Archives de février 2012

Achat écologique ?

25 février 2012

Cette semaine je suis allé faire mes courses dans un supermarché dans lequel je ne vais pas habituellement. J’avais notamment besoin de pastilles pour le lave-vaisselle. N’étant pas dans le supermarché habituel, je n’ai pas trouvé le produit que nous achetons en temps normal.

J’ai une certaine sensibilité environnementale qui me pousse à acheter des produits qui tendraient à respecter l’environnement. Ainsi dans le rayon dédié, je cherche des pastilles pour lave-vaisselle présentant un aspect eco-friendly. Je trouve le produit ci-dessous.

Joli packaging.

Le produit présente bien. Il a de la couleur verte pour attirer ma conscience environnementale. On peut y lire : 97% biodégradable, sans phosphates, etc. Je n’ai pas l’expertise pour juger de moi-même à quel point le produit est soucieux de l’environnement. J’ai acheté ce produit guidé par ce que l’emballage mettait en avant.

En arrivant à la maison, je devais mettre en marche le lave-vaisselle. J’ai ouvert mon achat pour y prendre une pastille et voilà ce que j’ai trouvé.

Tant de plastiques ...

Chaque pastille est encapsulée dans un petit emballage plastique. L’ensemble des 30 pastilles sont stockées dans un grand emballage plastique lui-même posé dans le carton du produit.

N’y aurait-il pas au moins une couche d’emballage en trop ?

Je peux comprendre le besoin d’un emballage plastique afin de protéger les pastilles de l’humidité lors de leur transport et stockage, mais deux couches, il y en a résolument une de trop.

À quoi bon se donner le mal de pousser ses achats vers des produits présentés comme étant respectueux de l’environnement, si on se retrouve avec des quantités de plastiques inutiles par la suite ? Quelque chose m’échappe. En revanche, je sais quel produit ne plus acheter.

Le nucléaire, l’ennemi du bien pour la gestion d’un réseau électrique ?

21 février 2012

Titre probablement un brin provocateur, on gagne des lecteurs comme on peut. :)

La France a centré sa production d’électricité sur la filière nucléaire. En Suisse, 45% de l’électricité provient de cette filière. On peut néanmoins faire une analogie commune aux deux pays : dans les deux cas la production de chaque unité a augmenté au fil du temps. Et cela est source – à mon sens – de problèmes.

Doublement à triplement des puissances de réacteurs

En France, dans les années 1960, des réacteurs d’environ 500 MW (puissance électrique) ont été mis en service dans les centrales de Chinon, Saint-Laurent et du Bugey. Ils sont tous aujourd’hui arrêtés. Dans les réacteurs encore en activité, il y a Fessenheim avec des réacteurs de 880 MW pour finir par Chooz avec 1500 MW. En un peu plus de dix ans, la puissance unitaire d’un réacteur a été multiplié par 1,7.

En Suisse, le constat est le même. Entre Beznau et Leibstadt, en l’espace de 15 ans, la puissance unitaire d’un réacteur mis en service est passée de 365 MW à 1165 MW. Ici on a un triplement de la puissance.

Plus ça produit mieux c’est

Pour un producteur d’électricité, il y a de réels avantages à ce que sa centrale ait la puissance la plus élevée possible. En doublant la puissance d’un réacteur, on ne double pas la surface de la centrale au sol : il faudra toujours une installation de refroidissement, un alternateur, des locaux administratifs, etc. Bref, un entrepreneur s’il doit s’enquiquiner avec les autorisations, les oppositions, les manifestations, etc. il va faire en sorte de le faire pour un seul site et que ce site produise le plus possible. On pourrait rajouter aussi la contrainte de ressources humaines : une centrale quelle que soit sa puissance va demander moins de personnel que deux centrales. Bref, aux yeux du propriétaire tout pousse à ce que la centrale ait la puissance la plus élevée possible.

En France, la consommation d’électricité tend globalement à se stabiliser : 1% d’augmentation entre 2005 et 2010 selon les chiffres de RTE (Réseau de Transport d’Électricité). La Suisse suit aussi cette logique. Ainsi, l’augmentation de la puissance des réacteurs nucléaires ne vise surement pas à palier une forte augmentation de la demande. Cette augmentation doit avoir comme conséquence une diminution du nombre des unités de productions. On se dirige vers un système basé sur moins de réacteurs, mais plus puissants.

Cela est illustré par les projets en cours ; en travaux ou abandonné. En France, l’EPR en construction à Flamanville doit avoir une puissance de 1650 MW. En Suisse, avant que Fukushima ne vienne stopper tous projets, il y avait le projet d’une centrale nucléaire dans le Niederamt avec un réacteur mais deux puissances à l’étude : soit 1100 MW soit 1600 MW.

