Articles Tagués ‘Lausanne’

Wikipédia, droits d’auteurs et boucherie.

22 novembre 2012

Hier soir j’étais à un #taloz ; il s’agit des rencontres plus ou moins houblonnées des twittos de la région lausannoise. Un ami est venu me questionner au sujet de certaines mentions à propos de capture vidéo. Il me fait référence à crédit : Youtube qu’il voit à droite ou à gauche. On discute de droit d’auteur, du fait que Youtube comme Wikipédia ne sont que des hébergeurs de contenus. N’étant pas créateur de contenu il n’y a pas lieu de les créditer en tant que tel. De plus, ces deux plateformes citent les auteurs, il suffit juste de regarder.

Et là, pour résumer le propos, il y a eu ce très bon mot :

Donc mettre crédit Youtube ou Wikipédia c’est comme si au restaurant j’avais Provenance de la viande : boucherie du coin. 

Outre le fait qu’il s’agit à la base d’humour, cela résume tout de même très bien la problématique.

Bolt

23 septembre 2012

Il y a quelques semaines, je suis allé à Athletissima, un meeting d’athlétisme sur Lausanne ; le but étant de faire quelques jolies photos de différents athlètes présents ce soir là, histoire d’aller illustrer quelques articles. Il y avait plusieurs médaillés olympiques des récents jeux de Londres ; avec notamment Yohan Blake ou Usain Bolt.

La soirée se passe bien. Un photographe à coté de moi explose l’écran LCD de son 5D Mark II, sans avoir l’être plus stressé que ça… Et puis arrive le 200 mètres homme, avec notamment Usain Bolt. Je prends des photos pendant la course et au moment même ou Bolt passe devant moi à l’arrivée, voile noir dans le viseur de l’appareil photo. Grosse angoisse. Ne comprenant pas ce qu’il se passe, je finis par démonter l’objectif du boitier ; et là je découvre le miroir se baladant tout seul devant le capteur. Grosse angoisse x2.

Victor a été envoyé chez le docteur pour appareil photo. Oui nous donnons des prénoms à nos boitiers ! Après quelques semaines, je viens de le récupérer. Plus de peur que de mal, il a tout de même fallu changer le miroir et son mécanisme. Une addition couteuse, mais soutenable. Ca m’a tout de même valu quelques nuit blanches et quelques bons moments de stress…

Bref, ce gars va tellement vite qu’il arrive même à m’en décrocher le miroir de l’appareil photo. J’ose lui envoyer la facture ?

La prochaine fois, tu passeras moins vite. Merci.

Graffiti ancien

23 mai 2012

Je suis passé devant des centaines de fois sans le voir, l’autre matin je l’ai vu, allez savoir pourquoi. Du coup je l’ai pris en photo ce matin à la volée. Je parles d’un graffiti d’un autre temps.

Certains graffitis sont réalisés pour afficher une revendication, un message. Ils sont donc le plus souvent figés dans le temps. À la lecture du message, on date plus ou moins la période d’inscription. En revanche, les graffitis sont le plus souvent effacés rapidement ou recouvert d’un autre message.

Hier, donc, en passant sur la route cantonale de Berne à hauteur d’Epalinges, j’ai vu ce graffiti :

Nixon Assassin Vietnam

J’ai tout de suite été surpris par l’âge du message. Nixon a été président entre 1969 et 1974. Cette portion de la route cantonale a été construite pour l’Exposition nationale suisse de  1964.Le graffiti daterait donc de cette période entre 1969 et 1973 (Accords de paix de Paris) ; environ quarante ans. A priori, il semblerait qu’il soit gravé dans le mur en béton.

J’en ai donc tenté une photo ce matin.

Graffiti contre la Guerre du Vietnam.

Pardonnez moi pour la piètre qualité de la photo, c’est fait à la volée en roulant. Les bas-cotés de la route cantonale sont assez peu sécurisants à cet endroit pour s’y balader à pied. Néanmoins je tenterai d’en faire une mieux un jour ou l’autre.

Voilà, c’était pour le quart d’heure d’archéologie politico-revendicatrice de ce blog.

Je suis fasciné qu’un tel message soit toujours là quarante ans après.

Photo du mois : escalier

16 mai 2012

Le thême de ce mois sur le groupe "Photo du mois" de Facebook est escalier. J’étais bien en peine de trouver un truc sympa et original.

