Pour la description, vous êtes les mieux placés, en tant qu’auteur des photos, pour savoir ce qu’il y a à en dire.

Vous validez. Voilà, votre photo est sur Wikimédia Commons.

Insérer cette photo dans un article Wikipédia 

Pour mettre une photo dans un article, c’est très simple. Il suffit d’éditer l’article et de copier ce bout de code : [[File:Nomdufichier.jpg|thumb|Une description.]] et c’est tout bon.

 

Voilà pour ce rapide tutoriel. Si vous n’y arrivez toujours pas, dites moi où vous coincez.

 

Crédit des images utilisées pour ce billet : Captures d’écran de Wikipédia et Wikimedia Commons, sans l’aimable autorisation de la Wikimedia Foundation.

 

 

 

 

Bolt

23 septembre 2012

Il y a quelques semaines, je suis allé à Athletissima, un meeting d’athlétisme sur Lausanne ; le but étant de faire quelques jolies photos de différents athlètes présents ce soir là, histoire d’aller illustrer quelques articles. Il y avait plusieurs médaillés olympiques des récents jeux de Londres ; avec notamment Yohan Blake ou Usain Bolt.

La soirée se passe bien. Un photographe à coté de moi explose l’écran LCD de son 5D Mark II, sans avoir l’être plus stressé que ça… Et puis arrive le 200 mètres homme, avec notamment Usain Bolt. Je prends des photos pendant la course et au moment même ou Bolt passe devant moi à l’arrivée, voile noir dans le viseur de l’appareil photo. Grosse angoisse. Ne comprenant pas ce qu’il se passe, je finis par démonter l’objectif du boitier ; et là je découvre le miroir se baladant tout seul devant le capteur. Grosse angoisse x2.

Victor a été envoyé chez le docteur pour appareil photo. Oui nous donnons des prénoms à nos boitiers ! Après quelques semaines, je viens de le récupérer. Plus de peur que de mal, il a tout de même fallu changer le miroir et son mécanisme. Une addition couteuse, mais soutenable. Ca m’a tout de même valu quelques nuit blanches et quelques bons moments de stress…

Bref, ce gars va tellement vite qu’il arrive même à m’en décrocher le miroir de l’appareil photo. J’ose lui envoyer la facture ?

La prochaine fois, tu passeras moins vite. Merci.

Wikimobile : machine à illustrer Wikipédia

16 septembre 2012

Ma voiture s’est déjà présentée il y a quelques temps ici même. J’en ai petit-à-petit fait une machine à illuster Wikipédia.

Outre le fait qu’on y trouve trois prises 220 Volts pour charger appareil photo, caméra ou ordinateur, j’y ai aussi mis des tabourets pliants (pour les matchs de foot par exemple) ou des rangements spécifiques pour les trépied et monopied d’appareil photo. Bref, elle est très adaptée à sa principale utilisation.

L’autre truc super utile est le jerrican d’eau dans le coffre, oui oui. J’ai souvent un jerrican de 20 litres dans le coffre et hier il a aussi trouvé son utilité pour illustrer Wikipédia. Nous étions dans une forêt du Jura vaudois près du col du Mollendruz à la recherche d’une pierre à cupules. Les pierres à cupules sont ces pierres dans lesquelles ont été creusées des trous plus ou moins circulaires. On ne connait pas vraiment l’utilité de ces trous. Mais il arrive qu’ils soient reliés entre-eux par des rigoles, l’eau coulant de l’un à l’autre.

Bref, nous trouvons la pierre en question – la pierre aux écuelles – avec pas moins de 25 cupules. De magnifiques cupules de tailles variées. Je retourne chercher le jerrican d’eau et voilà.

Pierre aux écuelles. Crédit : Fanny Scherttzer – CC By SA

La vidéo est disponible en suivant ce lien.

Un jour je ferai une liste de tout ce dont on se sert pour la photo, ou pas.

 

 

Retrouver ses photos sur Internet, comment faire ?

27 août 2012

Aujourd’hui, je tweetais :

faire des mails pour demander que mes photos soient créditées sur ≠ sites webs #fol_espoir

En effet, en fin d’après-midi j’ai envoyé quelques mails à différents webmasters pour leur signifier que leurs sites hébergeaient des photos dont je suis l’auteur pour qui ne me créditaient pas comme auteur des dites photos. Visiblement étonnés plusieurs contact twitters m’ont demandé comment je procédais pour retrouver mes photos sur le web. Explications !

Petit préambule, je publie la très grosse majorité de mes photos sous licence dite libre, CC by SA. Celles-ci sont hébergées sur Wikimedia Commons, site servant notamment de médiathèque pour l’encyclopédie Wikipédia.