Mais cela soulève des problèmes

Dans un précédent billet, j’expliquais en quoi en France le déséquilibre dans la répartition des sites de production et de consommation pouvait mettre le réseau en difficulté. Réduire encore le nombre de sites de production, c’est augmenter encore la distance moyenne entre producteur et consommateur. Et donc aggraver le problème déjà présent. Le réseau électrique français a un problème structurel, mais on tend à agir dans le sens aggravant. Allez comprendre…

Le conseil fédéral suisse a officiellement annoncé l’arrêt des actuels centrales nucléaires à échéance de leurs durées de vies, sans qu’elles soient renouvelées. Néanmoins avant cette annonce, il y avait ce projet de centrale dans le Niederamt qui soulève un autre problème. En Suisse à l’heure actuelle nous avons 4 centrales pour 5 réacteurs nucléaires. Avec une consommation stable, si la puissance unitaire augmente, le nombre de réacteur diminue. À termes cela aurait signifié quoi pour la Suisse ? Deux, trois réacteurs pour la totalité du réseau ? Le problème est là. En cas de mis à l’arrêt du réacteur (toute installation a besoin de maintenance de temps en temps), on prive le réseau d’une part de plus en plus importante de la production ; fragilisant encore la capacité à fournir tous les consommateurs.

Le nucléaire, l’ennemi du bien pour la gestion d’un réseau électrique ?

En fait, le titre n’est pas si provocateur. Il montre du doigt un réel problème : on polarise le réseau sur quelques sites de productions, cette situation ayant les deux inconvénients cités plus haut ; inconvénients qui – il me semble – ne sont pas négligeables.

En termes de solution, à la lecture de ce billet, on pourrait préconiser la dissémination de plein de réacteurs nucléaires de puissance moyenne à travers le territoire. Ce n’est pas forcément là que je voulais en venir. Ne serait-il pas temps de vraiment mettre en avant les petites productions d’électricité mais de façon très large et étendue : mini-hydro par ci, éolienne par là, solaire à côté. À mon avis, un éclatement de la production est vraiment une voie à mettre en avant, plutôt qu’une polarisation.

Reste le problème du NIMBY (Not In My Back Yard), tout le monde veut de l’électricité mais personne ne veut voir d’éoliennes, de tour de centrale nucléaire, etc. au travers de sa fenêtre. On veut l’électricité sans en voir les désagréments. Et là, le nucléaire a un avantage colossal sur le reste des vecteurs énergétiques, il occupe peu de place au sol pour une très grosse production, donc peu de monde à embêter.

Un samedi après-midi dans le Jura

18 février 2012

Ce samedi nous souhaitions aller nous promener du coté du lac de Joux. Après le climat glacial de ces dernière semaines, le lac doit être bien gelé ; de beaux paysages garantis. Donc idée de base : promenade et géocaching dans la glace et la neige de la vallée de Joux.

Nous quittons Lausanne samedi midi en direction de la vallée de Joux, l’idée étant de passer par Bière et le col du Marchairuz. Après Bière, la route du col n’est pas traitée. Il y a une bonne épaisseur de neige sur la chaussée, nous y allons quand même. On fait quelques kilomètres sur la route du col dans la neige, tout se passe bien. Il y a des traces dans la neige, les roues posées dedans tout va bien. Néanmoins à un moment où la route devient plus pentue, les traces sont plus accidentées, plus bosselées. On finit par planter la voiture dans la neige, pas moyen de monter plus haut. C’est maintenant que la journée devient drôle et intéressante, si si.

Remettre la 106 sur la route

Bref, on se dit que passer dans la vallée de Joux par ce col c’est non pour aujourd’hui. On cherche donc à faire demi-tour. J’entame la manœuvre mais je plante la bagnole dans la neige en travers de la chaussée. Vogue la galère, on commence à enlever la neige derrière les roues pour finir le demi-tour et redescendre. Et là, arrive une Volvo qui – elle aussi – tente de monter le col. J’explique au conducteur que nous ne passerons pas et donc que nous tentons de faire demi-tour. Il m’aide. En 10 minutes la 106 est sur les traces dans le sens de la descente.Il a quand même fallu s’aider de la pelle présente dans le coffre de la 106. Oui j’ai une pelle dans le coffre de la voiture, la preuve en est que ça peut servir.

Remettre la Volvo sur la route

On fait quoi le samedi après-midi en Suisse ?

Le conducteur de la Volvo et ses deux passagères tentent de continuer. On parvient à se croiser tant bien que mal. Mais là, au lieu de continuer la descente, j’ai un doute. Je stoppe la voiture. Je regarde la Volvo. Et oui elle se pose au même endroit que nous, pas moyen d’aller plus haut. On sort de la voiture et nous partons gaiement aider ses braves gens à sortir de là. Nous étions cinq, on a tout essayé pour sortir la Volvo de là. On a creusé à la pelle sous la voiture, on a levé la voiture au cric pour préparer des traces sous les roues, etc. Rien n’y a fait. Je note d’ailleurs que la Volvo n’avait pas de cric, ces voitures récentes …

On a bien rigolé pendant deux heures avec ces personnes. Au bout d’un moment le monsieur a fini par appeler son assistance automobile pour un remorquage, il n’y avait plus grand chose d’autre à faire.