Et puis l’autre soir je retrouve un copain dans le quartier du Flon de Lausanne. On boit quelques verres, on discute. On rencontre un type sympa, Benoît, on discute (et on boit). Le bar dans lequel nous étions ferme, Benoît nous propose d’aller boire un autre verre chez lui. On accepte, en embarquant le serveur du bar précédent avec nous. Ce que Benoit appelle son chez lui est en fait le studio de répétition de son groupe de musique ; Professeur Wouassa (allez écouter, c’est bien). Je connaissais déjà le groupe pour les avoir entendu au Cully Jazz l’année passée.

Bref, ce studio est au troisième sous-sol de ce qu’on appelle les entrepôts fédéraux, dans la vallée du Flon. Le Flon est une rivière qui passe au travers de Lausanne depuis les hauteurs du plateau jusque dans le Léman. Au cours du 19ème siècle, sa vallée a été comblée en ville de Lausanne. Sur les remblais, on a notamment construit le quartier du Flon qui était à l’origine un ensemble d’entrepôts marchandises reliés aux trafics ferroviaires et lacustres. Cette vocation du quartier a petit à petit disparu au cours du XXème siècle. Les entrepôts ont ensuite été repris pour des activités underground, maintenant il s’agit plus d’un quartier bobo.

Au troisième sous-sol d’un de ces entrepôts, je me suis retrouvé dans le fond de cette ancienne vallée disparue et dans un partie de l’histoire de Lausanne. J’avais mon petit compact en poche, j’ai rapidement volée une photo des vieux escaliers. J’en ai fait un traitement en noir et blanc pour donner de l’âge à cette photo.

Vieux escaliers dans les entrepôts fédéraux du Flon.

Pour les autres participants à la photo du mois :

 Manola,
Loutron glouton,
Nicky,
Marion,
Cricriyom from Paris,
Lost in London,
Blogoth67,
Vinie,
lesegarten,
Surfanna,
Champagne,
The Parisienne,
Violette,
Nikit@,
Louisianne,
100driiine,
Gilsoub,
Agnès,
Les zinzins,
magda627,
Olivier,
Nathalie,
Annick,
Carnets d’images,
Titem,
Hugo,
Eff’Zee’Bee,
Ori,
Cessna, oui !,
Coco,
Louiki,
Leviacarmina,
Melting Pot,
Mgie les bons tuyaux,
Le Mag à lire,
florianL,
Tambour Major,
Laura,
Isabelle et Gilles,
Caro,
Petite Marie,
Grignette,
Chris et Nanou,
La Fille de l’Air,
LaGodiche,
François le Niçois,
Anita,
Cocosophie,
Laurent Nicolas,
Véro Beramelo,
Lauriane,
La Parigina,
Les voyages de Lucy,
Maïder,
Skipi,
Cara,
Cherrybee,
David et Mélanie,
Stephane08,
Céliano,
Emma,
Bestofava,
M.C.O,
André Éric,
Lavandine,
M,
Emily58,
Lucile et Rod,
Laure,
Typh’,
Egedan,
La Nantaise,
L’Azimutée,
Nomade57,
Typh’,
Gizeh,
Lhise,
Tam,
Caroline,
Où trouver à Montréal ?,
Anne,
Glose,
Minicecile,
The Mouse,
Dr CaSo,
CHIFFONS and Co,
Dan,
Ovan,
Alexanne,
Nataru,
Une niçoise,
Vanilla,
Aparça,
Cekoline,
Céline in Paris,
DNA,
Agrippine,
Kyn,
Xavier Mohr,
Cynthia,
Frédéric,
Krn,
Famille Gerdel,
Sinuaisons,
Carole In England,
Karrijini,
Stéphie&lesCacahuètes,
Elapstic,
Jean Wilmotte,
La Flaneuse,
Ava,
Testinaute,
Anne-Cécile,
Babou,
Renepaulhenry,
A&G,
Aude,
Mamysoren,
Zaromcha,
Anne Laure T,
hibiscus,
Un jour une rencontre,
Xoliv’,
Lyonelk,
E,
Kyoko,
Dorydee,
jen et dam,
Galinette,
Batilou,
Hélène d’avril,
Cathy,
Clara,
Quelbazar,
Isabelle,
Viviane,
Cécile,
Les petits supplices !,
Alexinparis,
Muni57,
Sébastien,
Filamots,
Le-Chroniqueur,
Narayan,
Akaieric,
Pilisi,
Sephiraph,
Alice Wonderland,
M’dame Jo,
J’adore j’adhère,
Nora,
La Papote,
Otak.