Certains sites font très bien les choses.

Il faut le dire, certains sites webs savent créditer correctement une photographie sous licence libre. Il m’arrive d’en chercher, auquel cas je fais tout simplement une recherche Google avec mon nom, mon prénom et CC BY SA. En fait, pour être honnête, je trouve très peu de photos créditées de la sorte ; hormis celles utilisées sur ce blog, ou sur le blog de Wikimédia France.

Néanmoins Google fait bien les choses. À la recherche "Prénom Nom CC BY SA", il renvoie les résultats pour lesquels c’est en fait crédité "Prénom Nom Creative Commons". Et là, on trouve pas mal de sites qui créditent de la sorte. De cette manière, j’ai trouvé ce bel article de la Nouvelle République. Pour Créative Commons en lieu et place de CC By SA, je ne dis rien du tout. On voit qu’il y a un réel effort de bien faire.

D’autres le font assez mal.

Avec ce type de recherches, on trouve aussi beaucoup de réutilisations avec comme crédit "Prénom Nom Wikipédia". On voit qu’il y a une volonté d’indiquer où on repompe, mais absolument aucune question sur la nature de la licence. Petit exemple ici.

Dans un cas similaire, j’avais trouvé une de mes photos sur le site web de France Inter, celle-ci était créditée avec un "Ludovic Péron DR", pour droit réservée. Là, je me suis permis de gentiment râler. J’ai pédagogiquement expliqué ce qu’était une licence dite libre et qu’elles en étaient les contraintes. J’ai eu une réponse très rapide et courtoise. En voilà le résultat.

D’autres font les choses par dessus la jambe.

Effectivement d’autres sites se torche le c.. de ces problématiques. On cherche sur le web, on trouve une photo qui nous plait et hop, un copié/collé et c’est dans le site web. Dans de tels cas, le nom du photographe n’apparait pas. Une recherche textuelle avec Google ne donne rien.

Oui mais Google a mis à disposition un outil ultra puissant ; la recherche d’image non pas par texte mais par image. Ne me demandez pas comment ça marche, j’en sais absolument rien. Je sais juste m’en servir.

Ouvrez un onglet Google dans votre navigateur web, sélectionnez l’onglet Images, en théorie le troisième en partant de la gauche. Ensuite, prenez une image (depuis une autre page web ou depuis votre ordinateur) et faites un glissé/déposé de l’image dans la boite de recherche. Et la Google cherche toutes les images qui ressemblent à celle que vous venez de lui faire manger.

Petit exemple. J’ai fait la photo ci-dessous de Cristiano Ronaldo.

Cristiano Ronaldo. Crédit : Ludovic Péron CC by SA.

Je souhaite voir si elle est réutilisée. Je la glisse donc dans Google. En voici les résultats :

Résultats de Google images sur une photo.

Cette photo est réutilisée assez largement sur le web, sans crédits. Merci Google pour ce nouvel outil me permettant de voir ça.

Voir le nombre de réutilisations incorrectes (non créditées) ne fera pas cesser de publier sous licence libre. Je vois que les photos sous licence libre ne sont pas plus ni moins volées que les photos avec des © ou des Tous droits réservés. Le problème est juste que tout le monde ne sait pas correctement utiliser une licence libre. La gratuité d’un bien étonne parfois.

Light painting

13 août 2012

Il y a quelques temps je m’étais dit que je ferais bien quelques billets sur la photo. Histoire de donner quelques astuces, mais je ne savais pas trop sous quel angle démarrer la chose. Et puis l’autre soir je me suis amusé à faire du light painting avec des copains, je me suis dit que je pouvais bien commencer par là.

Je suis donc allé passer une semaine de vacances en Belgique, le samedi soir nous étions à une rencontre entre rédacteur de Wikipédia ; une rencontre organisée sous le thème de la gastronomie à Hermalle-sous-Huy. Après un très bon repas et de bonnes discussions, on remet le nez dehors et il fait nuit dans une cour assez sombre. Des conditions parfaites pour du light painting.

Il faut pratiquer cela de nuit, dans un endroit sans trop de lumière parasite. Pour la photo, munissez vous d’un appareil avec un trépied. Mettez le place. Ensuite, regardez le temps de pose que vous propose l’appareil photo. Entre 10 et 20 secondes, c’est parfait. Pendant cette longue pose, vous allez dessiner des motifs à la lampe de poche sur le champ de prise de vue de votre appareil. Un peu d’imagination fait le reste.

On peut tout d’abord simplement dessiner des lettres.