Bilan de la journée

On était parti pour une balade sympa dans la vallée de Joux, on a fini par passer deux heures à tenter de sortir une Volvo d’une route enneigée. On a tous bien rigolé avec des gens sympas, malgré les circonstances. On doit se revoir avec ses personnes pour aller boire un verre prochainement.

J’en conclus aussi qu’avoir du gros matériel suédois en Suisse ne signifie pas forcément ne pas avoir d’emmerdes (double sens inside).

Remorquage. Le propiétaire de la Volvo n'a pas assumé de voir sa voiture prise en remorque par ma 106. Il m'a demandé de masquer la plaque !

 

Le proverbe « Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse » s’applique-t-il à Wikipédia ?

14 février 2012

Sur Wikipédia, il existe des marronniers, tout le monde le sait. Parfois, on remarque que l’écho ambiant amplifie un marronnier (ma comparaison est franchement bancale si on ne connait pas le cri de cet arbre). Récemment, c’était au sujet des « vieux contributeurs qui s’en vont et ne sont pas remplaces par des aussi bons, euhlamondieu [1] on court a la catastrophe ». Pourquoi pas mais j’ai du mal à partager le constat et même si c’était/c’est le cas, il m’est difficile de voir en quoi ces départs sont anormaux ou s’ils sont un mal pour les individus (qui valent plus qu’un site web).

Cela fait quelques années que je suis sur le web et c’est assez fréquent qu’il existe des cycles d’activité. « Tous les jours, il y a de plus en plus de chanteurs morts » disait François Morel dans les Deschiens… C’est également vrai pour les wikipédiens qui s’en vont. Ou qui font mine de s’en aller. Car très souvent les dramaqueens hurlant partout « regardez moi, je pars en claquant la porte quatre fois de suite » pendant 48 heures sont rarement ceux qui partent pour de bon. Bref dire qu’il y a des gens qui partent, c’est enfoncer une porte ouverte. Aller plus loin, c’est de l’ordre du ressenti, de la perception et du doigt mouillé (d’où le point d’interrogation dans mon titre et non je n’ai pas la LA réponse).

Y a  t il plus de gens qui partent qu’avant ? En chiffres absolus, en pourcentage?  Pas facile à dire, sauf si on veut faire dire aux chiffres ce qu’on pense. C’est la même chose si on dit « tout va bien, il y a autant de contributeurs (très) actifs depuis des années ». Le souci c’est qu’un contributeur très actif a fait plus de 100 contributions en un mois et la distinction n’est pas faite sur la qualité de ces edits (enlever une virgule mal placée cela améliore l’encyclopédie mais je doute que cela soit un apport si irremplaçable que cela) ni sur la quantité au delà de 100 (pour le programme, un très actif à 102 edits « vaut autant » qu’un très actif à 1500 edits).

Est-ce que cette « vague » de départs est « très dommageable » pour l’encyclopédie par rapport aux arrivées?. La c’est encore plus casse gueule de tenir un raisonnement. Déjà parce que majoritairement les arrivants se moquent de ce qui s’est passé avant qu’ils ne débarquent (surtout si cela remonte « loin » en arrière, plus d’un mois par exemple). Ensuite parce que les vieux voient ce qu’ils perdent sans savoir ce qu’ils vont conserver voire « gagner ». Et puis des fois ils enjolivent souvent le passé et estiment souvent être les gardiens du temple, chaque changement étant souvent vu comme potentiellement négatif. Rassurez vous ce n’est pas propre à Wikipédia, cela doit faire 4000 ans au bas mot qu’on pense que « les jeunes de maintenant c’est plus comme de not’ temps et si ça continue comme ça, la civilisation va partir à vau l’eau ». Mais un jour les vieux ne sont plus là et on n’entend plus leurs grognements sur l’arrivée du papyrus, de l’imprimerie, de la télévision, de la musique techno, du téléphone portable ou de facebook et cela fait partie du monde (rassurez vous on peut râler sur les nouvelles inventions, modes voire les comportements des jeunes). Douglas Adams le dit mieux que moi
« Anything that is in the world when you’re born is normal and ordinary and is just a natural part of the way the world works. Anything that’s invented between when you’re fifteen and thirty-five is new and exciting and revolutionary and you can probably get a career in it. Anything invented after you’re thirty-five is against the natural order of things ».

Bref, il n’est pas sûr que l’on soit à deux doigts de la catastrophe (et que ça n’a jamais été aussi pire que maintenant) avec tous ces anciens qui s’en vont. En plus, si je regarde quelques noms de « gros contributeurs » qui sont inactifs depuis quelques temps, je ne peux pas m’empêcher de penser que pour certains, c’est leur départ qui a amélioré l’encyclopédie. Je sais, c’est être un sale élitiste que de penser cela mais je reste convaincu (en un mot) qu’un « bon » wikipédien doit avoir de la bonne volonté, conscience de ses limites avant de modifier une page et aussi écouter les conseils qu’on lui donne.