Débat politique dans la sixième circonscription des Français établis hors de France

15 mai 2012

Fait nouveau cette année, les français établis hors de France vont pouvoir voter pour élire des représentants à l’assemblée nationale. Ainsi, le reste du monde a été découpé en onze circonscriptions législatives parmi lesquelles on trouve la sixième qui regroupe la Suisse et le Liechtenstein.

Le parti des Verts Libéraux du canton de Vaud a eu la bonne idée de proposer hier soir un débat entre tous les candidats à cette circonscription ; deux sujets pour le débat :

  • la libre circulation ;
  • la politique énergétique.

Tous les candidats ne sont pas venus, il manquait notamment les représentantes de l’UMP et du PS ; la première excusée, la seconde avait dépêché son suppléant. La soirée a été découpée en deux discussions de une heure avec un lot de candidats différents.

Libre circulation, espace Schengen :

Dans un premier temps, Pierre-Jean Duvivier (indépendant), Laïla Barki (Parti Radical de Gauche), Joseph Kuszli (Parti Social Démocrate pour la Grande-Europe), Micheline Spoerri (droite indépendante) et Louis Lepioufle (suppléant de la candidate du Parti socialiste) ont débattu sur la libre circulation des personnes dans l’espace Schengen. En fait, assez rapidement, le débat m’a semblé partir sur Y’a-t-il trop d’étrangers en France. Plusieurs fois, il a été tenté de recentrer le débat sur ce qui peut aussi concerner les français établis hors de France : Qu’est-ce que nous apporte Schengen et comment ferait-on sans ? Cette partie de la soirée ne m’a pas franchement passionnée ; entre la candidate de la droite indépendante que j’ai trouvé ultra-agressive dans ses propos envers les autres candidats et le public, entre la candidate du Parti Radical de Gauche qui ne sait pas parler assez en fort en public (du coup, je n’ai pas entendu un traitre mot de sa part), entre le suppléant de la candidate PS que j’ai trouvé sans charisme (Je suis venu parce que ma cheffe m’a dit, hein, mais je ne sais pas pourquoi je suis là), etc, ce fut un grand moment de politique.

J’ai néanmoins noté deux échanges qui m’ont plus. À un moment, le candidat indépendant relève des propos et dit :

C’est tout le problème de la politique, les candidats en campagne font des promesses qu’ils sont incapables de tenir et naturellement ne les tiennent pas.

Réponse d’un autre candidat :

Ah mais c’est normal monsieur, c’est de la politique.

Donc mentir dans sa campagne pour tenter d’être élu est quelque chose de normal. J’aime la politique …

L’autre échange que j’ai relevé est croustillant. Les candidats parlent des résidants étrangers en France, une personne évoque le chiffre de 5% d’étrangers en France. Sur quoi mon voisin de derrière rebondit par un :

Ah, mais 5% c’est déjà trop !

Ce cher monsieur est français et il vit en Suisse. Les débats avaient lieu à Lausanne, dans le canton de Vaud. Le pourcentage de résidants permanents du canton de Vaud de nationalité étrangère est de … 30%. 5% d’étrangers dans un pays dans lequel il ne vit pas c’est trop, 30% dans celui dans lequel il vit – en étant étranger – ne le gène pas. On mesurera tous l’ironie de la situation.

Politique énergétique : pour ou contre le nucléaire

La seconde partie de la soirée m’intéressait beaucoup plus, en fait. Didier Salavert (Indépendant libéral), Marie-Françoise d’Anglemont de Tassigny (Parti Radical de droite), Magali Orsini (Front de Gauche), Ximena Kaiser-Morris (Europe Ecologie – Les Verts) et Odile Mojon (Solidarité et Progrès) ont donc débattu de la politique énergétique. On notera la malice du plan de table d’avoir placé la candidate des Verts à coté de celle de Solidarité et Progrès, ce dernier est le parti qui milite ouvertement pour un renforcement du nucléaire ; vous savez le parti de Jacques Cheminade.