WP, pour Wikipédia le but d’un week-end. Crédit Ludovic PéronM0tty CC By SA

Après on peut s’amuser à rajouter des accessoires (ne pas oublier d’un peu les éclairer aussi).

Un homme assis, lisant un livre sur Wikipédia. Crédit : Ludovic PéronM0ttyMusicalineVIGNERON. CC By SA

Et on peut même s’amuser avec des sujets vivants aussi.

Certains reconnaitront de quel ange il s’agit. Crédit : M0ttyLudovic Péron CC BY SA

Profitez des beaux jours d’août et des longues soirées pour tester. Retours bienvenus.

Chacun sa croix

17 juillet 2012

Hier en soirée, je suis allé me promener sur les hauteurs de Neuchâtel ; autour du funiculaire de Chaumont. Le coin est plutôt joli, j’ai fait du geocaching autour de blocs erratiques.

À la fin de ma promenade, je reprends la voiture et je repars. Dans une descente, à l’entrée de la forêt, je vois – au loin – un renard. Je coupe le moteur de la voiture que je laisse continuer la descente en silence. Je prends l’appareil photo, je change l’objectif. Je suis super heureux, mon renard ne bouge pas. Je vais pouvoir en faire une belle photo. Avec le téléobjectif je parviens donc à prendre une belle photo de mon renard que mes précautions en termes de bruit ont parvenu à ne pas effrayer.

Super fier de moi, je regarde la photo que je viens de faire ; mon appareil photo permet de zoomer sur les clichés que je viens de prendre. Et je vois ça :

UN CHAT ! Bordel.

Ben voilà, chacun sa croix, moi je suis myope.

 

Je prends les clés du blog.

8 juin 2012

Le propriétaire de ce blog – mon principal compagnon – me laisse écrire ici ; à l’occasion d’un anniversaire passé il y a quelques jours, je prends donc la plume pour me présenter.

Je suis une charmante petite voiture, une Peugeot 106 pour être précis. Je suis née en mars 2001 à Aulnay-sous-Bois, dans une grande usine avec plein de sœurs à moi. Je dois avouer que mes premières années de vie n’ont pas été particulièrement excitantes.

J’ai d’abord eu un premier compagnon quelques temps dans la région de Lorient en Bretagne. La vie était plutôt monotone avec lui : auto, boulot, dodo ; tous les jours comme ça… Ah si, le week-end on allait ensemble au supermarché… waw ! Bref, je l’ai quitté au bout d’une petite année.

Là je suis partie vivre du coté de Quimper avec une jeune femme. Tout-à-fait, avec une femme ! On est libre de tenter les expériences que l’on veut. Cette histoire aura duré trois ans. C’était plus sympa qu’avec mon lorientais, on se promenait un peu, mais pas encore les grands voyages. Durant ces trois années, j’ai beaucoup visité la Bretagne, sans trop jamais en sortir. Et puis un jour, j’ai vu se garer une 206 devant la maison. J’ai très vite compris : je venais de me faire jeter… Ma compagne m’a proposé d’aller vivre avec son frère. On m’a expliqué que j’allais vivre plein de folles aventures avec lui. Sans trop y croire, je me suis résignée à y aller.

J’ai très vite changé d’avis. Dès notre premier voyage ensemble, il m’a fait traverser la France ; moi qui n’étais jamais sortie de Bretagne… À cette occasion, j’ai même pu rouler des mécaniques avec des grandes sœurs sur le périphériques à Paris. J’ai adoré ! À cette période on vivait dans l’est de la France.  Je voyais du pays, c’était sympa. De temps en temps, on rentrait en Bretagne, ça me permettait de me nettoyer les injecteurs et l’échappement. Et très vite, il m’a fait voir du pays ; ensemble on est allé en Allemagne plusieurs fois. Il m’a même mis dans un train un jour, mais en sortant on devait rouler à l’envers ; j’ai pas tout compris.

À cette époque, mon compagnon était étudiant, il avait un rituel avec des copains. De temps en temps, on allait visiter des abbayes en Belgique, c’était pas très loin, mais on rentrait souvent le coffre plein de bouteilles. Je n’ai jamais trop compris.

Il y a aussi eu un intermède parisien. Autant le périphérique, j’aime bien, mais la vie dans Paris c’est pas génial. On roule pas vite et il y a plein de copines plus très belles. Z’auraient bien besoin d’un lifting.

Après, on est parti vivre en Suisse. C’est un joli cadeau qu’il m’a fait là. L’hiver on s’amuse tous les deux, on va rouler dans la neige ; on glisse, on dérape. J’adoooooooore. Entre-temps, il a fallu le partager avec sa dame… Mais le bon coté des choses, c’est que ces deux là aiment se promener. Du coup, j’ai visité plein d’autres endroits : sud de la France, Italie, Benelux, etc.