En fait là où je m’étonne de tout cet émoi (aussi fort que passager ?), c’est que, pour moi, un site web vaut moins que des individus. Le cœur du problème (si problème il y a) se situe à ce niveau à mon avis. Et franchement cela me rassure plutôt de voir que certains passent à autre chose au bout d’un certain temps. Cela me parait normal qu’on soit disposé à donner de son temps pour une activité (participer à wikipédia par exemple) pendant un temps défini de son existence. Cela peut être un mois ou une décennie mais au final tout passe tout casse tout s’efface [2]. J’aurais au contraire plus d’inquiétude pour les utilisateurs qui restent longtemps sur le site, longtemps en durée (mois voire années) et aussi en temps moyen par jour ou mois. Et je ne m’apitoierai pas sur les gens qui me rétorqueront qu’ils n’ont pas le choix de s’investir autant car il y a si peu de gens que sans eux ce sera [3] le chaos. Franchement tenir ce raisonnement quand on est bénévole sur un site web, c’est surtout préférer se faire du mal, se faire passer pour une victime ou vouloir se croire plus important/irremplaçable qu’on est. D’où mon coté très détaché vis à vis de wikipédia, le devoir ne m’appelle plus. Si vraiment ce supposé nouveau chaos est si gênant que cela, y a qu’à cliquer sur la croix en haut à droite du navigateur. Si cela vous dérange encore autant une fois que c’est fermé, le souci est sans doute plus de votre côté que de celui des anciens qui s’en vont.

[1] Référence
[2] Sauf la classe !!
[3] Futur, pas conditionnel

Mettre ses photos de vélos sur Wikipédia ! Pourquoi, comment ?

13 février 2012

Sur Twitter, je suis une communauté nommée les #Twittcyclos. Il s’agit de pratiquants et/ou de fans de cyclisme qui discutent de leurs sorties d’entrainement, de leurs courses, de leurs matériels mais aussi du sport professionnel. Parmi ces fans, de nombreux se déplacent sur les courses pour aller voir les coureurs, certains y font même des photos. De temps en temps, Fanny et moi poussont ces derniers à mettre leurs photos sur Wikipédia. Les réponses sont souvent : pourquoi faire ? comment faire ?

Ce billet est là pour répondre à ces deux questions. Il est naturellement transposable à toutes vos activités. Que vous fassiez du macramé, du football, de la broderie, de bons petits plats à la maison, de la peinture sur figurine, etc. vous pouvez être amené à voir des choses mal ou pas illustrées sur Wikipédia. Donc, quoi que vous fassiez, ce billet est pour vous.

Pont de Saint-Nazaire

Ma première photo pour Wikipédia. Pas un coureur cycliste, mais le Tour de France y est passé plusieurs fois.

Pourquoi mettre ces photos sur Wikipédia ?

Wikipédia est un bien commun détenu et enrichi par tous. Il n’est complété que parce que tout le monde y apporte sa pierre. Quand j’y lis un article, j’y trouve des illustrations. Elles ont été faites par mon voisin, par le type que j’ai croisé dans la rue, etc. Bref, tout est sujet à illustrations et tout est illustré par n’importe qui.

Ainsi, sans votre aide de temps en temps, Wikipédia n’est pas illustrée. À vous de jouer.

Comment mettre ces photos sur Wikipédia ?

Afin de ne pas enregistrer une même photo sur la Wikipédia en anglais, puis sur celle en français, puis sur celle en allemand, etc (y’a 250 langues de Wikipédia…) il a été créé une médiathèque commune. Elle s’appelle Wikimédia Commons. On y range toutes les photos nécessaires à illustrer Wikipédia dans toutes les langues possibles. C’est donc là que vous allez mettre vos photos que d’autres seront ravis de voir dans des articles.

Allons dons sur Wikimedia Commons. Pour mettre des photos, vous devez vous créer un compte : cela permet notamment de vous identifier comme auteur des photos et de bénéficier de quelques outils, c’est gratuit et garanti sans SPAM.  Le lien pour vous créer un compte est présent en haut en droite de la page, suivez les instructions c’est tout simple.

Une fois que votre compte est créé, vous pouvez aller dans la barre verticale présente à gauche de la page du site. Dans le menu Participer, vous trouvez le formulaire pour importer un fichier. Ce formulaire est très simple, il suffit de suivre les instructions. En ce qui concerne les droits d’auteurs que vous accordez à vos photos, je vous invite à lire ce billet, il explique tout. Une rapide description est nécessaire. Vous êtes l’auteur de la photo, vous saurez très bien quoi mettre. On vous demande de mettre des catégories sur vos photos, si vous êtes nouveau, oubliez. Vous apprendrez plus tard.

Voilà maintenant vous savez mettre vos photos dans la médiathèque de Wikipédia. Après il suffit de les mettre dans les articles sur le coureur cycliste que vous venez de prendre en photo. Pour cela, faites par mimétisme. Regardez comme cela est fait dans un autre article et faites pareil.