Ce débat a été totalement phagocyté par la question du nucléaire : pour ou contre. Je ne vais pas refaire ici le match, on connait tous les arguments des uns et des autres. Je relève juste le discours de la candidate de Solidarité et Progrès qui de son coté nous a gratifié d’un :

Ah, mais il n’y a pas eu de morts à Fukushima !

Je salue l’exploit sportif de l’acte. Le tollé suscité dans la salle par cette phrase fut l’évènement de la soirée.

Plus sérieusement, j’ai été un peu déçu que de vraies questions viennent en fait très tard, ou pas du tout. La question des économies d’énergie est arrivée en tout fin de débat, la mobilité et donc les transports n’ont pas été évoqués, pas un mot sur la rénovation du parc immobilier en France (chauffage), Kyoto et le CO2 pas plus. Pour ou contre le nucléaire a été omniprésent dans le débat, avec des discussions sur comment produire autrement de l’électricité.

Dans ce cadre, il y a eu un échange très intéressant entre M. Salavert (Indépendant libéral) et Mme Orsini (Front de Gauche). M. Salavert nous explique qu’actuellement nous sommes dans une situation verticale entre la production et la consommation d’électricité : une entité productrice, peu de sites de productions qui distribuent en bas à des consommateurs. Il y a donc le niveau supérieur : société productrice, le niveau inférieur : consommateur. Le système actuel ne permet pas à un privé de produire de l’électricité et de la revendre à son voisin. Il nous explique que son idéal serait une situation horizontale dans laquelle chaque consommateur pourrait être producteur, ainsi un particulier pourrait produire de l’électricité dans sa propriété (éolien, solaire, hydro, etc) et revendre cette dernière à ces voisins, sans devoir passer par l’entité centrale. Une situation à reproduire sur l’ensemble du territoire ; à ce titre je vous invite à lire ce billet que j’avais écrit. La candidate du front de gauche s’est vivement opposée à cette idée. Elle conçoit l’idée de son concurrent visiblement comme de l’ultralibéralisme économique et non comme une réponse aux problèmes de distribution et de polarisation du réseau électrique français ; on peut tenter d’éclater le réseau de production et de distribution tout en y mettant des verrous en termes de prix. Ainsi elle se positionne ouvertement pour un système ultra centralisateur, et fait – à mon avis – complètement le jeu du tout nucléaire.

Conclusion 

J’ai donc découvert une partie des candidats aux législatives dans ma circonscription. La candidate qui visiblement emportera le lot final n’était pas là (Mme Schmid, UMP). Bref, entre les candidats qui disent devant leurs électeurs que oui ils mentent dans leurs campagnes, entre ceux qui ne connaissent visiblement pas les sujets de débat de la soirée, etc, ça me donne une très piètre image de la politique de mon pays.

Ca donne plus envie de m’investir dans celle du pays qui m’accueille.

Wikipédia, du lecteur au contributeur

18 mars 2012

Lundi prochain, le 26 mars 2012, une conférence est organisée à l’EPFL (École Polytechnique Fédérale de Lausanne) sur le thème :

Wikipédia : du lecteur au contributeur.

Elle aura lieu à l’auditorium CO2 à partir de 18h. L’entrée est libre. Trois contributeurs vous évoqueront différentes facettes de Wikipédia :

  • Nicolas Ray évoquera les grandes lignes de Wikipédia (histoire, principe, etc.), les structures Wikimédia faisant vivre ce projet et le logiciel MediaWiki, support de Wikipédia ;
  • Pour ma part, j’évoquerai l’aspect illustratif : quelles illustrations, comment, etc ? En précisant quelques points sur le droit d’auteur ;
  • Gilbert Conus finira sur des exemples concrets de rédaction d’articles avec l’aspect collaboratif des choses.

En vous attendant les plus nombreux possible.

Photos de foot

12 octobre 2011

Il y a toujours des besoins de photographies sur Wikipédia, le football ne déroge pas à cela. Je me suis donc récemment remis en quête d’autorisations pour faire des photos de ce sport dans de bonnes conditions. Du coup, hier soir je suis allé faire un petit shoot photo pour me remettre en jambe.

Size doesn’t matter ?