Et puis, il s’est mis à un truc bizarre, ça s’appelle Wikipédia. Il m’a dit que nous avions exactement le même âge. Au début, j’étais un peu jalouse, tout ce temps passé derrière son ordinateur, ça faisait autant de temps sans moi. J’ai un peu fait la tronche. Mais très rapidement, il s’est avéré que cette activité m’a été profitable. Il s’est mis à vouloir prendre en photo plein de trucs pour Wikipédia. Du coup, nous sommes sans arrêt dans de nouveaux endroits.

Ainsi, en 2010, il m’a annoncé que nous allions partir ensemble au nord de l’Europe, pour faire un rallye photographique. Il m’a promis plein de kilomètres, de belles routes et même des pistes ! J’ai eu le droit à quelques aménagement pour l’occasion : on m’a retiré mes banquettes arrières et on m’a fait plein de rangements pour partir un mois tous les trois sur la route. Il y a aussi eu un épisode moins glorieux. Mon compagnon a eu besoin de me faire des travaux d’électricité ; un mois sur la route ça nécessite de pouvoir leur donner du 220 Volt, ce dont je n’étais pas capable, maintenant si. Néanmoins mon tableau électrique a noté que faire de l’électricité avec un copain daltonien, ce n’est pas franchement une idée lumineuse.

Mes menus aménagement pour ce rallye.

Pour ce rallye, les copains de Wikimedia ont voulu mettre des autocollants sur moi. J’ai fini par accepter, j’ai eu le droit à de gros autocollants Wikipédia et Commons (la médiathèque de Wikipédia), depuis on m’appelle la Wikimobile, parait-il. Je suis donc partie rouler au Danemark, en Suède, en Finlande et en Norvège pendant un mois. On a fait 13 500 km et beaucoup de photos. On a aussi roulé sur des pistes, ça aussi j’adore. On a pu fêter mes 200 000 km au nord du cercle polaire, j’ai plein de copines jalouses de ça.

Voilà un peu à quoi je pouvais ressembler en Norvège.

ou comme ça

En Suisse, particulièrement à Genève, y’a des copines qui sont jalouses de moi. Par là-bas j’ai beaucoup de con-soeur qui sont spécialement adaptées à rouler sur les chemins et dans la boue, mais elles n’y vont jamais. Alors quand je leur raconte ce que j’ai fait, je suis la star. D’ailleurs, de temps en temps, on va chercher des chemins forestiers et agricoles pour faire un peu de piste ça me manque.

Voilà un peu ma vie. Et bien l’autre jour, c’était mon anniversaire. J’ai passé les 250 000 km dans le Gros de Vaud, c’était moins fun que la Laponie, mais mon compagnon m’a promis un lieu sympa pour les 300 000 km.

C’était mon anniversaire.

Je suis donc une petite 106 verte et une machine à faire de la photo pour Wikipédia.

Graffiti ancien

23 mai 2012

Je suis passé devant des centaines de fois sans le voir, l’autre matin je l’ai vu, allez savoir pourquoi. Du coup je l’ai pris en photo ce matin à la volée. Je parles d’un graffiti d’un autre temps.

Certains graffitis sont réalisés pour afficher une revendication, un message. Ils sont donc le plus souvent figés dans le temps. À la lecture du message, on date plus ou moins la période d’inscription. En revanche, les graffitis sont le plus souvent effacés rapidement ou recouvert d’un autre message.

Hier, donc, en passant sur la route cantonale de Berne à hauteur d’Epalinges, j’ai vu ce graffiti :

Nixon Assassin Vietnam

J’ai tout de suite été surpris par l’âge du message. Nixon a été président entre 1969 et 1974. Cette portion de la route cantonale a été construite pour l’Exposition nationale suisse de  1964.Le graffiti daterait donc de cette période entre 1969 et 1973 (Accords de paix de Paris) ; environ quarante ans. A priori, il semblerait qu’il soit gravé dans le mur en béton.

J’en ai donc tenté une photo ce matin.

Graffiti contre la Guerre du Vietnam.

Pardonnez moi pour la piètre qualité de la photo, c’est fait à la volée en roulant. Les bas-cotés de la route cantonale sont assez peu sécurisants à cet endroit pour s’y balader à pied. Néanmoins je tenterai d’en faire une mieux un jour ou l’autre.

Voilà, c’était pour le quart d’heure d’archéologie politico-revendicatrice de ce blog.

Je suis fasciné qu’un tel message soit toujours là quarante ans après.


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