Cadel Evans

Photo de Cadel Evans prise sur le Tour de Romandie 2011 et illustrant son article.

Conclusion

Wikipédia est un bien commun. Participez à son enrichissement, il est le fruit du travail de tous. Si vous avez des questions, il y aura toujours quelqu’un qui prendra plaisir à vous guider. Vous pouvez bien sur me les poser les questions.

Mon top 10 du cinéma français

13 février 2012

L’autre soir je soupais – oui parce qu’en Suisse on dine à midi et on soupe le soir – chez un copain. Ce dernier avait invité une de ses amies. Celle-ci est Roumaine et a vécu très longtemps en Roumanie. Elle ne connait pour ainsi dire rien du cinéma français antérieur à 1995. Au cours de la soirée, elle a fini par nous demander de lui dresser une liste de films français à voir absolument pour bien connaitre ce cinéma. Nous nous sommes donc lancés dans une liste de films français – d’avant 1995 – à voir absolument. J’ai trouvé l’exercice marrant. C’est totalement subjectif mais je vous dresse ma liste de 10 films français à voir absolument.

  • Les Tontons flingueurs ;
  • La Cité de la peur ;
  • L’As des as ;
  • La Guerre des boutons ;
  • Le Dîner de cons (ok, ça date de 1998, mais elle ne connaissait pas) ;
  • Le Corniaud ;
  • La Vache et le Prisonnier ;
  • Les Aventures de Rabbi Jacob ;
  • La Cage aux folles ;
  • Le Professionnel.

C’est totalement subjectif. Certains penseront que tel ou tel manque est impardonnable, etc. Auquel cas, je vous invite à faire votre liste en commentaire. En vous souhaitant de bonnes soirées cinémas à la maison.

Energie et environnement

6 février 2012

Comme évoqué dans le billet précédent, je visitais récemment un appartement en France voisine (y comprendre les quelques kilomètres de France le long de la Suisse). J’ai effectivement demandé au promoteur les performances énergétiques du bâtiment. Il m’a été répondu qu’il était en classe D ; comme évoqué dans les commentaires du billet c’est même à se demander si un tel bâtiment respecte la réglementation en vigueur.

Ce qui est intéressant c’est aussi la suite de la réponse. Le monsieur me dit donc que le bâtiment est en classe D, dans la mesure où le chauffage est électrique il me donne un montant mensuel pour les frais de chauffage. Et il finit par :

Mais il est en classe B pour les rejets de CO2

L’appartement consomme beaucoup, mais rejette peu de CO2. Comment est-ce possible ? Il produit son chauffage avec de l’électricité à 80% nucléaire. Même s’il consomme beaucoup, son vecteur énergétique étant très peu producteur de CO2, il est bien classé selon ce critère. Quand on se renseigne sur la forte consommation énergétique du bâtiment le contre-argument donné est la bonne situation en termes de rejets de dioxyde de carbone.

L’argument environnementaliste des bas rejets de CO2 ne peut-être avancé que grâce au nucléaire. C’est en fait très ironique.

Les personnes pour lesquelles l’aspect CO2 est important sont à mon avis des personnes qui ont eu une sensibilité environnementale et donc qui ne sont pas forcément fans du nucléaire (euphémisme…).

Combien de personnes savent que leurs faibles rejets de CO2 pour le chauffage de leurs habitations sont dus à une forte nucléarisation de la France ?

Froid, énergie, chauffage

3 février 2012

On en entend parler partout ces derniers jours : la vague de froid. Ce froid implique beaucoup de chose : sans-abris, état des routes, etc. Un des secteurs qui en souffre aussi est celui de la fourniture d’électricité.

Le chauffage électrique ça sert à réchauffer les poissons des rivières

Belle coïncidence, le froid arrive l’hiver quand les jours sont assez courts. Les besoins de chauffage sont donc au maximum quand les besoins d’éclairage le sont aussi. La France détient le record européen des ménages chauffés à l’électricité, environ 30% des ménages français se chauffent par ce vecteur énergétique. Pendant qu’en France on continue à autoriser des constructions neuves de ce type, d’autres pays l’ont purement et simplement interdit, on peut citer le Danemark. En Suisse, c’est partiellement interdit.

Il faut savoir que le rendement d’une centrale nucléaire est de l’ordre de 33%. Cela signifie qu’un tiers de l’énergie est effectivement transformée en électricité, les deux tiers restants sont rejetés dans l’environnement. 80% de l’électricité produite en France l’est par la filière nucléaire. Ainsi, pour chauffer ces 30% de foyers français, on chauffe nettement plus l’environnement qu’autre chose. Au doigt mouillé, on peut dire que pour 100 joules de chauffage dans une maison chauffée à l’électricité, un peu plus de 160 joules sont rejetés et chauffent les oiseaux et les poissons.

Le problème du réseau

Un autre aspect des choses aggrave la situation. En France, il y a de forts déséquilibres entre les zones de productions d’électricité et les zones de consommations.