La taille ne fait rien ? En fait si, quand même. Je m’explique. Hier après-midi j’ai donc vu que le Lausanne-Sport (le club de foot de Lausanne) jouait un match amical contre le FC Azzuri 90, un club amateur de Lausanne. Je prends quelques renseignements, lieu, heure, etc. Je vois que l’entrée est payante, 7 chf. Je prends le matériel, et je pars en direction du stade de Chavannes.

<Aparté> La descente des escaliers me vaudra une discussion drôle avec le voisin du dessous. Me voyant avec tout le matos photo sur le dos, il me salue et :

- Vous partez illustrer des hockeyeurs pour Wikipédia ?

- Non, ce sont des footballeurs ce soir.

En fait, je crois que tout le voisinage a découvert nos activités wikipédo-illustrato-sportives.</Aparté>

J’arrive donc au stade de Chavannes. Je me dirige vers l’entrée, un charmant monsieur tenant le guichet afin de faire payer les places. N’ayant fait aucune démarche officielle (accréditation), je m’étais dit que je payerai ma place. Ce monsieur me voit donc avec le sac photo et le 300 mm sous le bras, un petit signe et hop me fait rentrer directement. Moralité, la taille (de l’objectif, bien sûr) y fait tout de même beaucoup. Elle aide bien à donner une image de sérieux.

Les photos !

Que ce soit clair tout de suite, les photos ne sont pas terribles. Ça faisait quelques semaines que je n’avais pas fait de photos de sport. Je me suis rendu compte que les automatismes ne revenaient pas en trente secondes. De plus le stade Chavannes est un petit stade qui possède un éclairage ni très puissant, ni homogène. J’ai couru toute la soirée après un peu de lumière.

Gaël_Nlundulu avec le Lausanne Sport.

Gaël N'lundulu avec le Lausanne Sport.

Voici un lien vers quelques photos potables que j’ai tout de même téléversées. On peut regarder la photo ci-contre. Parlons chiffre, elle est prise avec une focale de 300 mm. Je suis au maximum de l’ouverture possible (f/2,8). Malgré une vitesse de 1/250 s, les ISO sont à 6400. Une petite règle de photographie explique qu’il faut toujours avoir une vitesse supérieure à 1/la focale. Dans le cas présent je suis à 300 mm, il ne faudrait donc pas prendre de photo à une vitesse inférieure à 1/300 s. Ainsi malgré le fait d’avoir monté les ISO au maximum, j’étais tout de même en sous-vitesse, m’exposant à des problèmes de flous.

J’ai donc toute la soirée couru après la lumière pour tenter de prendre en photo mes joueurs ou une belle action au maximum de luminosité des éclairages bien faiblards. J’ai bien entendu eu une pensée émue pour Okki avec mes photos bruitées à ISO 6400.

Il y a quelques photos exploitables, et quelques gains pour Wikipédia.

TL – Acte 1

5 octobre 2011

Les transports publics de Lausanne et sa région sont couramment appelés TL, sigle correspondant à leur ancien nom : Tramways Lausannois. Les TL comptent une ligne de tramway (le TSOL, ou M1), une ligne de métro (le M2), des trolleybus et des bus. Le M2 est une ligne de métro sans conducteur, c’est important de le préciser.

Devant le nombre de saloperies réalisées par les conducteurs des bus des TL avec leurs volants, je me résigne à les décrire ici-même. Histoire de recenser tout cela.

Je tends à me déplacer souvent à Lausanne en vélo. J’habite au-dessus d’Epalinges. Le voyage aller vers le centre de Lausanne se fait donc en descente à une vitesse sensiblement identique à celles des voitures et des bus, aucun problème de cohabitation à déplorer. Le retour, c’est nettement plus délicat, voir clairement dangereux à certains moments.

Passons donc à l’acte 1. Hier après-midi (17H), je quitte la place de la Riponne pour remonter vers Epalinges. C’est grosso modo 6,5 km pour 300 mètres de dénivelé positif. Peu avant d’arriver au carrefour des croisettes (entrée d’Epalinges), je suis correctement sur la droite de la chaussée qui à ce endroit est une double voie avec terre-plein central. Je suis casqué, pas de musique sur les oreilles. Quelques voitures me doublent et viennent s’agglutiner au carrefour en question. Petit à petit je me rapproche du carrefour en question. Et là j’entends un bus des TL tenter un dépassement, je vais un premier signe pour montrer que non. Je vais bientôt arriver derrière la file de voiture en attente au feu, le dépassement est donc inutile.