Carte des centrales nucléaires françaises. Crédit : Sting & Roulex 45 CC By SA

Carte des centrales nucléaires françaises. Crédit : Sting & Roulex 45 CC By SA

Cette carte ne représente que les centrales nucléaires. Grossièrement, le nucléaire c’est 80% de ce qui est produit , le reste c’est moitié-moitié entre les barrages hydroélectriques et les centrales à fioul, charbon et gaz. On remarque assez vite que la répartition des centrales nucléaires est loin d’être homogène sur le territoire français. Il y a des zones avec une forte concentration de réacteurs ; les vallées du Rhône et de la Loire par exemple. On est allé chercher une source froide où il y en avait : les cours d’eau. Comme dit précédemment, une centrale nucléaire sert avant tout à réchauffer l’environnement. On en trouve aussi quelques-unes au bord de la Manche, il y avait de la place et peu de dégâts collatéraux sur le tourisme (amis nordistes et normands, je m’excuse pour cette vacherie).

Le problème réside dans l’acheminement de l’électricité, celle-ci est produite à un endroit et est acheminée par le réseau vers les sites de consommation. Plus le réseau doit faire passer d’électricité, plus il chauffe ; plus il est au bord de la rupture. En effet, si j’augmente le courant électrique dans un câble, celui-ci chauffe et se dilate. Ainsi l’hiver quand les câbles à très haute tension sont très sollicités, ils se dilatent plus qu’à l’accoutumé. En se dilatant, ils se rapprochent du sol, au contact du sol il se produit un court-circuit et tout le réseau tombe. En 2003, ce procédé a privé 56 millions de personnes d’électricité ; une première ligne disjoncte au passage d’un col dans les Alpes, mettant en surcharge une seconde sur un autre col ; le réseau italien tombe.

En France, il y a principalement deux zones qui souffrent de cette situation : le grand ouest avec comme extrême la Bretagne et la Côte d’Azur. Deux régions, mais deux raisons pas complètement identiques.

La Bretagne est une région plus densément peuplée que la moyenne française. On y trouve des industries consommatrices d’électricité, quelques grandes agglomérations ; la région a une demande conséquence d’électricité. Prenons une ville comme Brest, elle est située à 230 kilomètres du plus proche site de production d’électricité – dont la production ne soit pas assimilable à de l’erreur statistique – il s’agit de la centrale à fioul et charbon de Cordemais. La plus proche centrale nucléaire est à 340 kilomètres. Le réseau peine vraiment à soutenir la charge lors de ces périodes de fortes consommation. Pour tenter de diminuer le problème, un projet de centrale au gaz est à l’étude dans le Finistère.

Sur la Cote d’Azur, le mécanisme est un peu le même ; forte densité de population donc importante demande. Les sites de productions sont moins éloignés. En revanche, le transport d’électricité ne se fait ici que le long de la cote sur une ligne. Un projet de ligne à travers le Vercors est gelé par des oppositions environnementales. La distance est moins grande, mais le nombre de ligne est plus problématique.

Alerte orange

La situation est telle que cette semaine la Préfecture de Bretagne publiait un communiqué de presse parlant d’alerte orange EcoWatt. Il s’agit de demander aux habitants de le Bretagne de freiner leur consommation d’électricité. Le gestionnaire du réseau (RTE) en est à freiner ses clients pour pouvoir maintenir le service.

Situation problématique

Récement je visitais un appartement en France. Une construction neuve chauffée à l’électricité. J’ai posé la question quant aux performances thermiques du bâtiment ; classe D m’a-t-on répondu. On sait faire – sans que le surcoût soit exorbitant – le même logement mais avec une consommation trois fois inférieure.

En France, on a fait le choix de privilégier le chauffage électrique des locaux. Lors des périodes de fortes consommation, le réseau (production, distribution) arrive à ses limites. Si rien n’est fait il y a fort à parier que des coupures dans le réseau arriveront tôt ou tard.

Situation problématique, alors que des solutions existent : renforcement des normes sur les constructions neuves, aides à la rénovation, incitation à chauffer autrement (PAC, bois, réseau de chaleur, etc), etc.

Un truc m’échappe, ou pas.

L’art de tirer le portrait

2 février 2012
J’aime aller au cinéma et il m’arrive de participer à des avants-premières en présence de l’équipe du film. Cinématographiquement parlant, je trouve cela plus enrichissant qu’une séance « normale ». Mais cela me pose des cas de conscience wikimédiens. En effet, je me dis que cela pourrait être l’occasion de photographier certaines personnes qui ne sont pas (ou peu) sur Commons. En théorie, « yaka » faire les photos. En pratique, c’est un peu plus compliqué pour moi (je rappelle que ce n’est pas Ludo qui écrit ce message mais Erdrokan). 

Pour commencer, j’ai du mal à oser prendre des gens en photos. Le faire en douce me met mal à l’aise et leur demander c’est pire. Ensuite, il faut savoir que je n’ai pas un appareil photo « de compétition ». J’ai un modeste mais correct compact DMC TZ7 que j’utilise presqu’exclusivement en mode automatique (« intelligent » qu’il dit mais je n’irais pas jusque là). Je pense avoir un certain « regard » pour la photo mais je ne le cultive pas vraiment et j’en ai un peu honte car il est vrai que « Sans travail, un don n’est rien qu’une sale manie ».
En fait, je suis vraiment un enfant du numérique car j’ai commencé à faire de la photo vers mes trente ans. Avant cela, je ne faisais pas vraiment de photos. Pas trop envie surtout de devoir remplir la pellicule puis aller la faire développer, attendre et aller la rechercher. [1]. Depuis que j’ai un numérique, je m’y suis « vraiment » mis (par rapport à avant, c’était facile) et j’apprécie énormément la facilité qu’apportent les appareils. Pour autant, comme je disais plus haut, je ne m’intéresse que peu à la technique[2] et quand j’entends parler d’objectifs en chiffres, je ne comprends rien. Donc, le plus souvent, c’est mode automatique, clic clac puis je ne modifie que peu les photos (encore que grâce à Coyau, j’ai  « dépenché » quelques édifices). 

Lundi dernier, j’assiste à une avant-première. Je regarde l’article Wikipédia sur l’acteur invité (en escomptant sur le fait que si son article n’est pas illustré alors il n’y a rien non plus le concernant sur Commons) et pas de photo. Zut, je me sens coupable d’avance de ne pas combler ce manque. Dans le passé, j’ai bien tenté de faire des photos en douce (sans flash, du fond de mon fauteuil et sans me faire remarquer) mais cela n’a rien donné de bon. Le soir venu, comme il m’arrive d’être un tantinet borné, je retente la même tactique… et obtiens les mêmes résultats. A la fin de la soirée, les gens se lèvent et certains vont parler à l’acteur voire vont le prendre en photo. Il s’y prête d’ailleurs de bonne grâce. Je profite du meilleur éclairage et du fait qu’il pose pour ajouter mon cliché à ceux des autres. Le résultat est moins pire qu’avant mais reste passable (trop loin, pas le bon angle ni le bon moment). 

Je patiente un peu pour parler avec le responsable du cinéma, car nous avons une conversation en cours sur les films de 2011 (il a adoré Shame que j’ai trouvé un peu creux, en restant poli), tout en écoutant ce qui se dit du coté de l’acteur. Quand un spectateur pose une question sur l’époque de tournage, j’ajoute mon grain de sel. Cela me permet en plus d’entrer « naturellement » dans la conversation (et d’avoir ma réponse). Au bout d’une petite minute de dialogue, j’ose demander si je peux prendre une photo de lui. Il me dit « Bien sur ! » et je m’exécute. A ce moment là, une dame me dit « Vous voulez une photo avec lui ?? Alleïïï, je vais la prendre ». Je commence à bredouiller que c’est gentil mais que cela ne m’intéresse pas vraiment mais elle insiste. Je me dis que c’est moins fatigant d’obtempérer et de passer à autre chose dans vingt secondes plus que d’expliquer « Photo, wikipédia, commons, licence libre, toussa ». 

Le bilan de la soirée :
  1. L’article a une photo correcte, j’en suis presque fier.
  2. Il est quasi impossible au vu de mon matériel et de mes connaissances techniques d’espérer avoir un résultat honorable en prenant une photo en loucedé.
  3. Si on ne demande pas, il est miraculeux d’avoir la bonne occasion de faire une photo potable.
  4. A moins d’avoir beaucoup de temps, de sentir un terrain favorable ou de vouloir établir une relation à long terme avec l’endroit/la personne qui vous accueille, il vaut mieux faire comme si c’était pour sa collection photo perso.


Je ne sais pas si j’aurais le « courage » de faire pareil la prochaine fois, cela dit.

[1] Cela me fait penser à cette scène des Randonneurs (1997) : cette bande de bras cassés « fait » le GR20 en été (pour les fans de mon billet précédent, je précise que la Corse est dans l’hémisphère nord) et lors d’un passage délicat de torrent, une personne prend Philippe Harel en photo. Ce dernier bougon saisit l’appareil et l’envoie au loin. Réaction : « Oh non, y avait les photos de Noël dernier dessus ». Tellement vrai….

[2] Pourtant c’était une des mes quatre matières à l’option physique du bac B… J’ai eu 16/20 mais je suis tombé sur l’astronomie


(Trop bien ici y a le tag « photo » et « photographie », j’ose pas demander ce qu’est la différence)

Confusion énergie / puissance

1 février 2012

L’énergétique est mon métier, alors quand j’entends ou lis des erreurs ou des approximations à ce sujet je ne peux rarement m’empêcher de corriger. Ce matin j’ai lu quelqu’un évoquer une actualité liée à la Formule 1 et à la présentation d’une nouvelle voiture et commettre cette confusion. Il a tenu ses propos :

elle a un récupérateur d’énergie au freinage, qui permet de délivrer 50ch à chaque tour

J’expliquerai l’erreur de cette phrase plus bas. Dans un premier temps, je souhaite préciser que je ne veux nullement montrer du doigt la personne en question. Cette confusion, énergie/puissance, on la trouve très régulièrement y compris dans des journaux jugés sérieux. Disons que la discussion de ce matin m’a motivé à écrire un rapide billet pour préciser les choses.