Le chauffeur des TL entame néanmoins son dépassement, du coup je découvre qu’il s’agit d’un bus articulé. Il s’est passé ce qu’il devait se passer. Le bus a mis un certain temps à me dépasser pour ensuite se rabattre complètement sur la droite. Je n’avais plus la place de le remonter par la droite. J’ai donc remonté le bus par la gauche, pour faire un debriefing de la situation avec le chauffeur. J’ai clairement eu le temps de remonter le bus et de discuter avec le chauffeur avant que le feu au vert remette la circulation en route. Cela montre clairement que le dépassement était inutile. Le chauffeur serait resté derrière moi il aurait été au même endroit lors de la mise au vert du feu.

Le plus drôle est encore à venir. J’explique au chauffeur en quoi son dépassement était inutile et lui demande pourquoi il a complètement serré la droite après m’empêchant de passer. La réponse vaut se pesant de cacahuète.

J’ai serré à droite parce que les vélos n’ont pas le droit de doubler par la droite.

J’avoue, j’ai ri. Ce chauffard, pardon ce chauffeur des TL entame un dépassement totalement inutile (aucun gain de temps sur son parcours) et réalise une manœuvre pour volontairement emmerder un vélo. Pour info, le code la route, n’interdit aucunement à un vélo de remonter une file de véhicules à l’arrêt par la droite, chose confirmée par la police vaudoise. Il est juste nécessaire de faire attention aux angles morts dus aux rétroviseurs.

Pour ma part, j’ai deux fautes dans cette histoire. 1) J’ai oublié de noter le numéro du bus. 2) J’avais oublié d’allumer la caméra. J’ai souvent une petite caméra HD sous le guidon du vélo. Histoire de garder des traces.

J’en viens franchement à me demander si les routes lausannoises ne seraient pas beaucoup plus sures si les TL se dotaient de bus sans chauffeur comme ils ont su le faire pour le métro. Parce que là, on a un aveu clair de manœuvre dangereuse.

Chers TL, merci de me faire tant détester les bus.

Cyclisme urbain

30 septembre 2011

Les relations entre cyclistes et automobilistes ne sont pas toujours très faciles à gérer. Les automobilistes sont souvent persuadés qu’ils ont la place de doubler les vélos dans un trou de souris, mais oublient en fait que le code de la route leur suggère de laisser un mètre de distance lors d’un dépassement.

Hier soir nous étions avec des amis dans le centre de Lausanne. Comme souvent, nous y étions en vélo. Nous sommes rentrés à la maison vers 20h30. Nous étions au Flon, pour ceux qui ne connaissent pas trop Lausanne cela donne environ 350 mètres de dénivelés positifs pour arriver chez nous (Epalinges).

Pendant un certain moment la route du retour passe par la route de Berne. En l’état, ce sont des avenues urbaines aménagées en deux voies de circulation dans chaque sens avec un terre-plein central. Hier soir nous étions donc sur cette chaussée. Après un feu un automobiliste me dépasse en profitant de mon tee-shirt pour nettoyer le coté droit de la carrosserie de son SUV. Je dois avouer avoir été légèrement excédé par la situation. Il y une claire mise en danger d’un usager de la route pour simplement gagner 3 secondes.

En réaction j’ai tendu mon bras gauche vers la chaussée, moins droite sur le guidon. J’ai continué à monter cette avenue avec le point gauche serré en direction des rétroviseurs des voitures qui souhaitaient me dépasser.On notera que mon bras ne fait pas un mètre de long et ne dépasse donc pas de la distance que les voitures doivent respecter quand elles me dépassent.

Fanny était quelques mètres derrière moi et à admirer la situation. Pas une voiture à tenter un dépassement sans y mettre de la distance. Elles ont toutes attendues d’avoir de la place pour dépasser.

Il est triste d’en conclure que le seul moyen de bénéficier d’un espace plus ou moins vital autour de son vélo, parmi des enclumes de plus d’une tonne, est de se montrer agressif envers les conducteurs. Le bras tendu, point fermé, en direction des voitures était clairement un signe d’hostilité.

 


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