Alors, allons y !

L’énergie c’est la puissance multipliée par le temps.

La puissance est une valeur instantanée. Elle peut correspondre à la puissance (en Watt et multiples) qu’une centrale nucléaire produit à un instant précis. Elle peut correspondre à la puissance du moteur d’une voiture (souvent exprimée en ch), c’est une puissance correspondante à un cas précis, etc.

Quant à elle, l’énergie est fonction du temps. Si je reviens à ma centrale nucléaire, je dois préciser pendant quel laps de temps elle produit telle quantité d’énergie. Donner une énergie produite sans préciser l’intervalle de temps ne veut quasi rien dire. Pour ma voiture, quand je parle de la quantité d’énergie j’évoque non pas un temps, mais une distance. Ma voiture consomme 5 litres pour 100 kilomètres ; les valeurs énergétiques des carburants sont normalisées donner un volume d’essence c’est donner une quantité d’énergie. Ici j’ai donc une quantité d’énergie bornée sur une étendue (100 km).

Ainsi, l’énergie électrique que j’ai consommée pour écrire ce billet, c’est la puissance électrique que mon ordinateur soutirait au réseau multipliée par le temps que cela m’a été nécessaire. En termes de chiffres, dans le cas présent on peut dire que mon ordinateur prélevait 100 Watt sur le réseau (ordre de grandeur et chiffre rond…). Je suis un peu lent, il m’a donc fallu une heure pour l’écrire. Avec une puissance prélevée de 100 Watt pendant une heure, j’ai consommée une énergie de 100 Watt.heure, qu’on peut noter o,1 kWh.

À mon sens, une des raisons de la confusion vient probablement du fait que le Watt est une unité de puissance et le Watt.heure une unité d’énergie. La trop forte similitude à l’oreille génère des confusions ou des imprécisions. Cela induit chez beaucoup de personnes une incompréhension de quelle unité correspond à quoi. Je ne listerai pas ici le nombre de fois où j’ai pu lire ou entendre dans des médias des phrases du type : la centrale de XX produisant 1500 MW d’énergie électrique, ou d’une puissance de 20 KWh, etc. etc.

Notre Formule 1

elle a un récupérateur d’énergie au freinage, qui permet de délivrer 50ch à chaque tour

Notre Formule 1 a effectivement un récupérateur d’énergie. On parle d’énergie cinétique (masse de la voiture multipliée par le carré de la vitesse, le tout divisé par deux) pour quantifier l’énergie d’un corps qui se déplace. Plus la vitesse est importante, plus cette énergie l’est. Un freinage de voiture, c’est transformer cette énergie cinétique en chaleur. On serre les freins, la voiture ralentit, les freins chauffent. En Formule 1, on va utiliser une bobine électrique qui s’opposant au mouvement de rotation des roues (les ralentissant) va créer de l’électricité. Cette électricité est stockée en batteries pour être réutilisée dans un moteur électrique pour servir d’appoint d’accélération.

Donc, notre Formule 1 à chaque freinage génère de l’électricité qu’elle stocke en batterie. Ce système de récupération d’énergie – appelé KERS – peut ponctuellement délivrer une puissance supplémentaire en se servant de cette énergie. Effectivement, il peut ponctuellement (à un instant t, un infiniment petit) générer 50 ch supplémentaires à la voiture. Mais dire qu’il génère 50 ch à chaque tour, non. À chaque tour, il permet de délivrer une quantité d’énergie (en Joule, Wh, calorie, etc.). Il serait d’ailleurs intéressant de savoir quelle est cette quantité d’énergie que l’on pourrait comparer au volume d’essence consommé sur un tour, qui lui aussi est une quantité d’énergie.

Résumé

Pour faire court :

  • la puissance s’exprime en Watt, mais aussi en cheval vapeur (ch) ;
  • l’énergie s’exprime en Joule, Watt.heure et calorie ;
  • l’énergie c’est la puissance multipliée par le temps ;
  • une puissance est donc une énergie divisée par un temps ;
  • une puissance est donc toujours instantanée ;
  • si l’on évoque une grandeur consommée ou produite au cours d’un intervalle de temps, il ne peut s’agir que d’une énergie et non d’une puissance.

Voili, voilà.

Note pour nos amis français ; la puissance fiscale d’une voiture (celle de votre carte grise) est tout sauf une unité de puissance. Il s’agit d’un barème fiscal et rien d’autre. Ce n’est pas représentatif de la puissance réelle de votre voiture.


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